Le gouvernement a annoncé la délocalisation de« Burundi Cement Company » (Buceco). Son emplacement présente un danger pour la santé de la population. La population impactée s’inquiète de l’extension en cours.
Sur base de la peur de l’autre groupe, des gens peuvent être manipulés et commettre l’irréparable. Comment les manipulateurs y arrivent-ils ? Le socio-anthropologue Blaise Izerimana explique ce phénomène. Il propose plutôt la cohabitation pacifique.
La démolition des constructions ne respectant pas les normes de l’urbanisme continue en commune Mukaza. Certains habitants s’indignent et dénoncent des irrégularités dans la démolition des annexes et des clôtures de certaines parcelles. L’administration est intransigeante.
La peur peut causer des violences quand elle entretient la méfiance entre groupes. Le sociologue patrice Saboguheba préconise la retenue pour éviter l’irréparable.
Pourquoi y a-t-il prolifération de messages de haine en cas de situation difficile ? Quand il y a des incidents, l’insécurité dans le pays ou dans une région, certaines personnes commencent à propager des messages de haine sur les réseaux sociaux. (…)
Certains jeunes qui n’ont pas vécu les moments douloureux du passé sont parfois auteurs ou victimes de messages haineux. Le sociologue Patrice Sabuguheba explique que certains parents et l’entourage en sont responsables.
Dès 1925, plusieurs institutions traditionnelles ont été supprimées. Selon Aloys Batungwanayo, doctorant en science politique à l’université de Lausanne et commissaire de la CVR, la perte de tels repères culturels ne pouvait mener qu’à une guerre fratricide.
Après la désolation semée par la Kajeke, des travaux d’urgence ont été exécutés pour ramener cette rivière dans son lit initial. Des eaux qui menaçaient des maisons et des champs disparaissent petit à petit. Les habitants de Gihanga se disent soulagés.
Dans le Burundi traditionnel, les discours de haine se distillaient et conduisaient à des conflits violents. Abbé Adrien Ntabona, fin connaisseur de la tradition burundaise, explique que des mécanismes étaient mis en place pour faire la paix.
La mauvaise gestion des mémoires est l’une des causes profondes des divisions et des conflits cycliques entre les Burundais. C’est le défi que s’est assigné de relever le programme « Akariho Karavugwa » mis en œuvre par les organisations Dushirehamwe, Miparec et Thars avec l’appui technique d’Impunity Watch.
Ces temps-ci, des messages de haine enflamment la Toile. Un individu ou un groupe social peut être pris à partie. Même ceux qui contre laissent faire. Pourquoi cette passivité ? Eclairage de Jérôme Niyonzima, journaliste œuvrant dans le domaine de la résolution des conflits.
Depuis l’année scolaire 2020-2021, un système d’évaluation en réseau qui consacre un examen unique par commune est à l’œuvre. Les professionnels de l’éducation dénoncent une improvisation qui favorise des cas de fraude.