Etat des lieux de l’eau potable, travaux en cours, budget alloué à ce secteur, … telles sont, entre autres, les questions soulevées par les étudiants du Campus Buhumuza, en commune Cankuzo, province de Buhumuza. C’était lors de la Tribune d’expression populaire (TEP) du 6 mars 2026 organisée par les médias en partenariat avec l’ONG La Benevolencija.
« Quelle est la situation de l’eau potable en commune Cankuzo ? », c’était le thème central pour cette quatrième TEP. Organisée au Nord-est du pays, elle était animée par deux journalistes de la Radio Bonesha FM. Le panel était constitué de Philippe Nduwayo, conseiller économique et au développement en commune Cankuzo, du président du Conseil communal et d’un député élu dans la circonscription de Buhumuza. Les électeurs étaient représentés par des étudiants de l’Université du Burundi, campus Buhumuza.
En guise de présentation, Philippe Nduwayo a indiqué que la commune est constituée par 37 collines de recensement et 223 sous-collines. Sa population est de 161 762 habitants dont 78 408 hommes et 82 879 femmes. Il a rassuré que la paix et la sécurité y sont une réalité. Néanmoins, l’eau potable n’y est pas encore suffisante. C’est ce qui ressort d’ailleurs des questions soulevées et adressées principalement au conseiller au développement de l’administrateur communal. « Quel est l’état des lieux de l’alimentation en eau potable dans notre commune ? Quelles sont les collines qui en ont tellement besoin ? » a lancé les débats Polycarpe Igiraneza, un étudiant du campus Buhumuza.
Pour sa part, Fabrice Manirakiza, un autre étudiant, a signalé que certaines localités n’ont pas d’eau potable. « Qu’est ce qui manque pour que l’eau potable soit disponible en quantité suffisante ? », a-t-il voulu savoir.
Ces étudiants ont aussi voulu connaître la place de l’eau potable dans les projets de développement communautaire. Au président du Conseil communal, il lui a été demandé de montrer le rôle de la population dans l’élaboration des projets de développement communautaire. Le député présent à la séance a été amené à expliquer comment il plaide pour l’intérêt de sa circonscription ?
L’administration est à l’œuvre
« Sur les 37 collines, l’eau potable est là. Mais, tout n’est pas rose. Il y a quelques collines qui n’ont pas d’eau, à commencer par Cankuzo. Nous essayons de résoudre ce problème. Au moins, sur chaque colline, il y a quatre bornes fontaines », a répondu le conseiller Philippe Nduwayo. Il a également reconnu que l’eau potable n’est pas suffisante. En tout, il y a 379 bornes fontaines fonctionnelles. Ce qui fait 47,6 % de la population totale.
Pour essayer d’augmenter ce pourcentage, il a signalé que sur un budget de plus de 5 milliards BIF, il est prévu que plus d’1 milliard sera destiné au secteur eau. Ce qui fait 22,5 % du budget. « Vous constatez que nous sommes à l’œuvre pour trouver une solution à cette question de l’eau potable. » Il a rappelé que le budget affecté dans ce secteur est revu à la hausse chaque année. A titre illustratif, en 2025, on était à 36 % de la population qui a de l’eau potable. « Et en 2026, on est déjà à 47,6%, soit une augmentation de 11%. »
Il n’y a pas de secteur à laisser
« Nous demandons à la population d’être compréhensible et patiente. Cette question de l’eau potable est notre préoccupation », a souligné M. Nduwayo. « Pour l’année prochaine, nous allons réhabiliter 52 bornes fontaines et faire des adductions d’eau potable (AEP) Kamurengwe-Musenyi et installer 41 nouvelles bornes fontaines. »
Il espère qu’avec ces infrastructures, il y aura un léger mieux. Il a aussi souligné qu’après une réunion de coordination des interventions, il a été constaté que l’eau doit être un secteur prioritaire pour les partenaires.
Répondant à la question de savoir comment l’administration compte entretenir ces bornes fontaines, il a signalé qu’ils vont mettre en place et soutenir des comités des points d’eau. « Les membres vont bénéficier d’une formation sur l’entretien et la maintenance de ces infrastructures. Pour appuyer ces comités, dans le budget communal, nous avons prévu des équipes qui seront chargées de ce travail. Quatre fontainiers sont prévus pour les quatre zones de notre commune. Ils auront des moyens de déplacement pour intervenir rapidement. »
Malgré ces projets et la bonne volonté, M. Nduwayo a reconnu que des obstacles ne manquent pas pour répondre à la demande en eau potable. « Nous manquons de partenaires dans ce secteur.» Par exemple, en ce qui est du manque d’eau en ville, des sources d’eau existent. Mais, il leur manque des moyens financiers et techniques.
Il a rappelé que tout le budget communal ne peut pas être orienté dans le secteur eau seulement. « En fait, la commune oriente le budget dans beaucoup de secteurs selon les besoins et les priorités. Et, il n’y a pas un secteur à laisser. »
Le rôle de la population est primordial

Répondant à la question du rôle de la population dans l’élaboration des projets de développement communautaire, Cyprien Ntiringaniza, président du Conseil communal a affirmé que son rôle est considérable. « En fait, le processus commence au niveau collinaire. Des réunions sont tenues et la population émet ses idées, ses souhaits, etc. C’est ce qu’on appelle la collecte des données primaires. Les jeunes, les femmes, … y sont conviés. » Le processus suit alors son cours normal jusqu’au niveau supérieur pour validation.
De son côté, Pascal Nitunga, député élu dans la circonscription de Buhumuza a rappelé qu’un député a un mandat national et que son rôle est de contrôler l’action gouvernementale.





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