Mercredi 05 octobre 2022

Économie

Les exonérations : « Nous n’avons pas crevé le plafond »

Après que l’Olucome eut déclaré qu’à la fin du mois de mars le gouvernement avait déjà accordé 29 milliards d’exonérations sur 18 milliards prévus pour l’exercice bdgétaire 2014, le ministère des Finances a fait une mise au point, ce jeudi 19 juin.

Désiré Musharitse, porte-parole du Ministère des Finances ©Iwacu
Désiré Musharitse, porte-parole du Ministère des Finances ©Iwacu

« Les 18 milliards sont prévus dans le cadre des incitations fiscales liéees au Code d’investissement », précise Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances. Ce cadre affiche une confiance sans faille : « Un dépassement oscillant autour de 3 milliards a été constaté à la fin de l’exercice 2013. Cette année, le ministère sera dans la marge des 18 milliards ».
M. Musharitse explique que si l’Olucome parle de 29 milliards, c’est qu’il ne se limite pas au Code des investissements mais comptabilise aussi les autres exonérations comme celles liées à la Convention de Vienne relative aux diplomates. L’Olucome tient en compte aussi des exonérations liées aux conventions internationales, constate-t-il.

A la critique de l’Olucome comme quoi les exonérations déjà accordées n’ont pas généré une certaine plus-value sur la création d’emploi, M. musharitse réagit par un exemple : « La construction de  toutes les routes, la réalisation de tous les grands travaux ont été rendues possible grâce à la politique des exonérations ».

Au sujet des opérateurs économiques qui bénéficient des exonérations mais qui changent de destination des infrastructures, M. Musharitse indique que l’Office Burundaise des Recettes a déjà fait des redressements et que certains parmi ces opérateurs ont déjà payé les sommes exonérées.

Il souligne aussi que tous les secteurs sont ouverts aux exonérations, même si ces derniers temps  les opérateurs économiques se sont rués vers l’hôtellerie. Il indique enfin que le gouvernement prépare la révision du Code des investissements.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. #justsaying

    Publier la listes des exoneres serait plus simple pour tout le monde.

    • Stan Siyomana

      @#Justsaying
      Ce que vous proposer est dans les nouvelles mesures annoncees le 12 juin dans le budget 2014/2015 de la Republique Unie de Tanzanie.
      La ministre des Finances, Madame Saada Nkuya a promis de faire publier sur le site de son ministere les noms des institutions/compagnies ou organisations, ainsi que leur montant exonere depuis 2010.
      (voir Samuel Kamadaya: « 2014/2015 budget: No more tax exemptions », http://www.thecitizen.co.tz, 13 June 2014).
      Merci.

  2. Hassan Abdel

    ça me fait mal d’entendre nos fameux porte paroles. Soit ils ont un sérieux problème de communication, soit ils n’ont pas une réelle maitrise des dossiers de leurs Ministères. Et bien Mr Musharitse, la seule exonération qui doit etre acceptée dans un pays qui se dit du lait et du miel c’est l’exonération en rapport avec l’électricité. Et pour le reste il faut laisser la concurrence pure et parfaite faire son travail d’autant plus qu’on ait dans une économie capitaliste et qu’on suit une politique non interventionniste! C’est tout!

  3. Nzobandora

    Des initiatives sans études approfondies et donc sans réelle vision ne feront qu’enfoncer toujours le pays.
    Une multiplication des hôtels (exonérés) qui n’ont pas de clients (faute de visiteurs et touristes) et qui du coup ne sont devenus que des restaurants, bars et boites de nuit.
    Une politique d’exonération devrait pour le moment viser les secteurs prioritaires et qui apporteraient une réelle plus-value pour le pays et la population notamment les investisseurs dans le logement, le domaine médical par des hôpitaux fortement équipées, la construction des barrages hydroélectriques, des universités de rang sous régional (Kenya Ouganda).
    Sinon en exonérant les secteurs et domaines qui n’apporteront rien ou presque rien en retour fait perdre à l’Etat doublement et par conséquent ça sera toujours le pauvre peuple qui supportera cette mauvaise planification économique.

    • Baho

      M.ou Mme Nzobandora , j’ai l’impression que vous vous êtes précipité(e) dans les commentaires sans avoir lu tout l’article: veuillez lire le dernier paragraphe et retouchez votre commentaire.  » Il souligne aussi que tous les secteurs sont ouverts aux exonérations, même si ces derniers temps les opérateurs économiques se sont rués vers l’hôtellerie,… ».
      Les exonérations ne sont pas un vice dans le pays, au contraire, pourvu que le suivi soit rigoureux .

      • Nzobandora

        Vu les besoins dans les secteurs que j’ai cité (en y ajoutant celui de l’industrie) il ne suffit pas d’ouvrir tous les secteurs aux exonérations mais plutôt courir le monde (comme on le fait pour le budget qui fini par être laborieusement géré) pour attirer les investisseurs dans ces secteurs en leurs présentant des réelles avantages notamment ces exonérations; les autres pays qui ont une réelle vision le font pourquoi pas nous?
        Puis, je suis tout à fait d’accord quand tu dis que  » Les exonérations ne sont pas un vice dans le pays, au contraire, pourvu que le suivi soit rigoureux  ».Mais qui devrait faire ce suivi rigoureux? Qui devrait mettre en place des procédures et conditions strictes en matière d’obtention des exonérations? Toi? Moi? Je ne pense pas…..

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Université du Burundi, le flambeau risque de s’éteindre

« Il a été blessé grièvement au niveau du visage et du cou autour de la gorge. Il a aussi subi des coups dans le dos ». Un étudiant décrit la torture vécue par son camarade de classe. Emile Nduwimana (…)

Online Users

Total 1 425 users online