Vendredi 03 avril 2026

Société

Au coeur du pays/Commune Cibitoke : Quand le manque d’électricité freine l’entreprenariat des jeunes et des femmes

Au coeur du pays/Commune Cibitoke : Quand le manque d’électricité freine l’entreprenariat des jeunes et des femmes
La chaîne de montagne Mpungwe est actuellement envahie par des champs de culture, à Gisuru

Commerce transfrontalier à l’arrêt, entreprenariat au ralenti suite au manque de courant électrique, méconnaissance de la journée internationale des droits de la femme, violences domestiques, … Tels sont quelques-uns des défis à relever pour le plein épanouissement des femmes et des jeunes dans la commune Cibitoke. L’administration communale tranquillise.

Dans la zone Rugombo, commune Cibitoke, au nord-ouest du Burundi, le commerce transfrontalier qui faisait vivre de nombreux jeunes est aujourd’hui presque à l’arrêt. C’est la conséquence directe de la fermeture des frontières avec le Rwanda et de l’insécurité persistante du côté de la République démocratique du Congo.

Autrefois très animés, les points de passage frontaliers sont devenus calmes. Les jeunes qui vivaient du petit commerce transfrontalier se retrouvent aujourd’hui dans l’angoisse. Lorsqu’on les interroge sur leur situation actuelle, beaucoup commencent par poser une question : « Quand est-ce que les frontières seront rouvertes pour que nous puissions reprendre nos activités » ?

Parmi eux, Alima Nahimana, une jeune femme de 28 ans, raconte avec émotion son expérience. Elle travaillait au poste frontalier de la Ruhwa, à la frontière avec le Rwanda. Son activité consistait à vendre des fruits, notamment des pastèques, des mangues et des mandarines.

Selon elle, ce commerce marchait très bien auparavant. Les voyageurs congolais qui passaient par Bujumbura pour se rendre en République démocratique du Congo s’arrêtaient souvent pour acheter ses produits.
Grâce à ces ventes, elle pouvait subvenir aux besoins de sa famille. « Je suis la troisième enfant et je suis la seule à soutenir la famille. Chaque jour, ils attendent ce que je ramène à la maison pour pouvoir manger. Mais, aujourd’hui, la situation est très difficile car, je n’ai plus aucun revenu ».

Certains jeunes se réorganisent.

Plusieurs d’entre eux se sont tournés vers le commerce du riz en travaillant collectivement, souvent avec l’appui des associations qui accompagnent les jeunes afin qu’ils puissent continuer à générer un minimum de revenus.

Cependant, ces initiatives restent difficiles à rentabiliser. Les commerçants expliquent que la concurrence est devenue très forte dans ce secteur car, de nombreuses personnes s’y sont engagées faute d’autres opportunités. Les bénéfices sont très faibles et beaucoup disent travailler à perte.

Par ailleurs, ces jeunes dénoncent des taxes qu’ils jugent excessives. Ils disent qu’ils travaillent à perte.
A propos de ces lamentations, Jean Bosco Niyingabiye, conseiller de l’administrateur de la commune Cibitoke chargé de la communication et des relations publiques, clarifie la situation. Il informe qu’il est perçu des redevances pour chaque riziculteur en rapport avec l’aménagement des canaux d’irrigation à hauteur de 15% sur la récolte. Quant à la vente du riz, il est perçu 1 800 BIF pour 100 kg tout en précisant que cette somme est payée par la personne possédant une machine décortiqueuse.

D’autres jeunes se sont lancés dans la vente des pagnes. Là aussi, les difficultés sont nombreuses. Les commerçants expliquent que leurs produits se vendaient auparavant facilement en République démocratique du Congo. Mais, aujourd’hui, l’insécurité qui règne dans certaines zones limite fortement les échanges.
« Nos activités de commerce transfrontalier ont complètement cessé. Nous ne voyons plus comment continuer ».

La crise touche également les jeunes hommes qui travaillaient dans les kiosques aux postes frontaliers, notamment dans la vente de la viande et d’autres produits alimentaires.

Plusieurs d’entre eux expliquent que ces petits commerces leur avaient permis d’améliorer considérablement leurs conditions de vie. Aujourd’hui, beaucoup de leurs projets sont suspendus.

Tous lancent le même appel : une réouverture rapide des frontières afin de relancer les activités économiques locales.

Les agriculteurs locaux affectés.

Les agriculteurs disent que la commercialisation des fruits est interrompue suite à la fermeture des frontières

Au marché moderne de Cibitoke, un cultivateur explique qu’il travaillait étroitement avec les commerçants transfrontaliers. Il leur fournissait des fruits, notamment des pastèques et des mangues, qu’ils allaient ensuite vendre au-delà des frontières. Aujourd’hui, ce circuit de commercialisation est interrompu.

« Les mangues et les mandarines que nous produisons pourrissent désormais dans les champs faute de débouchés. Si nous essayons de les envoyer à Bujumbura, nous subissons de lourdes pertes », déplore-t-il.

Malgré ces difficultés, plus de cinquante jeunes femmes impliquées dans le commerce transfrontalier disent bénéficier du soutien de l’Association des Commerçants transfrontaliers (ACTF). Cette organisation leur offre régulièrement des formations et des séances d’encadrement afin de les aider à faire face à cette période difficile.

Ces commerçantes demandent toutefois à l’ACTF de continuer à dialoguer avec les autorités afin de trouver une solution durable et permettre la réouverture des frontières.

Selon elles, cela leur permettra de reprendre les activités qui constituaient leur principale source de revenus.
Pour Edith Irankunda, responsable de l’ACTF, la situation est particulièrement préoccupante dans les trois communes de la province de Bujumbura où l’association intervient en l’occurrence les communes Cibitoke, Bukinanyana et Mugina.

Elle reconnaît que les difficultés rencontrées par les commerçants transfrontaliers sont très sérieuses. Toutefois, son association continue d’organiser des réunions et des séances de sensibilisation pour aider les membres à mieux gérer cette période d’incertitude.

Selon elle, l’association travaille également en collaboration avec d’autres partenaires au niveau national afin de poursuivre le dialogue avec les autorités. L’objectif est de plaider pour une réouverture progressive des frontières.
En attendant, elle appelle les commerçants à faire preuve de patience et de résilience dans l’espoir que les négociations en cours aboutiront bientôt à une solution qui permettra à la population de reprendre ses activités économiques.


Le manque d’électricité entrave l’exercice de petits métiers

Dans la commune Cibitoke, le manque de courant électrique perturbe certaines activités et crée un désespoir chez les jeunes qui essaient de tout faire pour combattre le chômage. Le nouveau découpage administratif, quant à lui, force d’autres à abandonner les nouveaux postes d’attache.
Le transport des personnes et des biens à vélo au chef-lieu de la commune Cibitoke fait vivre beaucoup de jeunes.

Devant les bureaux de la commune Cibitoke, un secrétariat public est ouvert et les demandeurs de documents administratifs se pressent. Ils viennent pour les faire imprimer. Ils sont tous pressés et veulent faire signer les documents avant que les administratifs ne quittent les bureaux.

La nommée Nduwayezu est une habitante de la zone Mugina. Elle fait imprimer un extrait d’acte de naissance de son neveu. Elle se lamente du nouveau découpage administratif qui ne lui facilite pas la tâche. « Ici, personne n’arrive à maîtriser ces histoires de collines ou communes élargies et ça nous embrouille. Je peux connaître l’ancienne colline sur laquelle il est né. Mais, la nouvelle configuration de la colline par rapport au nouveau découpage administratif est compliquée. »

A la suite du nouveau découpage, elle fait savoir qu’elle a abandonné son poste parce que c’est trop loin et les déplacements lui coûtent cher. Elle travaillait à Mugina. Avec le nouveau découpage, elle a été réaffectée à Mabayi. « Un simple aller-retour coûte 50 000 BIF ou plus. Je ne peux pas aller vivre là-bas et abandonner ma famille. J’ai opté pour l’abandon du travail. »

Pour les documents administratifs, elle fait savoir que les problèmes sont multiples et s’observent partout. « Je peux faire imprimer un document dans Mugina à une somme de 1 000 BIF et dépenser plus de 50 000BIF de déplacement pour une signature. C’est le même problème pour ceux qui vont de Buganda vers le chef-lieu de la nouvelle commune élargie à Bukinanyana. »

Elle dénonce les coupures intempestives du courant électrique. Selon elle, les pertes deviennent immenses. Avant d’entrer dans le secrétariat, elle n’avait pas manqué de s’écrier « Dieu soit loué ! Il y a du courant » avant de faire la queue comme les autres clients en attendant son tour.

D’autres citoyens dénoncent des pots-de-vin qui s’observent dans les services publics tels que la police, la justice, l’éducation et la santé. « Dans certains services, tu ne peux pas obtenir un document administratif sans donner un pot-de-vin », se lamente. B.N, un habitant de la colline Ruhwa.

« Malgré la longue distance parcourue pour arriver au cachot de la commune, j’ai dû payer de l’argent à un agent policier pour voir mon ami détenu dans ce cachot », se lamente H.G.
Interrogé à ce propos, le conseiller Jean Bosco Niyingabiye fait savoir que des mesures seront prises pour punir tout agent ou responsable de l’administration qui se rendra coupable de cette pratique.

Les tenanciers des secrétariats publics se lamentent

Mervis Nininahazwe, une jeune fille de 25 ans, travaille dans un secrétariat public depuis 2 ans. L’outil informatique n’est plus un secret pour elle. Elle fait savoir qu’elle n’a jamais fait des études en informatique. « Celui qui m’a aidée m’a juste montré comment allumer un ordinateur et le reste je l’ai appris sur le tas. »
Dans les bonnes conditions, son travail fait entrer une somme allant jusqu’à 70 000 BIF par jour. Le problème auquel elle fait face est le courant électrique qui se raréfie. Elle n’est pas la seule victime. « La cafétéria d’à côté aussi fait face au même problème parce qu’elle a du lait qu’elle doit bien conserver. Les soudeurs ne sont pas non plus épargnés ».

Elle demande un bon rétablissement du courant électrique pour qu’elle ne rejoigne pas ceux qui n’ont pas eu la chance de travailler. « Ce n’est pas la Regideso qui m’a tirée de la rue, mais mon boss qui a investi pour que certains jeunes de cette commune puissent vivre de ce qu’ils font. Qu’on ne m’ôte pas donc cette chance. »

Elle souligne que les jeunes filles de sa promotion qui n’ont pas continué les études supérieures souffrent à côté de leurs maris parce qu’elles dépendent entièrement d’eux. Elle témoigne qu’elle ne veut pas cette vie de dépendance. « Je suis majeure et en bonne santé. La dépendance n’est pas pour moi une option parce que, la plupart du temps, elle conduit à la prostitution. »

Mervis Nininahazwe appelle les autres jeunes filles à changer de mentalité. Elle les encourage à retrousser les manches afin d’éviter de tomber dans la débauche.
« La prostitution des jeunes filles dans cette commune est une triste réalité. La cause n’en est autre que le manque d’emploi. Cela va crescendo. Les autorités devraient créer des opportunités pour les jeunes. Sinon, les valeurs culturelles de cette commune risquent de disparaître complètement ».

Concernant le manque d’électricité dans certaines localités de la commune M. Niyingabiye tranquillise. Il a fait savoir que ce défi figure sur l’agenda des projets prioritaires à réaliser dans un proche avenir sans toutefois préciser le deadline. « Cela figure dans le Plan de travail et le budget annuels ».

Le vélo, un moyen de survie pour les jeunes sans emploi

Jean Ndayisaba est conducteur de vélo au chef-lieu de la commune Cibitoke. Il transporte aussi bien des marchandises que des personnes. Comme d’autres jeunes confrontés au chômage, il a dû faire preuve d’initiative pour subvenir à ses besoins.
« Après avoir cherché du travail en vain, j’ai opté pour le transport à vélo ». Il exerce cette activité depuis seulement trois mois. Mais, il affirme qu’elle commence déjà à porter des fruits. Grâce à ses revenus, il a pu acheter deux chèvres d’une valeur totale de 500 000 francs burundais.

Melvis Nininahazwe : « Je fais face à des coupures répétitives du courant électrique »

Pour lui, ce métier reste accessible, à condition de respecter certaines règles. « C’est un travail relativement facile quand on respecte les lois qui régissent la circulation ». Il insiste sur l’importance de la discipline et de la prudence sur la route.
Fort de son expérience, Jean Ndayisaba lance un appel aux autres jeunes. « Il ne faut pas rester les bras croisés. La vie est difficile. Il faut se battre et saisir les opportunités qui existent ».

De son côté, D.N. insiste sur la sécurité routière dans l’exercice de son métier. Il indexe les conducteurs de véhicules qui ne respectent pas le code de la route et qui cognent souvent les conducteurs de taxi-vélos.
Il alerte sur les accidents routiers. « Sur la route principale RN5 (la route nationale Bujumbura-Ruhwa), les accidents sont fréquents. Les conducteurs de véhicules nous dénigrent. Ils se croient au-dessus de la loi ».


Interview avec Ancile Icishatse

« Dans un foyer, la femme est collaboratrice et non une esclave ».

Epanouissement des femmes, journée internationale des femmes, violences domestiques envers les hommes, … Ancile Icishatse, leader communautaire du quartier Rusiga, zone Cibitoke, commune Cibitoke s’exprime.

Comment les élus s’occupent-ils des questions qui préoccupent la population ?

Avant les élections de 2025, nous avons sensibilisé les femmes à voter et à se faire élire. Dans certaines localités, nous avons atteint cet objectif. Aujourd’hui, nous poursuivons la sensibilisation afin que celles qui occupent des postes de prise de décisions soutiennent à leur tour d’autres femmes.

Nous avons également demandé aux femmes parlementaires de rester proches des autres femmes, en particulier des agricultrices, en leur rendant régulièrement visite. Leur élection dépend fortement de l’implication des femmes à la base.

Pendant les élections, nous avions rappelé que, généralement, les élus ne reviennent pas vers leurs électeurs. Actuellement, les choses commencent à changer. Ils semblent se ressaisir et elles viennent écouter les doléances de la population.

En tant que leader communautaire, quel est l’état des lieux des violences basées sur le genre (VBG) ?

Dans le passé, les femmes ont été victimes de différentes formes de violences basées sur le genre : violences sexuelles ; harcèlement ; violences psychologiques, domestiques et économiques. Elles souffraient en silence par peur des représailles.

Aujourd’hui, elles commencent à briser le silence. La situation s’est améliorée à plus de 50 % notamment grâce aux actions de sensibilisation. Nous œuvrons également pour une égalité de traitement entre filles et garçons au sein des familles. Dans un foyer, la femme doit être considérée comme une collaboratrice et non comme une esclave.

Même après les élections, nous continuons à mener des actions pour renforcer l’autonomisation des femmes.
Elles doivent s’impliquer dans des associations et des coopératives de développement, contribuer au développement de leurs foyers sans dépendre uniquement de leurs maris et participer aux travaux de développement communautaire.

Nous encourageons celles qui sont encore victimes de violences basées sur le genre à se confier à d’autres femmes afin de les aider à surmonter ces épreuves. La situation évolue progressivement. Autrefois, une femme battue gardait le silence. Aujourd’hui, certaines osent saisir la justice.

Comment les femmes participent et défendent-elles leur développement ?

Les femmes doivent éviter de dépendre de leurs maris. Elles investissent de plus en plus dans l’éducation de leurs filles. Autrefois, terminer l’école secondaire était considéré comme suffisant. Mais, aujourd’hui, elles encouragent leurs filles à poursuivre des études supérieures au même titre que les garçons.

En collaboration avec leurs maris, elles luttent également contre les mariages précoces qui constituent un obstacle à l’épanouissement des jeunes filles. Cela permettra à ces dernières de participer davantage à la vie politique et d’intégrer les instances de prise de décisions.

Comment appréciez-vous la représentativité des femmes dans les instances de décisions ?

Nous déplorons que les femmes soient les plus nombreuses mais restent sous représentées dans les instances de prise de décisions. Sur les collines, la représentativité des femmes est encore basse alors que les femmes devraient participer dans la gouvernance locale. En analysant les résultats des dernières élections de 2025, les femmes ne sont pas suffisamment représentées.

En tant que leader communautaire, que comptez-vous faire pour les inciter à se faire élire ?

Nous envisageons organiser des réunions de sensibilisation pour inciter les femmes à faire prévaloir leurs droits électoraux. Nous avons remarqué que si une femme est dans les instances de prise de décisions, les autres femmes se sentent à l’aise pour lui confier leurs problèmes.

Quel regard portez-vous sur le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes ?

Certaines femmes ne s’engagent pas encore dans le changement. D’autres pensent que cette journée est réservée uniquement aux femmes occupant des postes de responsabilité. Elles ne comprennent pas toujours sa véritable signification.

Dans les milieux ruraux, beaucoup de femmes restent en retrait. Nous essayons de leur faire comprendre que cette journée a été obtenue au prix de nombreux sacrifices. Cependant, la pauvreté demeure un obstacle. Certaines femmes évoquent le manque de moyens financiers pour se procurer un pagne.

En plus, certains hommes empêchent leurs épouses de fréquenter d’autres femmes ou les menacent. Lors de cette journée, certaines subissent même des violences ou des travaux forcés pour les empêcher de participer.

Cependant, ce n’est pas le cas partout. Personnellement, mon mari m’encourage à participer et m’accompagne dans la célébration avec nos enfants.

Certains considèrent cette journée comme une occasion de faire du « n’importe quoi ». Quel est votre avis ?

Il existe effectivement des comportements inhabituels qui sont de nature à discréditer certaines femmes. Pourtant, cette journée n’est pas une occasion de dérives, d’ivresse encore moins de débauche. Elle doit plutôt servir à montrer les capacités des femmes à défendre leurs droits. C’est avant tout un moment de réflexion et d’évaluation des progrès réalisés.

Que faut-il faire pour l’épanouissement de la femme burundaise ?

Nous demandons aux leaders religieux de sensibiliser les familles à l’importance du dialogue. Sans dialogue, rien n’est possible. Beaucoup d’hommes refusent encore d’écouter les contributions de leurs épouses comme si la femme n’avait aucune valeur alors qu’elle est une conseillère incontournable.

Le gouvernement doit également multiplier ses efforts pour garantir l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Avec l’implication de tous les acteurs — étatiques et associatifs — les droits des femmes pourront devenir une réalité.

Des voix s’élèvent pour dénoncer des violences faites aux hommes dans les foyers. Qu’en dites-vous ?

J’ai entendu parler de l’existence d’une association « Abagabo mugahinda » (les hommes en détresse). Les violences envers les hommes peuvent exister, mais elles ne sont pas très répandues dans mon entourage.

Récemment, j’ai rencontré des hommes qui se plaignaient d’être maltraités par leurs épouses. En approfondissant, j’ai compris que certaines situations étaient liées à des malentendus.

Par exemple, l’un d’eux reprochait à sa femme de lui refuser l’accès à la maison alors qu’il rentrait très tard et qu’elle ne l’entendait pas à cause de la fatigue.

De manière générale, les hommes supportent difficilement le manque de respect. Un homme peut faire du tort à sa femme à plusieurs reprises sans que cela ne suscite de réaction. Mais, si la femme agit une seule fois, cela peut être perçu comme un scandale.

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