Le Centre d’alerte et de prévention des conflits est en deuil. Tout son personnel a consacré la matinée de ce mercredi 4 février au recueillement après la disparition de son employé, Jean-Baptiste Bigirimana.
Il aurait été enlevé le 10 janvier dans des circonstances non encore élucidées pour réapparaître à Ngozi où il a été admis dans un hôpital dans un état grave avant de rendre son dernier soupir.
» Jean-Baptiste n’est plus de ce monde, mais il restera vivant dans nos cœurs. Il nous faut surmonter la tristesse que nous ressentons tous, le chagrin que nous éprouvons », a témoigné un collègue.
« Jean-Baptiste était serviable, il ne se plaignait jamais, il avait un cœur pur, même au quartier, personne ne disait du mal de lui. Les circonstances de sa mort et même de son hospitalisation sont floues. Mon frère n’est pas mort d’une mort naturelle « , a laissé entendre son grand frère présent à cette séance de recueillement organisé par le Cenap. Il n’a pas pu retenir ses larmes. La police s’est saisie de ce cas. Les enquêtes sont en cours.
« Nous avons perdu un ami que nous aimions tous, il nous a été difficile d’accepter sa mort. On ne s’y attendait pas. Mais ainsi va la vie », a lâché un autre collègue de Jean-Baptiste.
D’autres collègues ont laissé quelques mots témoignant de sa sagesse, de son calme, de son humilité, de son dévouement et de sa ponctualité au travail : « Tout cela va nous manquer sans oublier ta tasse de café servi avec amour ».









J’ai quitté le Burundi depuis longtemps. Je me pose toujours la question, c’est quand la fin de ce genre de drame.
ça n’existe pas les autopsies au Burundi pour savoir exactement de quoi JB est mort?
Cette mort est plus que suspecte, mais dans la fatalité ou la peur des Burundais, les gens préfèrent détourner les regards, enterrer le mort à la va vite et retourner au bistrot! Triste! 🙁