Vendredi 03 décembre 2021

Environnement

Le Burundi confronté à la disparition des aires protégées

13/11/2021 0
Le Burundi confronté à la disparition des aires protégées
Pr André Nduwimana : « Il faut que la population comprenne qu’on ne peut pas vivre sans biodiversité »

Dans une conférence sur la problématique des aires protégées au Burundi ce vendredi 12 novembre, l’écologiste André Nduwimana a fait savoir que les écosystèmes naturels font face à une menace humaine. Les participants recommandent les états généraux sur la biodiversité.

Selon le professeur André Nduwimana, il y a le dépassement des limites des aires protégées par des populations qui y cherchent des ressources pour leur survie.

Il déplore que certains espaces naturels soient en voie de disparition : « Il y en a qui ont déjà disparu comme le paysage de Kinoso. Celui de Malagarazi est aussi en voie de disparition. Et à Rukambasi, il n’y a plus de milieu naturel ».

Cet écologiste explique qu’il y a des lacunes au niveau de la gestion des écosystèmes naturels. Pour lui, la réglementation sur la protection des aires protégées est autoritaire et la population n’est pas impliquée.

En outre, il indique que la population environnant les aires protégées ne pose pas un grand problème : « Le problème est qu’on ne s’assoit pas ensemble pour établir la meilleure façon de gérer ces espaces naturelles ». D’après lui, les différentes parties prenantes n’ont pas les mêmes perceptions et intérêts sont différents.

Le professeur André Nduwimana appelle à la sensibilisation pour que tout le monde sache l’importance des aires protégées : « Que la population comprenne qu’on ne peut pas vivre sans biodiversité. Chacun doit conjuguer ses efforts pour préserver le maximum d’espaces protégés et de la biodiversité ».

Pour Longin Ndayikeza, membre de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), la croissance démographique constitue un défi majeur pour la conservation des aires protégées : « C’est difficile de protéger les écosystèmes naturels alors que la population environnante est pauvre et a besoin de ressources pour survivre ».

Un autre intervenant recommande la tenue des états généraux sur la biodiversité au Burundi. Pour lui, il faut qu’il y ait une alerte générale sur la disparition progressive des aires protégées et la prise de conscience nationale.

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