Jeudi 18 juillet 2024

Société

Message à Floriane

29/08/2023 14
Message à Floriane
Floriane avec ses deux enfants (10 ans et 8 ans) quand elle vivait encore libre

« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir », écrivait Aimé Cesaire. Ce 30 août, la journaliste Floriane Irangabiye va boucler une année dans les geôles d’une prison de Muyinga. Asthmatique sévère, avec l’humidité de la cellule et la fumée de la cuisine proche de sa cellule, Floriane Irangabiye souffre terriblement dans une indifférence totale.

A l’occasion de ce triste anniversaire, Iwacu ouvre cet espace à tous ceux qui sont sensibles à l’injustice faite à cette jeune femme accusée sans preuve d’atteinte à la sécurité du pays et condamnée à huis clos à 10 ans de prison. Cela peut être un simple petit mot d’encouragement, une citation, un proverbe, un témoignage. Ou encore, comme disait le Philosophe Hessel, « indignez-vous ». Bref, écrivez-lui, encouragez-la à ne pas « s’affaisser au cachot du désespoir. »

Iwacu réunira vos commentaires qu’il transmettra aux parents du journaliste . Lors de la prochaine visite à la prison de Muyinga, la famille remettra vos messages à Floriane. Ainsi, elle saura qu’elle n’est pas seule dans cette prison. Qu’à travers le monde, nous sommes en prison avec elle. Merci pour elle.

Pour vos commentaires, la langue importe peu, juste si vous le souhaitez, préciser vos noms & prénoms, votre pays de résidence et adresse mail de contact  (facultatif)

 

Forum des lecteurs d'Iwacu

14 réactions
  1. Simba

    cher Floriane
    Bonjour et bon courage.
    je suis la personne qui t’avais accueilli dès votre premier jour de ton arrestation…moi je partais pour la Suède…nous avons passé une semaine face à face…. tu as du courage exceptionnel et de l’enthousiasme et quelque soit la durée de la nuit le soleil apparaîtra…je prie pour toi,pour ta famille et surtout tes enfants que tu ne cessais pas de me dire combien tu les aimes,ton travail aussi et des tes voyages….
    quand je t’avais vu il y avais dans dans toi un grand espoir que tu vas sortir de la prison…garde cet espoir Dieu t’aime et Il est à ton côté.bonne journée. moi et ma famille nous t’aimons

  2. Anitha GATERETSE

    Chère Floriane,
    Au moment où tu traverses des moments difficiles dans les geôles de la prison de Muyinga pour n’avoir exercé que ton métier, montré ton attachement à ton pays, nous n’avons cessé de penser et de prier pour toi, ta famille et tes enfants.
    Tu as toute notre admiration chère sœur car tu es parmi les burundaises qui ont pris le courage de donner des contributions pour un Burundi meilleur dont nous rêvons pour nos enfants, nous qui semblons être des générations sacrifiées par des crises cycliques qui ont endeuillé notre chère patrie.
    Et oui malgré les contraintes, tu n’as pas baissé les bras, tu y as cru, tu as exercé fièrement ton métier de journaliste parce que tu croyais que tu aidais dans la consolidation d’un État de Droit dans ton pays.
    Nous savons bien ce que tu dois affronter en ce moment mais sache que tu n’es pas seule dans ta peine. Tiens le coup, reste forte et courageuse.
    Bon courage à toi, les jours meilleurs viendront, tu recouvreras la liberté dans la dignité.
    Fraternellement,
    Anitha GATERETSE, activiste des droits humains.

  3. Chris Hara

    Chere Floriane,
    MLKing jr disait: « Toute personne humaine doit sentir dans sa chair n’importe quelle injustice commise dans le monde « . Nous partageons tes souffrances, tes humiliations et tes depressions. Si tu es chretienne, lis la Passion du Christ. Tu verras l’injustice, l’humiliation, la souffrance ultime et la mise a mort d’un innocent comme toi.
    Offre tes suffrances aux milliers d’innocents, militants du FLN et du MSD dont les vies ont ete brisees par leur long emprisonnement dans les geoles nauseabondes DD. Beaucoup sont morts de maladie, privations et depression. Comme toi, leur crime etait d’avoir cru en la promesse de la democratie. Si les DD avaient secrete l’interdiction des parties politiques et des libertes fondamentales ces innocents n’auraient souffert ni seraient morts.
    Que Dieu te benisse et te preserve, le bien finira par triompher du mal et tes souffrances sont une offrande expiatoire au salut du Burundi.

  4. Ruremeshabose

    Chère Floriane,

    Une année est passée déjà, je sais que pour toi elle paraît une éternité, pour des raisons évidentes, surtout que tu ne mérites pas d’être en prison. Un adage dit bien que : quelque que soit la longueur de la journée, le soleil finit par se coucher. Tu sortiras un jour pas très lointain de cette prison. Tiens bon et que Dieu te protège.

  5. Gacece

    L’histoire qui suit n’en est pas une. C’est un message à n’importe qui qui est Quelqu’un.

    Mworozi était ce fermier qui possédait une immense terre et une multitude d’animaux. Parmi ces animaux il y avait des centaines de poules et de poulets, qui étaient naturellement élevés dans plusieurs poulaillers disséminés ici et là sur sa terre.

    Comme Mworozi avait plusieurs responsabilités, il décida de confier la gestion de certaines activités de ses poulaillers à 7 gardiens : Kamana, Gatwe, Kajisho, Gatwi, Karimi, Kazuru et Kaboko. Kamana était le chef-gardien alors que Gatwe, sous-chef, était chargé de superviser et de coordonner les tâches des autres gardiens.

    Un jour, Kajisho rapporta à Karimi qu’il avait vu la poule Kigeme dormir à maintes reprises dans d’autres poulaillers que le sien. Kazuru rapporta également à Karimi qu’il avait senti l’odeur de la poule Kigeme dans les autres poulaillers. À son tour, Gatwi confia que non seulement il avait entendu la voix de la poule Kigeme dans les autres poulaillers, mais aussi que les autres poules et poulets en parlaient. Quand les 3 gardiens Karimi, Kazuru et Gatwi informèrent Gatwe, ce dernier ordonna à Kaboko d’attraper la pourle Kigeme, de la séparer de ses poussins et de l’enfermer seule dans un poulailler isolé pour la punir. Mais Gatwe n’informa pas son chef Kamana, qui avait placé toute sa confiance en Gatwe pour prendre les bonnes décisions et l’avait instruit de ne l’informer que s’il y avait des problèmes.

    Les gardiens des autres animaux, qui avaient été informés par Karimi, rapportèrent les faits à Kamana. Kamana était le plus sage de tous les gardiens, et Mworozi lui faisait confiance pour trouver des solutions à tous les problèmes qui survenaient sur sa ferme en son absence. À par cela, il ne lui demandait rien d’autre que de le tenir au courant.

    Quand Kamana entendit que la poule Kigeme avait été enfermée, il alla constater par lui-même les conditions dans lesquelles elle se trouvait. Quelle ne fut sa surprise de se rendre compte que non seulement on avait enfermé la poule Kigeme seule dans un poulailler, mais on l’avait enfermée dans plusieurs couches de boîtes opaques pour l’empêcher de voir la lumière. On n’avait laissé qu’un petit trou pour lui permettre de respirer un peu d’air non frais. On n’ouvrait ces boîtes que pour lui servir le peu d’eau et le peu de nourriture qu’elle devait consommer enfermée.

    Quand Mworozi eut conscience de la gravité de ce que lui rapporta Kamana, il le remercia d’avoir toujours été présent et d’avoir toujours eu à cœur le bien-être de sa ferme, de tous ses gardiens et de tous ses animaux. Il le chargea de faire appel à son infaillible sagesse pour urgemment et effectivement créer et mettre en place les enseignements et les comportements nécessaires aux gardiens pour le bien-être quotidien de tous les animaux de la ferme.

    Les poussins ont besoin de leur mère-poule. La mère-poule a besoin de ses poussins. La poule a besoin de son air frais et de sa lumière. L’air frais a besoin de sa poule. La lumière a besoin de sa poule.

    Si je nohahera.

  6. Jean Pierre Hakizimana

    Chère Floriane,

    J’ajouterai a tout ce qui a été dit par mes compatriotes ceci: Je sais que vous allez sortir de cette isolation physique plus forte que quand ils nous privé de vous! Nous attendons tous ce jour avec impatience.

    Nous sommes tous avec vous, tous les jours!

  7. Muda

    Chère Floriane,

    Permets-moi de te tutoyer. Grâce à Iwacu, j’ai pu te connaître. Tu es vraiment très belle sur les photos que ce journal nous montre souvent. Le Créateur t’a accordé une beauté extraordinaire et il faut lui en rendre grâce.

    Je voudrais te dire ce qui suit: Dieu nous donne sur cette terre non seulement les bonnes choses mais aussi les épreuves et la mort. Actuellement, tu vis une période très difficile et il faut l’accepter. Je pars du principe que tu es chrétienne et que tu comprends facilement le mystère de la souffrance. Pense souvent que ton modèle à suivre est Jésus. Tu sais que jusqu’à ce jour, aucun être humain n’a souffert autant que lui et il a comnnu une injustice terrible lors de sa condamnation par Pilate.

    Partant de cela, unis ton ton épreuve à celle de Jésus et confie-lui le poids de ton joug, de ta croix. Jésus a porté sa croix tu le sais. Porte la tienne quotidiennement derrière lui. Prie souvent, récite ton rosaire chaque jour. Ne te plains pas! Seul Jésus décidera de la fin de ton épreuve! Courage! Je te promets d’offrir quelques rosaires pour ta libération. Garde en tête que Jésus t’a fait un honneur insigne de souffrir avec lui et remercie-le sans cesse. Vois grand: Tout ce qui t’arrive concourt à ton bien. Souviens-toi de ce qui est arrivé à Jésus après sa mort sur la croix: une vie de gloire. Tôt ou tard, il t’arrivera la même chose. Pardonne aux juges qui t’ont condamné. Ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient!

    Cordialement.

  8. Justin Rukundo

    Chère Floriane,
    Dans les moments si douloureux que tu traverse, je voudrais te dire que, bien qu’on se connaisse pas, je suis revolté par ce qui t’arrive. Mais comme on dit : tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. Et la verité finit toujours par triompher! Tu sortiras de ce geôle, tôt ou tard.
    De tout coeur avec toi, courage!

  9. Mwamume Issa

    Chère Floriane,
    Je me figure ton séjour dans les enceintes d’une prison. Comme toute mère, tu souhaiterait être près des tes fils. Quelque longue que soit la nuit, le soleil se lèvera. A coup sûr, tu retrouveras les tiens. Aie courage! Il doit y avoir un ange qui veille sur ton sort.

  10. Laurence

    Chère Floriane,
    Ces quelques mots sont dérisoires face à ta peine. Que le gouvernement de ce pays entende enfin la voix de la raison : le journalisme n’est pas un crime. C’est un rouage de la démocratie. Je te rejoins dans ta peine mais gardons espoir. Il le faut. Puisse le Burundi devenir une démocratie digne de ce nom, dans le respect des libertés fondamentales.

  11. Novat Nintunze

    Chère Floriane,
    Tenez bon, pour vos enfants, pour votre famille, pour vos amis, pour tous ceux qui voient en vous une inspiration, pour ceux de nos compatriotes qui sont forcés d’errer à travers le monde, pour ceux de nos compatriotes maintenus injustement en prison, pour un Burundi meilleur. La route est longue et rude, mais ‘nta mvura idahita’. Espérons que bientôt ceux qui ont le pouvoir de vous redonner votre liberté verront la lumière, et réaliseront que vous êtes en prison pour n’avoir fait qu’un travail honnête. Gardez courage.

  12. Odi buff

    message à son Excellence le Président de la République du Burundi,

    Mr le Président de la République , ayez pitié de Floriane et ses enfants. c’est une maman qui a besoin de vivre à côté de ses enfants comme le fait la mère de tes enfants !
    ses enfants ont soif de revoir leurs mamans regagner sa liberté et revenir dans la famille. Floriane n’a tué personne, Floriane n’a volé personne. elle est victime d’avoir exercé un métier de journaliste en animant des émissions qui touche sensiblement la vie du pays dont la responsabilité vous est confié. en tant que chef suprême de la magistrature vous pouvez revisiter les émissions que faisaient Floriane pour voir si elle mérite vraiment la prison.
    Mr le Président, libérer Floriane vous apporterait beaucoup de bénédictions.

  13. Chère Floriane,

    Je sais qu’aujourd’hui, jeune maman, ce que tu voudrais le plus au monde c’est d’avoir à tes côtés Chloé (10 ans) et (Evan 8 ans), tes deux enfants pour les embrasser, les cajoler.
    Je sais que nos mots ne t’apportent pas tes enfants que tu n’as pas vus depuis une année
    Asthmatique, tu suffoques seule dans cette cellule noyée dans les fumées des cuisines de la prison de Muyinga
    Je sais que nos mots ne vont pas dissiper ces fumées qui t’étouffent
    Oui, nos mots sont dérisoires, je sais
    Mais tiens bon !
    D’abord, pour tes enfants, ils ont besoin de toi
    Ensuite, sache que tu es aujourd’hui un symbole
    Ces mots sont pour toi la journaliste connue
    Mais aussi pour tous les inconnus broyés par cette justice inique
    Comme disait Aimé Césaire, restez « du côté l’espérance »
    Le soleil se lèvera un jour au Burundi et dissipera cette longue nuit.

    Antoine Kaburahe Fondateur du Groupe de Presse Iwacu ( en exil)

    • Fabrice Manirakiza

      Chère Floriane,
      « Quelque soit la longueur de la NUIT, le JOUR finit toujours par se lever. » Soit forte pour tes jeunes enfants.

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