Vendredi 29 août 2025

Politique

CNDD-FDD : 20 ans au pouvoir, le parti se dit redresseur du pays

29/08/2025 2
CNDD-FDD : 20 ans au pouvoir, le parti se dit redresseur du pays
Pour Évariste Ndayishimiye, le pays a été trouvée en ruine et depuis 2005, l’espoir est revenu

La célébration du 20ème anniversaire du leadership du parti CNDD-FDD et de la 9ème édition Imbonerakure Day du 30 août a été précédée par une conférence scientifique organisée sous le thème “Vingt ans de stabilité politico-sécuritaire : Tremplin d’une jeunesse engagée pour le développement du Burundi”. Une occasion de constater les avancées, les défis et les leçons apprises selon les cadres du parti.

La grande salle des conférences de l’université polytechnique de Gitega était pleine à craquer. Les travaux de cette journée ont été rehaussés par le président de la République et président du Conseil des Sages, accompagné par la Première dame. Le premier ministre, les présidents des deux chambres du parlement, les cadres du parti et les différents ministres, des parlementaires et des militants de ce parti étaient également présents.

Deux délégations étrangères ont été remarquées. Il s’agit de la délégation tchadienne du Mouvement Patriotique du Salut, conduite par M. Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du MPS, ministre d’État et conseiller spécial à la présidence de la République du Tchad. L’autre délégation était celle de la Zambie dirigée par Gilbert Liswaniso, président de la ligue des jeunes de l’United Party for National Development (UPND).

Le secrétaire général du parti au pouvoir, Révérien Ndikuriyo, a indiqué que le pays a été sauvé après des années d’injustice et d’oppression. « Les Burundais étaient victimes d’injustice depuis des années. Ils se sont levés et ont placé la confiance au CNDD-FDD en 2005 pour entamer la bataille difficile pour la paix, la sécurité, la justice et la démocratie ».

Pour lui, les jeunes Imbonerakure doivent comprendre et faire leur la vision du Burundi Émergeant en 2040 et du Burundi développé en 2060.

Il a indiqué que les imbonerakure sont l’espoir du parti et du pays. Il les a appelés à s’atteler aux travaux de développement. « Comme l’a si bien dit Thomas Sankara, un des leaders de la décolonisation de l’Afrique, ils doivent prendre les devants dans le développement. L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort ».

Des éloges

Dans son discours d’ouverture, le président de la République, Évariste Ndayishimiye a indiqué que dans 20 ans, le parti CNDD-FDD a développé le pays qu’il a trouvé ruiné par des années de crises et de guerre.
« Le CNDD-FDD est arrivé lorsque les Burundais étaient dans le désespoir. Ils étaient dans la pauvreté extrême. Mais voyez maintenant, aucune maison en paille (Nyakatsi). Le Kwashiorkor a disparu du pays. La population mange à sa faim. L’espoir a retrouvé ».

Il a fait savoir qu’avant 2005, les Burundais étaient victimes d’injustices, d’oppression et de tyrannie. Cela, dit-il, a fait que des milliers de Burundais soient contraints à l’exil.
Le pays, ajoute-t-il, a retrouvé la confiance de la Communauté internationale. « Le Burundi était un fardeau pour d’autres pays d’Afrique avec des refugiés. Le Burundi était caractérisé par des massacres ».

Le président de la République a reconnu que tout n’est pas rose. Il a encouragé les gens à exposer des problèmes et des défis existant pour permettre de trouver des solutions qui s’imposent.
« On remarque un défi, un manque de satisfaction d’un besoin, c’est une opportunité. C’est pourquoi je vous dis que celui qui voit un problème le dise et propose une piste de solution. N’hésitez pas à parler de ce qui ne marche pas », appelle le chef de l’Etat.

Le jeudi 14 août 2025, six médias avaient prévu d’organiser, une édition spéciale en synergie sous le thème « Conséquences de la pénurie de carburant sur le transport des personnes et des marchandises. » Ils ont essuyé un refus catégorique de la part du Conseil national de la communication (CNC). Les professionnels des médias ont dénoncé une violation de la loi et une volonté de museler la presse.

Le CNC désavoué

Le chef de l’État a critiqué la décision du CNC, le Conseil nationale de la communication, qui a empêché la tenue de cette synergie. « J’ai entendu que le CNC a décidé qu’il ne faut pas parler de la pénurie du carburant. Laissez-les le dire pour que les Burundais savent qu’il y a ce qui manque afin de le chercher. Celui qui voit ce qui manque doit l’exposer pour trouver des solutions nécessaires. »

Le chef de l’État a précisé que maintenant qu’on connaît les défis, il peuvent être surmontés. « Nous ne savons pas qu’il y insuffisance des devises ? La solution n’est-ce pas de faire des exportations ? Tant qu’on ne vend pas à l’Étranger, on n’aura pas de devises suffisantes. Si vous n’exposez pas ce problème comment on va le trouver ? »

Il a insisté : « Le lion est content quand il voit affronter l’éléphant pour sa ration. Il faut accepter les défis et les problèmes qui existent. C’est une opportunité pour fournir des efforts afin de changer les choses. »

Évariste Ndayishimiye a mis en cause pour une autre fois les Accords d’Arusha. Pour lui, ces Accords était un mécanisme de partage du pouvoir entre politiciens. « Lors des négociations avec le gouvernement de transition de l’époque, on nous a dit que nous formions le G7, regroupant les Hutus. Nous avons refusé car il n’y a pas de roi pour les Hutu ni pour les Tutsi. On a indiqué que les Tutsi et les Batwa, des minorités, devraient avoir 40%. Les Burundais avaient été écartés. Le CNDD-FDD a rétabli la souveraineté du peuple ».

Ne pas négliger le pays

Aux yeux des cadres du parti, les jeunes Imbonerakure sont l’espoir du pays pour sa stabilité et le développementales jeunes

Évariste Ndayishimiye a invité les Burundais au changement de mentalité. Pour lui, des mentalités dépensières font que le pays reste pauvre. Pour lui, c’est comme si certains voudraient enterrer le Burundi. « Certains cadres sont dans les affaires courantes au lieu de penser au développement de la patrie. Il y a négligence. Mais ne vous en faites pas si le pays meurt, nous allons mourir tous ».

Neuf présentations ont été faites et un panel a été organisé. Tous les intervenants n’ont pas tari d’éloges vantant le CNDD-FDD comme un parti qui a sauvé le Burundi. Le choix des experts a été bien étudié. Aucun intrus. L’expertise interne au parti a été largement exploitée.

Ils ont précisé que depuis son arrivée au pouvoir en 2005, le CNDD-FDD a profondément marqué la trajectoire politique, sociale et économique du Burundi. Certains ont montré notamment la promotion de la justice et l’État de droit, la décentralisation, le développement des infrastructures publiques comme les écoles, les routes et les hôpitaux.

En matière de santé, c’est la couverture sanitaire universelle avec notamment l’exemple de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, instaurée dès 2005. L’amélioration de l’accès aux services publics, promotion des coopératives.

Parmi les perspectives d’avenir figurent la lutte contre la corruption, l’impunité et le clientélisme qui est essentiel pour renforcer l’État de droit et garantir l’indépendance de la justice pour retrouver la confiance des citoyens. Le CNDD-FDD s’engage à promouvoir une vision de développement axée sur la mobilisation communautaire et la consolidation de la paix et la sécurité.

Forum des lecteurs d'Iwacu

2 réactions
  1. RIRIKUMUTIMA

    On a rien dit sur ke dait que le pays est devenu le plus pauvre et le plus corrompu au monde

    • R

      Corrompu, peut-être; mais pauvre on l’était déjà!

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