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Économie

Marché du Cotebu : attribution en vue de places sur fond de polémiques

Alors que la mairie de Bujumbura n’a pas encore annoncé la date de l’inauguration du marché du Cotebu, la polémique enfle autour de la distribution des stands.

Vue partielle du marché de Cotebu en construction ©Iwacu
Vue partielle du marché de Cotebu en construction ©Iwacu

L’équation est difficile à résoudre : comment distribuer 2498 stands à plus de 5600 commerçants. Dans sa conférence de presse de vendredi le 29 août, le président du Syndicat Général des Commerçants (Sygeco) dénonce la nomination de la commission de distribution des places au marché provisoire du Cotebu par « une cellule de crise gouvernementale présidée par la 2ème vice-présidence ». Il accuse le gouvernement d’exclure le comité de crise des commerçants « élu par tous les commerçants de l’ex-marché central de Bujumbura et présidé par le Sygeco ».

Il affirme que le pouvoir veut diviser les commerçants en préférant nommer dans la commission l’Association des Commerçants du Burundi (Acobu) « détesté par les commerçants ». Le pouvoir est aussi accusé de travailler avec des commerçants « qui ont perdu la confiance et la crédibilité de leur paires et qui ont été révoqués dans la représentation syndicale ».

Pire, dira M. Bizabishaka, la nomination de la commission intervient alors que le Sygeco avait porté le cas de l’attribution des places devant le Comité National de Dialogue Sociale, lequel s’est déclaré déjà saisi de la question en date du 25 juillet .
Pour M. Bizabishaka, la 2ème vice-présidence a violé le principe de la hiérarchie des normes, un principe sacro-saint du droit  national et international. « L’arrêté de nomination de la commission ne peut en aucun cas avoir une valeur juridique supérieure à la loi instituant le comité national de dialogue social. »

Laconique, Melchior Simbavimbere, le porte-parole de la 2ème vice-présidence dira ne pas vouloir entrer dans une joute avec M. Bizabigomba. Il s’interroge cependant si le Sygeco représente les commerçants qui ont perdu leurs biens dans l’incendie du marché de février 2013 plus que l’Acobu et la Chambre Fédérale de Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB).
Il précise que bien des chefs de quartiers dans l’ancien marché central et des commerçants affectés par l’incendie sont représentés dans la commission. Et de lâcher : « par ailleurs, quel stand avait M. Bizabishaka dans l’ancien marché central ? Qu’il attende le rapport de la commission. Il verra que l’attribution sera plus transperente qu’il ne le pense ».
Nous n’avons pas pu joindre Antoine Muzaneza, président de l’Acobu pour s’exprimer sur les allégations de M. Bizabishaka.

Forum des lecteurs d'Iwacu

3 réactions
  1. Gihugucacu Bernard

    Ababipfa ni ababisangiye.

  2. Fred

    on aura tout vu avec ce regime… mbe iyo acobu c’est le nouveau sygeco? nyakuri ziragisibije! on a pisc Burundi… acobu…. radebu. qu est qui reste?

  3. Nzobandora

    Evident depuis longtemps!!!
    D’autres critères autres que le fait d’être ancien commerçant du marché central seront sans doute pris en compte lors de l’attribution des stands.

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