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Gitega : les semences de maïs hybrides font saliver les agriculteurs

02/11/2020 Jean Noël Manirakiza Commentaires fermés sur Gitega : les semences de maïs hybrides font saliver les agriculteurs
Gitega : les semences de maïs hybrides font saliver les agriculteurs
Le président de la République et le représentant de la FAO inaugurant la semis du maïs à Mutaho

Au cours de la journée mondiale de l’alimentation tenue à Mutaho le 23 octobre, le président de la République a promis que le développement du secteur agricole va être son cheval de bataille pour permettre à tous d’avoir accès à la nourriture. Pour les agriculteurs, les semences sélectionnées peuvent être la clé de la production.

Depuis le matin, la population de Mutaho était mobilisée pour accueillir les invités de marque. Les bistrots et les restaurants improvisés non loin du centre de rayonnement agropastoral où le président a semé le maïs hybride comme inauguration de la journée, avaient déjà ouvert leurs portes depuis tôt le matin. Même à Bugendana à quelques kilomètres de Mutaho, les bœufs étaient abattus en grand nombre prévoyant beaucoup de clients. Sur la colline Nyabisaka au centre de rayonnement, c’était la fête. Danses et chansons étaient centrées sur : « cultiver, nourrir, préserver. Ensemble, agir pour l’avenir ». Dans son allocution, Isaias Angue Obama, représentant de la FAO au Burundi, a reconnu le pas franchi dans leur collaboration avec le Burundi. « Les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires au développement ont permis d’enregistrer des résultats encourageants sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ces trois décennies », a-t-il déclaré. Selon lui, différentes approches ont permis aux bénéficiaires de générer des sommes d’argent pour créer leurs propres projets et leurs propres business.

Même son de cloche pour le président de la République. Après avoir semé le maïs hybride et distribué le matériel agricole aux onze coopératives plus performantes de la province de Gitega, il s’est beaucoup attardé sur le rendement agricole, moteur du développement.

« Aujourd’hui, ce qui nous préoccupe, c’est l’éradication de la famine. Le secteur de l’agriculture et de l’élevage fait vivre plus de 90% de la population et génère des devises. D’où une priorité de notre mandat pour le développer davantage », a insisté Evariste Ndayishimiye.

« Que ce ne soient pas seulement pour les coopératives ! »

D’après la population de Mutaho qui a vu le maïs hybride pour la première fois, souhaite avoir ces semences.

« Je ne doute pas que le rendement sera meilleur. Qu’ils les multiplient alors pour être semés dans tous nos champs », a demandé Lazare. Pour ces paysans de Mutaho, n’eût été les aléas climatiques, le maïs fait partie de leur alimentation quotidienne depuis que la mosaïque a fait disparaître la culture de manioc.

« Nous avions l’habitude de dire que le maïs c’est pour les gens de Mugamba mais actuellement, la pâte de maïs est plus consommée dans nos ménages », a précisé une femme qui demande des semences hybrides. Quant à Marc de Gwisabi, il indique qu’il faut développer les coopératives sans oublier aussi les champs des particuliers : « C’est bien de cultiver ensemble mais les coopératives ne peuvent pas se substituer à nos champs. Je crois qu’il serait bon de mettre à la disposition de tous les cultivateurs ces semences sélectionnées. »

Le président de la République et le représentant de la FAO inaugurant la semis du maïs à Mutaho.

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