Culture

Au coin du feu avec Zénon Manirakiza

28/12/2019 Mariette Rigumye Commentaires fermés sur Au coin du feu avec Zénon Manirakiza
Au coin du feu avec Zénon Manirakiza

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Zenon Manirakiza.

Votre qualité principale ?

L’honnêteté. En fait, les qualités s’acquièrent au fil des engagements et expériences. Après avoir achevé le parcours initiatique exigé, j’ai été investi leader traditionnel, ’’Umushingantahe’’.

Le serment prononcé en ce jour mémorable du 26 décembre 1998 souligne le devoir d’honnêteté en toutes choses pour être cette personne sur laquelle la communauté peut toujours compter. J’essaie donc de mériter la confiance des autres en recourant à cette qualité qui est pour moi un idéal vers lequel je dois toujours tendre.

Votre défaut principal ?

L’ambition. Je reconnais en moi ce défaut de rêver et planifier au-delà des possibilités et capacités qui sont réellement et présentement à ma portée.

Ce défaut fait que certains chantiers restent inachevés.L’ambition poussée à outrance crée souvent en moi un sentiment d’imperfection voire de vacuité.

La qualité que vous préfère chez les autres?

L’honnêteté. En clair, j’attends la réciproque. J’élargis le cercle de mes amis chaque fois que cette qualité est constatée chez l’un ou l’autre. Je ne regrette jamais la perte de ceux qui ont été éjectés de mes réseaux. C’est pour moi une façon de «faire la purge». En effet, «qui se ressemble s’assemble».

Le défaut que vous ne supportez pas chez les autres?

L’inconstance.C’est cette tendance d’une personne à changer de conduite ou de décision de façon régulière et sans fondement. L’inconstance est aux antipodes de l’honnêteté.

Elle fait que le sujet chancelle entre l’hésitation et la détermination. On n’arrive jamais à se positionner, même pour défendre une cause juste. J’ai du mal à supporter ce défaut.

La femme que vous admirez le plus ? Pourquoi ?

Anatolie Nahimana, ma mère.Sans faire abstraction de ma femme et des femmes célèbres qui ont marqué l’histoire du pays de Samandari et sous d’autres cieux.

Je dois faire justice à celle qui m’a porté, à celle-là qui a supporté et redressé mes défauts pour m’aider à grandir.

Je sais qu’elle a «transvasé» ses qualités en moi et que ma conduite est largement inspirée de ses remarques, gentilles punitions et compliments.

L’homme que vous admirez le plus ? Pourquoi?

Joseph Karubwenge, mon père.Encore une fois, c’est sans faire abstraction des hommes célèbres et vaillants qui ont marqué l’histoire de notre pays et sous d’autres cieux.

Je dois faire justice à celui qui s’est sacrifié pour payer la scolarité d’une progéniture de sept enfants. Il a dépensé presque tous ses revenus pour être le «papa des intellectuels du coin».Sa maîtrise du lingala et du swahili a certainement influencé le choix de mon profil académique : Lettres et Sciences Humaines.

 

Votre plus beau souvenir ?

La découverte du Lac Tanganyika : Une découverte dans le vrai sens du mot. Imaginez un tout jeune garçon qui débarque pour la toute première fois à Bujumbura. C’était un beau jour de septembre 1979.

Totalement dépaysé, surtout aux prises avec des vertiges après un voyage de 98 km à bord d’un camion du genre «Ngeri ngeri». J’ai confondu cette vaste étendue d’eau à un miroir posé à même le sol.

Il m’a fallu visiter à maintes reprises ce «lac merveilleux» pour constater de plus près que ce miroir était un type d’illusion. De ma colline natale j’avais entendu des récits idylliques concernant le lac Tanganyikaet nourri l’espoir de voir un jour ce «paradis» que fendent les lumières pendant la nuit.

Je me surprenais très souvent la nuit, à partir de la salle de classe au Petit Séminaire de Kanyosha, en train d’admirer ces petites lumières qu’émettent les lampes pour les pêches de nuit.

Vu de plus près, précisément à la plage, ce lac n’était pas si bleu, si limpide que je le pensais. Tout n’est qu’illusion.

Votre plus triste souvenir ?

La mort inopinée de Louis Rudori, mon grand-père. Il venait de terminer sa carrière de commis à la communication des ordres royauxpendant plus de 30 ans. J’aimais rester tout près de lui le soir à écouter ses conseils prodigués à travers des contes et des fables.

Traditionnellement, au Burundi, les chefs de ménage se retiraient dans un endroit discret à l’heure des repas. Les enfants pensaient que les papas et les grands-pères étaient capables de vivre sans manger.

J’ai commencé à percer ce mystère le jour où mon grand-père m’a permis de m’asseoir juste en face de lui à l’heure du repas. J’ai constaté que son repas n’était pas aussi frugal que celui qui était régulièrement servi aux enfants.

Quand Rudori nous a quittés en 1976, J’avais 11 ans. Je n’en revenais pas. Ma boulimie ordinaire a vite cédé la place à l’anorexie prolongée. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre cette perte inopinée et irrécupérable.

Quel serait votre plus grand malheur ?

Mourir sans laisser de traces. Au fil des années, j’ai constaté qu’être riche sur cette terre, c’est avoir de quoi se nourrir, de quoi se vêtir et surtout quoi partager. C’est ainsi que mon plus grand malheur serait de quitter cette terre sans avoir partagé le maximum.Surtout avec mes six enfants, les penseurs contemporains et les leaders de ce monde.

L’envie m’a déjà pris d’aiguiser ma plume pour exprimer à la face du monde mon optimisme, mes angoisses et mes déceptions. Je voudrais compter parmi les modèles qui inspirent les générations montantes.

Le plus haut fait de l’histoire burundaise ?

La conquête de l’indépendance. Nous chanterons toujours la bravoure de nos aînés. Il faut toutefois souligner que cette indépendance si chèrement acquise n’a pas été valorisée par les différents régimes politiques.

Je déplore le fait que les divisions à caractère ethnique constituent la négation même de cette indépendance qui devait être le point de départ de la pleine jouissance des droits civils, politiques et économiques par les leaders et les citoyens.

Le mal est visiblement inventé, nourri, apprivoisé et mis en œuvre par des soi-disant intellectuels qui, au finish, en deviennent également victimes. C’est l’histoire de «l’arroseur arrosé».

La jeunesse s’en trouve désabusée, déroutée.Je voudrais crier à tue-têtepour que cesse cette propension à tirer profit des idéologies de haine qui n’ont pas fait mouche ailleurs. L’indépendance significative, qui ne soit pas un leurre, sera conquise à ce prix.

La plus belle date de l’histoire burundaise ?

Le 6 juin 1903. C’est la signature du Traité de Kiganda sous Mwezi Gisabo. Ce monarque a reconnu officiellement la souveraineté allemande. Cette date, symbolique du premier geste diplomatique du Burundi, marque également la fin des espoirs nourris par les rebelles Kirima et Maconco.

Sans cette ouverture, l’indépendance politique n’aurait pas eu lieu en 1962, faute d’acteurs et de bénéficiaires. Pour les esprits pessimistes et malveillants, cette date a signé le début de la colonisation et la perte de l’indépendance.

On peut ouvrir un débat là-dessus et démontrer que la sage décision prise par le Roi Mwezi Gisabo a permis à pas mal de Burundais de survivre aux assauts impitoyables de la puissance coloniale.

La plus terrible ?

Le 21 octobre 1993 : cette date funeste marque l’hécatombe pour tout le peuple burundais. Il est vrai que quelques années auparavant, en 1972, le pays venait de vivre des événements tragiques quelque peu similaires. A cette époque, je n’avais que 7 ans.

La date du 21 octobre 1993 marque le début d’une longue crise durant laquelle tous les aspects de la folie humaine se sont manifestés à travers tout le pays.

L’assassinat de S.E. Melchior Ndadaye a signé la fin de tous les espoirs chez les Hutu. Plus grave encore, les Tutsi et les Hutu innocents ont été lynchés, une période de damnation.

C’est également le début d’une véritable ’’descente aux enfers’’ de l’économie nationale et de l’accélération de la déculturation.

Le métier que vous auriez aimé faire ? Pourquoi ?

Musicien : pour transmettre des messages de paix à un grand public en peu de temps et arriver à changer le monde le plus rapidement possible. Ceci fait partie de mes ambitions, et c’est là mon plus grand défaut.

En 1998, j’ai été élu vice-président de l’Amicale des Musiciens du Burundi. Et en 2001, les responsabilités professionnelles m’ont acculé à céder ce poste à d’autres prétendants.

J’ai un album de 15 chansons que j’ai composées. Elles ont été interprétées par l’orchestre national à l’époque. Pour compenser ce que je n’ai pas pu devenir, je me contente de publier mes recherches.

J’espère que les musiciens actuels exploiteront à bon escient la poésie que je viens d’immortaliser dans le Livre «Ijambo Ryubaka» (Parole Edifiante), Presses Lavigerie, 2019, 215 pages).

Votre passe-temps préféré ?

La méditation. Suite aux années passées au Séminaire de Kanyosha et au Séminaire de Burasira, j’aime contempler la nature, disposer de moments de silence et d’isolement pour la méditation sur la vie présente, l’avenir personnel et le sort de ma patrie.

Votre lieu préféré au Burundi ?

Le Lac Tanganyika, lieu de détente, de distraction et de méditation par excellence. Je me surprends de temps en temps en train de déclamer un  poème sans paroles pour louer l’Eternel qui a créé cette merveille. Coincé entre les monts Mitumbaet les belles collines de Bujumbura, le lac Tanganyika est aussi la mère nourricière de la population riveraine.

Le pays où vous aimeriez vivre ? Pourquoi ?

Le Burundi : C’est une option que j’ai prise après avoir constaté que ce pays est finalement un paradis convoité par les anges et les démons. Pour moi, les crises cycliques et d’autres manifestations de la cruauté humaine ne sont que l’expression d’une concurrence effrénée qui se manifeste de temps en temps pour conquérir cette perle plutôt rare.

Oui, le Burundi, cette entité, héritage de nos aïeux, marqué par un climat clément, un printemps ininterrompu et une verdure saisissante. Si les aînés ont appelé ce pays « la Suisse Africaine », c’était peut-être pour lui attirer les sympathies occidentales.

Je n’oserais jamais le comparer à un quelconque autre pays, surtout que nos valeurs culturelles renferment quelque chose d’original, d’indescriptible, de subtil, de limpide.

J’ai eu, à maintes reprises, l’occasion de voyager et de me retrouver dans les pays qui attirent beaucoup de compatriotes, surtout en temps de crise. Je  n’ai jamais été pris par l’envie de vivre à l’étranger même si mon pays fait partie des plus pauvres, des plus instables. Aurais-je été envoûté ? Non, franchement !

Le voyage que vous aimeriez faire ?

Le voyage vers une île ensoleillée perdue dans un océan: Mais ce serait pour retourner au bercail aussitôt.

Votre rêve du bonheur ?

Compter parmi les ’’Immortels’’ du Burundi. En France, les Immortels sontles élus de l’Académie Française. La mise en place de l’Académie Rundi est une promesse qui a du mal à se réaliser.

Mon rêve est de contribuer à la protection et la promotion des valeurs culturelles véhiculées à travers le bon usage du Kirundi.A travers leurs œuvres, les écrivains survivent aux épreuves du temps.

Votre plat préféré ?

Grains de maïs cuites avec du haricot, sans ingrédients ajoutés.Je ne sais pas s’il y a un nom précis pour ce plat. Je regrette le fait qu’il n’y a jamais eu de débat pour établir un consensus concernant le plat national du Burundi.

Votre chanson préférée ?

L’Eternel est mon Berger (Psaume 23). C’est une chanson religieuse qui me redonne courage au moindre fredonnement. C’est la Cantique de David. ’’Je ne manquerai de rien…Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Quelle radio écoutez-vous ?

Radio Maria et Beautiful Instrumentals (online) : Les lignes éditoriales de ces radios n’apportent rien de contraignant à ma conscience. Elles me permettent de méditer, contempler. De temps en temps, surtout quand il y a des événements importants au Burundi, dans les pays voisins ou dans le monde, j’écoute la BBC.

Avez-vous une devise ?

’’Ma grâce te suffit’’ (2 Corinthiens 12 :9).

Votre souvenir du 1er juin 1993 ?

Jour mémorable pour tout le peuple burundais : ceux qui ont fêté la victoire électorale en grande pompe et ceux qui ont essuyé la défaite. C’était une première expérience de la compétition démocratique, une fierté et une source d’inspiration pour nombre de pays africains qui cherchaient à couper court à des velléités dictatoriales trop à la mode.

C’était l’aboutissement d’une campagne électorale qui, malheureusement, venait d’être marquée par des écarts de langage qui cachaient mal le conflit ethnique.

Le vote référendaire de la Charte de l’Unité de 1991 avait pourtant, suscité l’espoir de dépasser la sauvagerie sanglante d’antan. Je garde la conviction que la parole négative qui a marqué le processus électoral de 1993 devait générer le pire.

Fêtes grandioses pour les gagnants, grogne et contestations pour les perdants. A mon humble avis, il y a moyen de fêter la victoire sans afficher l’intention de nuire aux perdants. Il y a moyen de gérer la défaite avec responsabilité, sans réveiller les vieux démons.

Le Président Pierre Buyoya s’est montré courageux et démocrate en passant le témoin au Président Melchior Ndadaye. Ce courage lui a valu l’honneur vite reconnu dans le concert des Nations. Et c’est sur cette lancée qu’il fallait bâtir pour valoriser ce geste et ouvrir au pays un horizon moins sombre.

Votre définition de l’indépendance ?

C’est le fait de disposer de soi, de réaliser sa propre volonté. Pour un pays, l’indépendance consiste à disposer du droit de gouverner, de légiférer et de défendre son territoire et ses intérêts, enfin, de présider aux destinées du peuple.

Votre définition de la démocratie ?

Lacélèbre  définition « Gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » signifie que la souveraineté appartient au peuple. Et Winston Churchill de souligner que « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire ».

Pour moi, chaque pays doit définir la démocratieen tenant compte de ses propres réalités au lieu de copier/coller les modes de gouvernance inventés sous d’autres cieux.

Par exemple, la monarchie burundaise en période précoloniale n’avait rien à envier aux systèmes soi-disant démocratiques de nos jours. Une analyse sommaire pourrait faire découvrir que nombre de pays africains ont juste importé le «label démocratique» pour le plaquer sur des dictatures subtilement implantées. Au Burundi, il y avait des mécanismes de destitution de monarques défaillants ou soupçonnés d’attirer le mauvais sort sur la patrie.

L’institution des Bashingantahe offrait également des espaces d’expression de la volonté du peuple et de critique de l’agir des gouvernants.

Parfois, la décision des Bashingantaheétait irrévocable, suivie à la lettre par les gouvernants, y compris le Monarque lui-même. O tempora ! O mores !

La dépendance économique fait que, malheureusement, certains Etats sont gouvernés dans le sens voulu par les parrains qui sont généralement les dirigeants des grandes puissances militaires et économiques. Dans ce cas précis, la souveraineté du peuple devient une utopie.

Les élections constituent un passage de légitimation de l’ordre imposé et la démocratie devient lettre morte. Et pourtant, il y a moyen d’inventer des systèmes électoraux peu onéreux et de sortir des sentiers battus.

Votre définition de la justice ?

Pour moi, la justice est le maintien ou l’établissement de ce qui est juste dans une société. Cela passe par l’enquête pré-juridictionnelle, le jugement des délits et l’administration des sanctions conséquentes, dans le strict respect de la loi. Ce qui m’intéresse le plus, c’est la justice qu’un individu doit à d’autres, dans une logique de relations d’interdépendance.

Si vous étiez ministre de la Culture, quelles seraient vos deux premières mesures ?

Exiger l’usage du Kirundi dans toutes les instances de communication y compris au Conseil des ministres, les écoles, cours et tribunaux, établissements sanitaires,…lors des fêtes sociales et nationales.

Ma deuxième mesure serait de valoriser davantage le Tambour, patrimoine mondial, de l’humanité. Il s’agirait d’aller au-delà de l’euphorie et de l’autosatisfaction pour créer des «industries» culturelles autour de l’élément « Tambour ».

Si vous étiez ministre de l’Education, que serait votre première mesure ? 

Remplacer tous les enseignants défaillants ; ceux-là qui incarnent le contre-modèle des éducateurs.

Croyez-vous à la bonté naturelle de l’homme ?

Oui, je suis d’accord avec Jean-Jacques Rousseau : « L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt». Je constate que la candeur enfantine, l’innocence à l’âge de la puberté, la fidélité aux premières heures d’un mariage, etc…. sont des indicateurs de la bonté naturelle.

Cette bonté s’effrite au contact avec des âmes maléfiques ou des expériences ultimes qui font que l’instinct animal domine toute propension à agir de façon humaine.

Je crois que tout homme est récupérable. C’est là toute la force de l’éducation, de la formation, de la conscientisation. Cet «enfant innocent» qui dort en chacun de nous est capable de se réveiller.

Pensez-vous à la mort ?

Oui, absolument. Je suis conscient que tout ce qui a eu la possibilité de naître, à un moment donné devra mourir un jour. La mort est l’instant le plus court de la vie individuelle. Cetinstant-là est insaisissable et dure quelques secondes. Juste le temps de l’extinction de tout un parcours.

Penser à la mort veut dire «être conscient de la réalité de cette fin qui guette les vivants. De ce triste événement qui frappe parfois à l’improviste.Cette fin qui peut être douce, brutale ou tragique ».

Ni les craintes, ni les lamentations, ni la grogne, rien ne peut empêcher la réalisation du plan de l’Eternel sur nous. Loin de moi l’idée de conclure qu’il n’y a pas de vie possible dans l’au-delà. Je crois en la vie éternelle.

Si vous comparaissez devant Dieu, que lui direz-vous ?

Comparaître devant Dieu, c’est aller subir le jugement dernier. Je crois que Dieu juge mes œuvres sur terre au fur et à mesure et que je ne pourrai rien dire devant sa face.

Il est le Très-Haut, Omniscient, Omnipotent. En fait, je me considère comme le résultat de la bénédiction divine. Ma vie entière dépend de la volonté de Dieu.

Ma devise se trouve ainsi justifiée : « Ma grâce te suffit ». Alors, si je comparais devant Dieu, je n’aurai rien à lui dire car rien de ce qui me concerne ne lui est caché, à chaque instant de ma vie, je comparais devant Lui.

 

Propos receuillis par Mariette Rigumye

Bio-express

Né en 1965 à Kiganda dans la province Muramvya, Zénon Manirakiza est marié et père de six enfants. Il est engagé dans l’éducation à la non-violence active et à la communication non-violente. Il a créé et dirigé plusieurs organisations dont Nduwamahoro, le non-violent actif. Fondation Intahe et Action pour la Patrie, l’Excellence et le Développement (APED-Burundi Buhire). Il est membre du Conseil National des Bashingantahe dont il a assumé les responsabilités de Secrétaire Général et de  Vice-Président.
BBC

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