Jeudi 11 août 2022

Politique

CHOGM 2022 : Des chefs d’Etat et de gouvernement à Kigali pour le sommet du Commonwealth

26/06/2022 1
CHOGM 2022 : Des chefs d’Etat et de gouvernement à Kigali pour le sommet du Commonwealth
Le sommet des chefs d’Etats de Commonwealth a vu la participation des dizaines de dirigeants

Des présidents et premiers ministres sont arrivés au Rwanda depuis ce 20 juin pour le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) à Kigali.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, est arrivé ce 23 juin et a tenu une réunion avec le président Paul Kagame sur « les partenariats existants entre le Rwanda et le Royaume-Uni, y compris le récent partenariat pour la migration et le développement économique », a signalé la présidence rwandaise dans un tweet.

Plus de 25 chefs de gouvernement sont déjà à Kigali, dont le président nigérian Muhammadu Buhari, le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président ougandais Yoweri Museveni.
Les dirigeants du groupe de 54 membres, principalement d’anciennes colonies britanniques, étaient attendus à Kigali depuis ce 23 juin pour le sommet du Commonwealth qui a débuté ce 20 juin, écrit The East African.

La ministre canadienne des Affaires Etrangères, Mélanie Joly, a souligné l’influence de la Russie et de la Chine sur le continent : « Nous ne pouvons pas être naïfs. Nous devons nous assurer que nous avons des diplomates sur le terrain avec des yeux et des oreilles qui écoutent ce qui se passe, pour nous assurer que nous pouvons jouer un rôle positif avec le Rwanda et toute la région », a-t-elle fait savoir aux journalistes à Kigali peu après l’arrivée du premier ministre canadien.

Le prince Charles appelle à une action accélérée contre le paludisme et les maladies tropicales

Lors du sommet sur le paludisme et les maladies tropicales, ce 23 juin, le prince Charles a rappelé aux dirigeants mondiaux leur responsabilité de se rassembler pour accélérer l’action et la mise à l’échelle des solutions afin de mettre fin au paludisme et aux maladies tropicales négligées (MTN) pour les générations présentes et futures, confie The New Times.

« Alors que nous sortons de la pandémie, 2022 doit être un tournant. Après le Covid-19, le monde doit accorder une plus grande attention aux maladies infectieuses, et nous devons fournir un soutien approprié pour se préparer et répondre aux épidémies de maladies infectieuses », a déclaré le prince de Galles.

Pour lui, ces efforts nécessitent une ambition audacieuse et une action concertée sur le terrain avec les communautés et les partenariats transfrontaliers : « C’est une bataille qui doit être menée dans les communautés locales et par les citoyens eux-mêmes ».

Le prince Charles a noté que le changement climatique entraîne une augmentation de la durée de la saison de transmission du paludisme dans de nombreuses régions du monde.
« Une étude récente de la London School of Health and Tropical Medicine a montré que si les températures moyennes mondiales continuent d’augmenter à 3,7 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, 4,7 milliards de personnes supplémentaires pourraient vivre dans des zones à risque de transmission du paludisme et de la dengue ».

Il a expliqué que le problème des maladies tropicales négligées est également un problème extrêmement important : « Ces maladies sont endémiques dans 46 des 54 pays du Commonwealth ».

Dans le monde entier, environ 1,7 milliard de personnes souffrent des maladies tropicales négligées. Selon le rapport mondial sur le paludisme de l’OMS, il y a eu environ 241 millions de cas de paludisme et 627 000 décès dus au paludisme dans le monde en 2020.
En 2020, le fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a signalé que 188 millions de moustiquaires avaient été distribuées, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2019, révèle The New Times.

EAC/ RDC : Le 3e conclave des chefs d’Etats de l’EAC ordonne un cessez-le-feu immédiat à l’est de la RDC

Selon Actualité.Cd, les chefs d’Etat réunis au 3e conclave de l’EAC sur la situation sécuritaire en RDC ont ordonné un cessez-le-feu immédiat ainsi que le retrait des positions récemment prises par le M23. Cela implique notamment le retrait du M23 et alliés de Bunagana qu’ils tiennent depuis une semaine.

Le chef des forces de défense du Kenya, le général Robert Kibochi, en sa qualité de président du comité des chefs des forces de défense de la Communauté de l’Afrique de l’Est, a présenté aux chefs d’Etat les conclusions de la réunion des chefs militaires des pays membres sur la future force régionale. Dans cette réunion, le mandat et la structure des opérations de la force ont été définis.

Les dirigeants de la sous-région recommandent également l’intensification du processus politique engagé par le gouvernement congolais à l’intention des groupes armés. D’après la présidence congolaise, 56 groupes armés et 40 leaders congolais ont déjà été consultés par les experts de la RDC et du Kenya dans le cadre du processus dit de Nairobi.

Les chefs d’Etats se sont également prononcés contre les discours de haine. Ils se sont dits déterminés à trouver une solution rapide et durable au conflit en RDC.

Yoweri Museveni, Paul Kagame, Salva Kiir Mayardit, Félix Tshisekedi et Evariste Ndayishimiye ainsi que Uhuru Kenyatta ont participé à cette réunion. Le Chef de l’Etat de la République-Unie de Tanzanie était représenté par Dr. John Steven Simbachawene, Haut- Commissaire de la Tanzanie au Kenya.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a appelé à l’application immédiate de leurs décisions afin de restaurer la paix dans l’Est de la RDC.

« Les problèmes affectant la région comme la crise au Congo nécessitent une approche collective de la part de tous les membres régionaux de l’EAC », a écrit sur Twitter le président ougandais Yoweri Museveni pendant la réunion.

Le gouvernement du président Museveni a envoyé des troupes pour aider les forces congolaises à combattre les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), accusé d’être responsable de massacres de milliers de civils dans l’Est congolais et d’avoir commis des attentats en Ouganda.
Après la prise d’un poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, Bunagana, par le M23 la semaine dernière, le président kenyan avait appelé au déploiement d’une force régionale dans l’Est de la RDC. D’après Actualité.Cd, le M23 a annoncé lundi la réouverture de ce poste frontalier dont ils s’étaient emparés le 13 juin.

Des habitants de l’est de la RDC contre le déploiement d’une nouvelle force régionale

Les dirigeants de l’EAC se sont rencontrés à Nairobi ce 20 juin pour discuter la sécurité à l’est de la RDC

Selon le même quotidien congolais Actualité.Cd, l’annonce du déploiement d’une force régionale dans l’est de la République démocratique du Congo a été accueillie avec une grande méfiance voire une franche hostilité dans les provinces concernées. Ils demandent plutôt une réforme et un renforcement de leur armée nationale.

« Nous rejetons vigoureusement ce projet et vous appelons à y renoncer », écrit dans une lettre au président de la RDC, Félix Tshisekedi, le mouvement citoyen Lucha (Lutte pour le changement), basé à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.

« Au moins trois des sept Etats membres de l’EAC dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sont impliqués depuis plus de deux décennies dans la déstabilisation de notre pays, à travers des interventions directes de leurs armées ou à travers des groupes armés », poursuit la Lucha, qui évoque des raisons « sécuritaires, économiques ou géopolitiques.

Avant la réunion de lundi des chefs d’Etats de communauté Est-Africaine (EAC), la présidence de la RDC avait fait savoir qu’elle s’opposait à la participation du Rwanda à une éventuelle force régionale car, selon elle, Kigali se livre de nouveau à une agression du Congo en soutenant la rébellion du M23, ce que le Rwanda dément.

« Placée sous commandement militaire du Kenya, cette force (…) ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise », a-t-elle affirmé lundi soir sur Twitter, alors que la présidence kényane ne donnait aucune précision sur la composition de cette force, appelée à être déployée au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.

« Je suis sceptique quant à l’opérationnalité d’une force constituée de pays qui ont des intérêts dans le nôtre », commente également à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, Raphaël Wekenge, coordonnateur de la Coalition congolaise pour la justice transitionnelle (CCJT).

A Bukavu, Denis Mukwege, qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2018 pour son action en faveur des femmes victimes de viols utilisés comme armes de guerre, avait manifesté dès la semaine dernière son opposition au déploiement d’une « force régionale composée par des pays à la base de la déstabilisation, d’atrocités et du pillage de nos ressources ». Pour lui, cela n’apportera ni la stabilité ni la paix et risque d’aggraver la situation. Il propose la réforme des forces de défense nationales, FARDC.

L’ancien vice-ministre des Affaires Etrangères, Emmanuel Ilunga, se dit « très réservé » au déploiement de la force régionale de l’EAC en République démocratique du Congo. Il propose que cette question soit d’abord soumise à l’Assemblée nationale.

Ouganda : Des enfants en situation de rue inondent Kampala

Beaucoup d’enfants sont présents dans les rues de la capitale ougandaise depuis ces des deux derniers mois malgré les efforts des autorités pour les expulser et les réhabiliter, suscitant des réactions mitigées quant à leur sécurité, écrit Daily Monitor.
Ces enfants comptent sur les bons samaritains. Ils se positionnent aux endroits stratégiques tels que les feux de circulation et les rues à grande circulation pour mendier. Cependant, certains sont violents, notamment envers les automobilistes qui ne leur donnent pas d’argent. Ils rayent leurs véhicules avec des métaux ou brisent des rétroviseurs latéraux.

Ils sont également exposés à de multiples risques pour la santé, parmi lesquels les abus sexuels, le soleil brûlant et les accidents.
Selon les autorités ougandaises, ces enfants de la rue sont victimes de la traite depuis la sous-région de Karamoja et sont amenés au centre-ville par des inconnus dont l’intention reste à déterminer.

Selon Daily Monitor, les analystes sociaux et les politiciens soutiennent que les enfants sont poussés vers la ville en raison des niveaux de pauvreté mordants à Karamoja. Pour eux, le gouvernement devrait d’abord s’attaquer à ces facteurs d’incitation pour contrôler l’afflux de ces enfants dans les rues.

Le ministère du Genre et l’autorité de la capitale de Kampala (KCCA) ont récemment mené des opérations pour expulser les enfants de la rue, les réhabiliter et les réunir avec leurs parents. Néanmoins, il a été signalé que les centres de réadaptation n’avaient pas suffisamment d’espace et de ressources pour accueillir ces enfants, ce qui oblige certains d’entre eux à s’évader avant d’obtenir un soutien psychologique et des compétences professionnelles.

Le porte-parole du ministère du Genre, Frank Mugabi, a admis que certains des enfants réhabilités ont tendance à retourner dans la rue : « Le peu de temps que les enfants passent dans les centres de réadaptation pourrait être un déclencheur de leur retour dans la rue ». Pour lui, les enfants qui ont été évacués des rues doivent avoir suffisamment de temps pour s’adapter au nouvel environnement et adopter les nouvelles valeurs qui effaceront les souvenirs de leur passé.

Tanzanie : Plus de 3000 milliards de shillings investis à Zanzibar en 18 mois, selon Mwinyi

Hassan Ali Mwinyi : « Le gouvernement s’est engagé à créer un environnement propice aux investissements en renforçant les infrastructures »

En plus d’un an et demi, 136 projets d’investissement d’une valeur de plus de 1,4 milliard de dollars (environ 3000 milliards de shillings) ont été lancés à Zanzibar, selon le président de l’île, Hussein Ali Mwinyi.

Les investissements, qui ont été enregistrés entre novembre 2020 et mai 2022, ont été en partie attribués aux bonnes relations multilatérales durables entre Zanzibar et les pays étrangers, en particulier en Europe, révèle The Citizen. Selon le président de Zanzibar, ces investissements devraient créer plus de 9 000 opportunités d’emploi.

« Le gouvernement s’est engagé à créer un environnement propice aux investissements en renforçant les infrastructures, les ports, l’électricité et les services pour attirer de gros investisseurs à Zanzibar. »

Le président Mwinyi a également expliqué que le gouvernement a mis en œuvre des stratégies visant à renforcer les investissements via l’agence de promotion des investissements (ZIPA). L’objectif est de rendre disponible les services d’investissement en un seul endroit et dans un court temps de 24 heures.

Selon le directeur général de la ZIPA, Sharifu Ali Sharifu, le Zanzibar a reçu, jusqu’à présent, plus de 300 investisseurs européens qui ont contribué dans l’accroissement des opportunités d’emploi avec 2,6 milliards de dollars. Et de souligner que le Zanzibar compte désormais plus de 900 projets en cours.

Il exhorte les citoyens, en particulier les jeunes, à profiter des opportunités, notamment en acquérant les compétences professionnelles requises.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. eh, eh, eh harya ngo mwafunze imipaka ngo murahima urwanda, reka mwarihenze kabisa komeza mwugare muzosanga arimwe mwiyugaranye naho Urwanda rwarabisize rwose kuko mwebe abarundi ntimuzigera mwigeza aho Urwanda rugeze rwarabarengeye pe, karundura n’ inama kaminuza, mpuzamahanga zurutavanaho zibera muri kiriya gihugu mwanka urunuka, ehe raba mu mwaka utaha igihugu c’urwanda kizokwakira inama nkuru ya FIFA ( congres ) none Uburundi rwoshobora nokwakira inama ya CAF???? sindabizi.

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