Jeudi 11 août 2022

Les billets d'Antoine Kaburahe

BILLET – « Le Président de la diaspora burundaise »

17/07/2022 19
BILLET – « Le Président de la diaspora burundaise »

Par Antoine Kaburahe

La photo de l’arrivée du « Président de la Diaspora burundaise », diffusée par le compte Twitter de l’organisation, a suscité beaucoup de commentaires. Elle montre en effet « le Président de la diaspora burundaise » accueilli sous haute protection. Beaucoup se sont interrogés sur le message que l’organisation a voulu transmettre à travers ces photos. Une arrivée sous haute protection suppose que le « Président de la diaspora burundaise » est en danger et mérite protection. Ou alors que la situation dans le pays est tendue. Dans ces deux cas, la photo est en phase avec la situation. Maintenant, est-ce que « le Président de la diaspora burundaise est en danger » ? Je n’en sais rien. La situation est-elle tendue au Burundi ? Ce n’est pas ce que disent les autorités et plusieurs vacanciers de la diaspora au pays. Mais au-delà de la photo, la légitimité d’un tel titre, « Président de la diaspora burundaise », est revenue dans plusieurs posts sur Twitter. Plusieurs internautes ont demandé de quelle « diaspora » il s’agit. Pour rappel, selon les statistiques, il y’ aurait plus de 300 mille Burundais dispersés en Afrique, Europe, Etats-Unis, Canada, Australie, etc. Beaucoup se demandent comment une personne peut être le “Président” de toutes ces diasporas. En effet, à l’étranger, les Burundais s’organisent avec plus ou moins de réussite selon les pays. Pour être “le Président de tous ces Burundais  de la diaspora”, il faudrait donc avoir eu l’aval de toutes ces organisations, à travers une élection par exemple. Est-ce qu’une telle consultation a eu lieu ? Pas à ma connaissance. Ce serait d’ailleurs une tâche titanesque.

Pour revenir à la photo qui est à la source de nombreux commentaires, pour ma part je pense qu’elle n’envoie pas un message très positif. Imaginer dans son pays d’accueil, les amis, les voisins, les collègues avec qui le “Président de la diaspora burundaise” prend le bus ou le métro tous les jours. Que pensent-ils de ce pays à la vue de cette photo ? Si on veut montrer la paix, la beauté du Burundi, attirer des investisseurs, à la place du policier avec Kalachnikov, il fallait par exemple mettre notre belle Miss Burundi et ses deux dauphines à l’accueil avec une immense banderole : “Bienvenu M. le Président de la diaspora burundaise”. L’histoire fait que je sois (malgré moi) membre de la diaspora burundaise. Je souhaite donc un bon séjour au pays à mon président de fait.

Forum des lecteurs d'Iwacu

19 réactions
  1. Bakina

    Kaburahe yashaje.Asigaye araba abantu bose bashaka kwiyerekana akabatako umwanya ungana uko? Mudasubiye mu ruhongore,muzoguma mushira umwete ku bitagira akamaro.

    Inyishu

    Gusaza ni ibisanzwe. Ivyo nandika bitakuryohera ba wihitira -)

  2. Oscar Butare

    Merci monsieur Kaburahe pour votre article très bien écrit.
    Comme vous le dites si bien, s’il se considérait comme président d’une des organisations de la diaspora, celà ne causerait aucun problème car c’est son droit le plus absolu.

    Mais s’il prétend être « le président de toute la diaspora burundaise  » alors là les questions de représentativité/légitimité se posent. Il y a d’abord une question de forme sur l’existence même de cette organisation qui prétend représenter tous les burundais de la diaspora; l’assemblée constituante a eu lieu au Burundi (un pays où n’habite aucun burundais de la diaspora) excluant ainsi tout burundais qui pour une raison ou une autre ne peut pas se rendre au Burundi, pourtant membre légitime de la diaspora burundaise. Ensuite les élections pour mettre en place les organes de cette association ont eu lieu au Burundi, un vice de procédure qui jette un discrédit sur tous les organes de cette organisation.

    Pour terminer, tout burundais de la diaspora a le droit d’appartenir à une organisation de son choix, mais personne ne peut prétendre représenter tous les burundais de la diaspora aussi longtemps qu’il n’y a pas encore eu une concertation inclusive/effective de toutes les organisations de la diaspora en vue de créer un forum regroupant toutes ces organisations de la diaspora.

    Je me fais violence de ne pas faire un commentaire sur ceux qui prétendent avoir le monopole de l’amour de notre chère patrie.

    Cordialement
    Oscar Butare.

  3. Nzeyimana

    Mr Kaburahe,

    Abo baguhanuye kwandika ivyo baguhenze kabisa.
    1. Si President wa Diaspora yarashitse. Vous focaliser sur le Président de la diaspora cache une certaine intention de nuire à sa personne.
    2. Haute protection suko ikorwa, avec un seul policier.
    3. La diaspora dont il est question ici, jewe ndayifata comme une organisation de burundais baba kandi bagakorera mu mahanga, bagiye hamwe, hama baritorera ababarongora, notamment un President. Hama bakorana na Leta mu bikorwa vyoguteza imbere igihugu n’abarundi.
    Bisigura rero ko Le Président de la Diaspora atari umuntu uwariwe wese. N’umuntu afise un statut de representant w’abantu benshi kandi bafise akamaro ku gihugu. Ndiko ndumviriza umukuru w’igihugu Nyen’icubahiro Evariste Ndayishimiye iyo ariko avuga Diaspora, biribonekeza ko ari abarundi aha ikibanza gikomeye kubera akamaro ( rôle) bafise ku gihugu.

    Rero Bwana Kaburahe, la légitimité du Président de cet organisation est là. Tuyanka tuyemera, barafise ijambo mu gihugu. Ahubwo abarundi baba mu mahanga mukwiye gutahura ko dukwiye gushira igihugu imbere. Tureke kwama turyana, dutorana amakosa, dutegana imyereka. Niho tuzoshika imbere.

    Ma réponse ( Antoine Kaburahe)

    Cher compatriote,
    Une petite précision : personne n’a l’exclusivité de l’amour du Burundi, nous aimons tous notre patrie.

    1. « Aba mpanuye bampenze » ? Kuko jewe ntashobora kwiyumvira? Les gens ont le droit de s’interroger. Admettez cette légitimité et acceptez que l’on vous pose des questions

    2. Vous avez raison : si l’organisation dont il est question est UNE des organisations de Burundais de la diaspora et se considère comme telle, le débat n’a pas de raison d’être. Une petite clarification officielle suffirait pour lever toute équivoque.

    3. Le souci : il se présente comme « Le Président de La Diaspora burundaise ». Ici on comprend qu’il représente tout ce monde éparpillé à travers le monde. Et là des questions légitimes se posent.

    4. Sinon, je n’ai rien contre « Le » Président, personnellement. Je ne le connais même pas pour tout vous dire.
    Avec courtoisie, si vous le souhaitez, on peut continuer à débattre.

    Cordialement
    Antoine Kaburahe

    • Sebarazingiza

      @Nzeyimana

      Jewe niyumvira ko ico twokwita « ukuri » atari kumwe gusa!
      Hariho abantu bab’abarundi basigaye bazi ko aribo bonyene bazi ukuri. Nukwicisha bugufi ureke kuzana amafuti yokwinubana atuma n’uBurundi budaterimbere.
      Diaspora; nivyo vyavuzwe, vyanditswe; iri kune iri gutanu! Ibigaragara vyovyo iyo « diaspora » wewe uvuga niyo urimwo, mumajambo make; Diaspora-CNDD-FDD.
      Urumva hari rero izindi zitarinke!
      Hanyuma abamenyesha makuru (nka Antoine) baduha amakuru, kandi bakaduha amakuru yabo, dushatse turashobora kubahinyuza! Basanze bihenze, kenshi barakosora aho bihenze.
      Sinon, aha turi turihanze, ntitwiyumvira kumwe!

      • Merci beaucoup

        Effectivement, personne n’a l’exclusivité de l’amour de notre pays…
        Sinon, poser des questions sur la personnalité qui est censée nous représenter est tout à fait légitime.
        AK

      • Stan Siyomana

        @Sebarazingiza
        The more the merrier.
        Je ne crois pas que la société burundaise va trop se plaindre si la « Diaspora-CNDD » et la « Diaspora-opposition » viennent chacune avec ses propres projets de développement au Burundi.

    • Nzeyimana

      Cher Antoine,

      Erega ntawagukumiriye. Murasaba muri iyo organisation namwe babashire mw’ishirahamwe mufashanye kuduza ikivi kuneza y’igihugu. Sinon tu peux aussi faire cavalier seul et contribuer comme tout autre citoyen.
      Mugabo admettez quand même k tu t’es trompé de personne (si c’est pas fait exprès), c’etait pas l’accueil du Président de la diaspora, c’etait l’accueil d’un des representants des associations des burundais de l’etranger., membre de la diaspora Ndundi. Et l’organisation était assurée par leurs collaborateurs locaux. Abamenyeshamakuru twari ku kibuga cindege twarabonye ko ababiteguye bari bambaye des T-Shirts zanditseko DICOBU.

      Ma réponse

      Vous esquivez toujours la question, je cherche juste une clarification:

      La DICOBU est UNE des organisations des Burundais de la diaspora?
      Dans ce cas, son Président n’est pas « Le Président de La Diaspora burundaise  » mais le Président d’une organisation de la diaspora burundaise.
      Reconnaissez qu’entre les deux appellations, il y a une nuance de taille.
      La question est très claire, il me semble .
      Merci pour votre réponse

      • Nzeyimana

        Mr Kaburahe,

        Qui vous a dit que c’est le Président de la diaspora qui arrivait ce jour là ? C’est bien le Representant de la DICOBU. Je vois pas pourquoi ca dérange.

        ça dérange pas…
        Mes questions restent toujours posées, si ça ne vous dérange pas aussi

  4. Nshimirimana

    Cher Monsieur Kaburahe,
    Être président de la diaspora n’est pas en soi un problème . En effet une semaine de la diaspora est organisée chaque été et donc, l’occasion est là pour élire ce président ! La question ou plutôt le ridicule est le protocole mis en place pour accueillir je ne sais qui ! Vous questionner si ces « hautes personnalités » seraient dans un contexte sécuritaire qui nécessiterait un tel cirque ! Je vous dis non puisque SN Bruxelles procède déjà à des surbooking au départ de Bruxelles pour dire que cette question de sécurité n’est pas d’actualité au vu de ce monde qui cherche à se rendre au Bdi! De qoui s’agit-il alors ? Du « M’as-tu vu », je pense !

  5. Gacece

    N’exagérons rien quand même! « Haute protection » avec une seul policier dans la photo? C’est peut-être lui-même ou ses proches qui ont loué eux-mêmes les services de ce policier. Ou encore, le policier est aussi un proche.

    La sécurité d’un individu ne requiert pas qu’il soit en réel danger ou qu’il y ait des tensions dans le pays. Il ne faut pas non plus oublier qu’il pourrait s’agir d’une mise en scène (spectacle) motivée par l’orgueil et la vanité. Cela ne serait ni la première, ni la dernière fois qu’on assiste à ce genre de cirque. Et même si je peux me tromper, j’aurais tendance à privilégier cette dernière raison. S’il n’avait pas publié ces photos, l’événement se serait déroulé incognito, ni vu, ni connu. Et j’insiste : comme il n’est pas une personnalité publique, il a le droit de faire ce qu’il veut!

    Il aurait pu recourir aux services d’un ou des gardes de corps. Le problème, c’est qu’il ne soit pas permis de porter une arme si on n’en a pas le droit. Bref, il ne faut pas donner une dimension nationale à un événement privé.

    Quant à sa légitimité comme « président de la diaspora », moi non plus je ne suis pas au courant des procédures qui l’ont mis en place. ET j’ai des nouvelles qui ne sont pas si nouvelles que ça! Les Burundais de la diaspora sont divisés pour toutes sortes de raisons : ethniques ; provinces d’origine ; affinités, affiliation et identification aux partis politiques ; dates d’exil (durée depuis l’arrivée dans le pays d’acceuil, etc.). Et c’est beaucoup pire qu’au pays! Je peux avouer que dans le pays où je suis actuellement, il y a des Burundais qui ne me répondent même pas quand je leur dit « Bonjour ». Pourtant, aux niveaux culturel et identitaire, nous partageons plus d’affinités que les natifs des pays d’accueil. Allez savoir pourquoi.

    Même en passant par l’ambassade ou le consulat du Burundi dans le pays où ils se trouvent, on n’arriverait pas à élire un representant de consensus. Les représentants de tous les pays pourraient à leur tour élire un président (ou un autre titre « sans fanfares »), mais il appert des raisons citées ci-dessus que cela reste une mission impossible pour le moment.

    Vu la quasi impossibilité de choisir un « représentant des diasporas burundaises » acceptable par et pour tous, pourrions-nous nous contenter de celui qu’on a… en attendant peut-être de faire mieux? La question est posée.

    • Yan

      @Gacece
      « La sécurité d’un individu ne requiert pas qu’il soit en réel danger ou qu’il y ait des tensions dans le pays. Il ne faut pas non plus oublier qu’il pourrait s’agir d’une mise en scène (spectacle) motivée par l’orgueil et la vanité. Cela ne serait ni la première, ni la dernière fois qu’on assiste à ce genre de cirque.  »

      En supposant que le président de la diaspora burundaise du monde n’avait pas de problème de sécurité à son arrivée dans le pays de lait et de miel, vous affirmez qu’il faisait du cirque en publiant les mesures de sécurité auxquelles il a eu droit. Il pourra apprécier.

      • Gacece

        @Yan
        Nuance!… Publier des photos dans lesquelles on voit un policier ne s’appelle pas « publier des mesures de sécurité ». Cela s’appelle « publier des photos ». Alors arrêtez de me faire dire ce que je n’ai pas écrit. Comme vous semblez interpréter à votre manière le mot « cirque », voyez la définition 7 dans le lien suivant :
        https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/cirque/16178

        Le cirque n’est pas d’avoir pris ces photos, mais de les avoir publiées.

        N’importe qui, y compris vous ou moi, qui a les moyens de louer les services d’un policier peut le faire. D’autres ont des proches qui sont policiers ou qui connaissent des policiers à qui ils peuvent faire appel pour sécuriiser leur séjour au Burundi… Qui êtes-vous pour les empêcher de dépenser leur argent et leur séjour comme ils veulent?

        Ayez une pensée compatissante envers cette chère dame européenne d’origine burundaise qui, en vacances à Bujumbura, a été massacrée dans sa chambre d’hôtel pour son argent. Si elle avait eu l’idée d’avoir de la protection avec elle, son sort n’aurait pas été le même.

        • Yan

          @Gacece
          A vous lire, vous admettez à demi-mot que dans le pays de lait et de miel règne une certaine insécurité. C’est moins de langue de bois que d’habitude de votre part. Je vous félicite!

        • Gacece

          @Yan
          Je ne sais pas combien de fois il faut vous le dire : L’insécurité et la criminalité sont deux (2) mondes complètement à part!
          Pour le reste de vos délires, vous avez le droit de penser ce que vous voulez.

          • Yan

            @Gacece
            Lorsqu’on commence à user d’insultes (délires, schizophrénie, …), c’est généralement un signe d’être à court d’arguments.

    • arsène

      M. Kaburahe a touché un sujet banal en apparence mais à voir les réactions qui se sont ensuivies, il me semble que le sujet est plus sensible qu’il n’y paraît. Le nombre et la teneur des commentaires sont suffisamment éloquents pour laisser le lecteur se faire une idée.
      Merci M. Kaburahe. Cet article est très intéressant et très instructif.
      Je partage entièrement votre analyse concernant l’existence de l’association de la diaspora. Nous recevons depuis quelques années (une fois par an), une invitation pour nous inscrire afin de participer à la semaine de la diaspora. Seulement, ce n’est pas de l’association de la diaspora burundaise que viennent les invitations, mais de la représentation du Burundi – qui, par ailleurs, ne parle jamais de diaspora comme une organisation. Quelqu’un m’éclairerait-il ? Nzeyimana peut-être vu son propos : « la légitimité du Président de cet organisation est là. Tuyanka tuyemera, barafise ijambo mu gihugu [sic] ».
      J’aurais aimé jeter un coup d’œil aux statuts de cette organisation et prendre connaissance des modalités d’adhésion. Est-ce qu’elle a été agréé par le ministère de l’intérieur burundais ? Que je sache, certaines associations ont été dissoutes pour différents motifs – que les lecteurs d’Iwacu connaissent suffisamment – pourrait-on, dans un tel cas, imaginer la dissolution de cette organisation dans l’hypothèse que ses activités ne plairaient plus aux autorités burundaises ?
      Pour revenir à la question de la sécurité, les rapports des compagnies aériennes montrent, comme le souligne Nshimirimana, que des voyageurs arrivent par centaines chaque semaine mais ce baromètre ne me semble pas pertinent pour juger de la sécurité. Je me rappelle que dans les années 1990 (après le 21 octobre 1993), les gens s’aventuraient – j’en faisais partie – sur les routes alors qu’au niveau des multiples barrages sur les routes, des voyageurs se faisaient sortir des minibus de transport pour disparaître à tout jamais.
      Concernant les armes de guerre, il n’y a probablement que M. Nkurikiye (porte-parole de la police sauf erreur) qui peut expliquer le bien-fondé du port de ce type d’arme par les policiers, dans un pays en paix de surcroît. Sur une photo publiée sur Iwacu (article « Rainbow Angels : employés en grève », on voit une quinzaine de policiers dont plusieurs portent ces armes de guerre. Si autant de policiers peuvent être déployés pour empêcher une grève de quelques dizaines de personnes, que peut-on conclure ?
      Enfin, toujours concernant la sécurité, il serait difficile d’expliquer comment chaque semaine des dizaines de Burundais (dont plusieurs femmes et enfants mineurs) fuient vers la Serbie pour entamer un périple qui les conduit vers la Bosnie, Croatie, Slovénie, ….. au péril de leur vies.
      Vu le nombre de réactions à cet article, je crois que M. Kaburahe a touché un point sensible et c’est justement le rôle du journaliste de pointer du doigt ce genre de situation. L’auteur rappelait dans un autre article que le rôle du journaliste n’est pas de faire plaisir aux autorités ou à une certaine opinion, mais de reporter les faits. Cet article illustre bien ce propos. La diaspora dont il est question dans le tweet est loin d’être cette diaspora burundaise de plusieurs centaines de milliers de Burundais éparpillés un peu partout dans le monde.
      Encore merci M. Kaburahe.

      • Gacece

        @arsène
        À Dubaï, les policiers font leurs patrouilles dans des véhicules Bugatti. Pourquoi? Parce les véhicules les plus répandues sont des bolides de luxe (Ferrari, Lamborghini, Mclaren, etc…) trop rapides pour être pour être pourchassés par des chevrolets ou des Toyota ordinaires.

        À Dar es-Salaam, ce sont les gardiens de sécurité des magasins ou autres commerces (pas les policiers ou militaires!), qui se promènent en plein jour avec des AK-47 (Kalashnikovs), que vous appelez des armes de guerres. Parce que les bandits armés utilisent souvent des armes semblables.

        Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut se donner des moyens égaux ou supérieurs à ceux auxquels peuvent recourir les criminels… cela s’appelle de la prévention!

        Pour revenir à l’article, je le répète : s’ils n’avaient pas publié ces photos, personne d’autre que ses proches n’aurait même eu vent de cette arrivée. Je crois qu’on a créé une tempête dans un verre d’eau.

        • arsène

          @Gacece
          Vous avez raison quand vous décrivez ce qui se passe à Dar es Salaam. Il y a aussi d’autres pays où la police a de façons très singulières de travailler. Ce n’est évidemment pas ce que l’on souhaite pour le Burundi.
          Parlant de la Tanzanie, je m’y suis rendu en 1988 (quand le Burundi était sous embargo). Je suis passé par Kobero et j’ai vécu une expérience traumatisante de la part de la police tanzanienne entre les postes frontières de Kobero et Kabanga (dans le no man’s land). Lesdits policiers étaient tout aussi armés (probablement plus) que ceux de notre pays: ils avaient des mitrailleuses. Il m’ont détroussé et ont justifié leur forfait par le fait que j’avais, selon eux, enfreint la loi du président Mkapa. (Umevunja sheria ya Mkapa, m’ont-ils dit).
          Alors, oui, dans certains pays, la police a de fait un statut exceptionnel.
          Je peux dire que j’ai aussi eu recours aux services de la police burundaise pour me déplacer quand je suis en vacances. Chaque fois que je vais à l’intérieur du pays, je prends la précaution de partir accompagné par deux policiers en tenue civile munie d’armes discrètes. Parallèlement, j’avise l’administrateur pour que la sécurité me soit assuré durant le court laps de temps que j’y passe.
          Je fais cela parce que je ne me sens pas en sécurité. N’étant pas quelqu’un d’important, je n’ai pas besoin de protection à Bujumbura.
          Concernant votre propos: « Tout ce que je peux dire, c’est qu’il faut se donner des moyens égaux ou supérieurs à ceux auxquels peuvent recourir les criminels… cela s’appelle de la prévention! ». Ceci est discutable. Dans mon commentaire, j’ai cité l’article d’Iwacu sur les employés de Rainbow Angel en grève. Est-ce que la police considère les pauvres employés comme de(s) (potentiels) criminels?

          • Gacece

            @arsène
            Je n’ai aucune idée des instructions que doivent respecter les policiers en service. Si c’est la pratique d’usage pour tous les policiers, il ne faut pas non plus conclure qu’ils portent ces armes parce qu’il y a menace potentielle.

            Mais entre nous, la menace peut provenir de n’importe où… de manifestants eux-mêmes ou d’ailleurs pendant une manifestation.

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