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Politique

Trois hommes avertis en valent beaucoup

15-02-2016

Des officiers burundais ont été renvoyés de la MINUSCA, pour des violations des droits de l’Homme commises au Burundi. Une mesure qui sonne comme un avertissement pour certains éléments des forces de l’ordre du Burundi.

Militaires MinuscaIl s’agit du Major Pierre Niyonzima (index 483161), Major Jimmy Rusheshe (index 1025877) et Major Jean Bosco Mushimantwari (index 484248). Tous officiers de la Force de Défense Nationale (FDN), l’armée burundaise, déployés depuis le 13 décembre 2015 dans la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine, MINUSCA. Cette demande de rapatriement de ces trois officiers burundais est contenue dans une note officielle du 5 février 2016 signée par le Lieutenant Général Maqsood Ahmed, conseiller au Département des opérations de maintien de la paix à New York. Cette décision a été prise le 5 février 2016 et aucune autorité burundaise n’a été informée.

Cette requête avec effet immédiat, a été envoyée au Général Major Balla Keita, le Commandant a. i de la force de la Minusca. Cette note fait suite aux inquiétudes exprimées par l’Office du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. «L’OHCDH a soulevé de sérieuses préoccupations au sujet de violations présumées des droits de l’Homme commises par ces agents au cours des violentes manifestations qui ont débuté au mois d’avril 2015 au Burundi».

Opération mains propres

Parfait Onanga Anyanga, le nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, tente de redorer l’image de la Minusca.

Parfait Onanga Anyanga, le nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, tente de redorer l’image de la Minusca.

Ce renvoi n’est pas une première pour le Burundi, dont les éléments sont normalement bien notés dans les missions de maintien de la paix. En décembre 2015, la MINUSCA a décidé de suspendre le déploiement de Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise. Dès que la nouvelle de sa nomination en Centrafrique a commencé de se répandre, les activistes burundais se sont mobilisés sur les réseaux sociaux, pour exiger le renvoi du colonel au Burundi et l’annulation de son affectation.

Parfait Onanga Anyanga, le nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, tente de redorer l’image de la Minusca, après plusieurs allégations de viol. Une sorte d’opération mains propres que l’ancien représentant spécial des NU au Burundi mène, en faisant de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille.

Notamment en ce qui concerne les accusations de viols ou de maltraitances présumées, commises par des casques bleus. En ce qui concerne la Munisca, il semblerait que ce soit une première que des militaires qui en font partie soient renvoyés pour des exactions commises dans leur pays d’origine.


Qui sont-ils ?

1. Major Jean Bosco Mushimantwari

Selon les défenseurs des droits de l’homme, le major Mushimantwari travaillait à l’état-major général de la force armée chargé du personnel, « G1 ». Même s’il n’était pas chef de service, il se serait illustré dans la mutation vers l’intérieur des militaires tutsis issus des rangs des ex- FAB (Forces armées burundaises) qui opéraient à Bujumbura. Par la même occasion, des militaires hutu ex-Pmpa (partis et mouvements politiques armés) quittaient les garnisons de l’intérieur pour être déployés dans la capitale.

2. Major Pierre Niyonzima

Mjr Pierre NiyonzimaIl travaillait à l’état-major général des forces armées, service budget. Si l’on croit la société civile en exil, au plus fort des manifestations, il fut un homme de terrain. Elle accuse major Niyonzima d’avoir assassiné des militaires putschistes le 13 mai et d’avoir été à la tête des militaires qui ont mené l’assaut sur l’Hôpital Bumerec pour y extraire les militaires putschistes blessés qui s’y faisaient soigner, le 14 mai 2015.

3. Major Jimmy Rusheshe

Mjr RushesheIl était commandant du camp « Police militaire ». La société civile en exil lui en veut pour les « actes de torture sur les jeunes attrapés en pleines manifestations et sur des militaires ex-Fab de son camp». Elle accuse aussi le major Rusheshe d’avoir acheminé à l’Etat-major général la liste de militaires tutsi ex-Fab à muter vers l’intérieur du pays.


Réactions

Léonce Ngendakumana : « Ils finiront par être condamnés aussi bien là-bas qu’ici ! »

Léonce ngendakumana« C’est un avertissement pour le gouvernement du Burundi que s’il continue à se comporter comme il le fait aujourd’hui, il risque d’être isolé de la communauté internationale », réagit Léonce Ngendakumana. Pour le président du Frodebu, on ne peut pas faire du mal chez soi et prétendre aller ramener la paix ailleurs.

Dorénavant, même ceux qui veulent aller chercher de l’argent dans ces missions, ils devront se comporter comme de véritables militaires et policiers : « sinon ils finiront par être condamnés aussi bien là-bas qu’ici ! »

Pierre Claver Mbonimpa : « Il faut qu’ils soient poursuivis et sanctionnés, où qu’ils soient. »

Pierre Claver MbonimpaPour le doyen des défenseurs burundais des droits humains, « envoyer des soldats à l’étranger pour ramener la paix et pour protéger la population est un honneur. C’est comme une récompense pour avoir été un modèle dans ton pays d’origine. S’il est constaté que tu n’es pas capable de ramener la paix et d’assurer la protection des populations dans ton pays, c’est que tu n’es pas capable de le faire dans les autres pays ».

Pour le président de l’Aprodh, le rapatriement des trois officiers est une victoire de la société civile. « Le refoulement de ces trois majors et d’autres qui ont été refoulés antérieurement est le fruit du travail de l’Aprodh et des autres organisations burundaises et internationales des droits humains. J’en suis satisfait».

Et d’avertir : « En synergie, les organisations de la société civile des droits de l’Homme, nationales et étrangères continuons à identifier tous les individus des corps de sécurité, du Service national des renseignements, de l’administration et même les privés qui ont massivement violé les droits et la dignité de leurs concitoyens. Nous continuerons à dénoncer et à demander des sanctions modèles pour les prédateurs des droits de la personne humaine. Il faut qu’ils soient poursuivis et sanctionnés, où qu’ils soient. »

Philippe Nzobonariba, porte-parole du gouvernement : « Pas de réaction. Demande au porte-parole du ministère de la Défense. »

Colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée : « Nous l’avons appris sur les réseaux sociaux.»

Le colonel Gaspard Baratuza ©Iwacu

Le colonel Gaspard Baratuza ©Iwacu

Interrogé, le colonel Baratuza dit ne pas savoir grand-chose sur ce dossier : «Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore reçu de correspondance officielle qui confirme le renvoi de ces trois majors de la MINUSCA. Comme tout le monde, nous l’avons appris sur les réseaux sociaux.»


Analyse

Le renvoi des trois officiers de la MINUSCA est un avertissement

Avec cette mesure décidée au plus haut niveau par le Département des Opérations de maintien de la paix (DOMP) de l’ONU en concertation avec l’Office du Haut-Commissariat des droits de l’Homme (OHCDH), explique E.N., un analyste qui suit de très près la crise politico-sécuritaire burundaise, les Nations unies lancent un message clair.

«L’ONU dit aux autorités burundaises, attention ! Nous sommes au courant des allégations de crime qui sont commis par les forces de l’ordre au Burundi, des sanctions plus lourdes pourront être prises un jour», fait-il savoir.

Cette demande de « rapatriement » de ces trois majors de l’armée burundaise de la Minusca est un appel à une prise de conscience lancé à chaque officier : «On leur rappelle que la responsabilité est individuelle et que tôt ou tard ils seront amenés à répondre de leurs actes, des violations des droits de l’homme qu’ils commettent aujourd’hui!»

De plus en plus, explique-t-il, le Département des Opérations de maintien de la paix en collaboration avec l’Office du Haut-Commissariat des droits de l’Homme est regardant sur l’intégrité, le casier des hommes appelés à enfiler un casque bleu. «Ils doivent s’assurer que ces soldats de la paix sont clean».

Outre les différentes formations théoriques et pratiques sur l’art de la guerre, et les épreuves à passer avant de s’engager pour la cause de la paix, souligne un politologue, chaque militaire aspirant à être sous la bannière bleue de l’ONU doit notamment intégrer tout ce qui est en rapport avec le Droit international humanitaire. «Il y a tout un programme, des modules à assimiler, des simulations et autres exercices pratiques à faire avant tout engagement. Chaque militaire doit avoir dans l’une de ses poches appliquées, un livret, une sorte de condensé de ce texte important. C’est sa bible, son livre de chevet».

  21   Vos commentaires
  1. Ami

    Muter des militaires est-t-il un acte de violation des droits de l’homme au cours de violentes manifestations?

    • Stan Siyomana

      @Ami
      Meme en temps normal au Burundi, les gens vont s’inquieter/avoir des soupcons quand il y a « la mutation vers l’interieur des militaires tutsi issus des rangs des ex-FAB (forces armees burundaises) qui operait a Bujumbura. Par la meme occasion des militaires hutu-ex-Pmpa (partis et movements politiques armees) quittaient les garnisons de l’interieur pour etre deployes dans la capital. » Malheureusement le Burundi en est encore au stade ou une ethnie croit qu’elle doit sa protection aux ex-FAB, tandis que l’autre ethnie croit qu’elle doit sa protection aux ex-Pmpa.
      IT’S STILL A LONG WALK TO FREEDOM (comme dit Mandela dans son livre autobiographique).
      Au fond, ces mutations pourraient rentrer dans la meme logique d’intimidation comme quand des militants du parti au pouvoir sont venus de toutes les provinces du pays pour venir manifester dans les quartiers de la capitale Bujumbura.

  2. kissinger

    wewe wiyise Peter James uvuga ibirofa gusa kwiye kumeswa!

    • harerimana pacifique

      nimugire agakiza mwikuremwo kumesa ba sha.murakoze

  3. Présomption d’innocence ou pas, l’ONU s’adapte de temps en temps à la logique que les Burundais comprennent. Les Burundais usent de brutalité, de méchanceté et de détestation colorée de haine. Chacun devrait savoir que ça n’arrive pas qu’aux autres et adopter un comportement conséquent. Oui, laissons l’ONU parler le langage que nous comprenons pour une fois qu’elle se penche sur un problème Burundais. L’attitude de certains « Benegihugu » évolue quand-même, « nta mwaka udakura inkumi. » En effet, par honte ou par peur de mentir, Nzobonariba a choisi de renvoyer la balle à Baratuza. Une bonne dose de méchanceté tout de même. Comment peut-on parler aussi cyniquement de la corde dans la maison d’un pendu? Il n’y a pas longtemps, Baratuza a subi le même sort, ce qui fait que ce n’est peut-être pas le moment de lui demander de donner la lumière sur de tels cas, si porte-parole soit-il. L’excès de zèle du présent sera récompensé à sa juste valeur, tôt ou tard! En peu de mots, apprenons à gérer le présent pour un avenir meilleur, quitte à y aller lentement mais sûrement au lieu de venir pleurnicher pour les uns et de verser les larmes de crocodile pour les autres.

  4. Ntazizana

    Bravo aux défenseurs des droits humains.
    C’était une honte pour le Burundi que des gens qui auraient temp dans des actes horribles chez eux prétendent aller faire du bien ailleurs!
    La suite serait de les mettre devant une juridiction réellement indépendante pour qu’ils répondent de leurs actes.
    La Lutte contre tous ceux qui se comportent comme des animaux doit continuer jusqu’à ce que le Burundi so it Un havre de paix!

    • Peter James

      Je me demande ce que faisait l’ONU en 1972 ,1988,1993 quand Buyoya a largué la bombe napalme aux hutus de Ntega Marangara , Il tua Ndadaye sous les yeux des nations unies .en guise de remerciement l’ONU lui a embauché .où étaient ces soient disant defenseurs des droits humains?Kuki gushika uno musi ONU itarafata Buyoya nabasirikare bishe umukuru wigihugu yatowe nabanyagihugu.

      • Peter James

        Léonce nabo mukorana ntimuzoteba kumenya ko mwihenze.
        The future will tell you my friends.
        Kibericigwa abariko barakorana na Kagame.Kagame na Museveni nta rukundo namba bakunda le peuple hutu .
        Barondera empire hima gusa.
        Muzobaze Twagiramungu Faustin, Bizimungu Pasteur na Seth Sendashonga niyazuka.

      • Stan Siyomana

        @Peter James
        1. Peut-etre que l’ancien dictateur Major Pierre Buyoya a negocie pour soi la meme immunite provisoire dont jouissent toujours les chefs des anciens mouvements rebelles.
        2. Et meme s’il n’en etait pas ainsi, le Gouvernement burundais actuel n’arrete pas de dire que le Burundi est un pays souverain, donc son Procureur General ne devrait pas seulement emettre des mandats d’arret internationaux contre tel ou tel qui vit en exil, ce procureur devrait etre capable de traduire en justice n’importe quel citoyen burundais (comme Pierre Buyoya, s’il l’accuse de ceci ou de cela) sans attendre que ce soit les Nations Unies qui prennent des mesures (contre Pierre Buyoya par exemple).

        • Mariya Budangwa

          @ Stan Siyomana

          Si Buyoya a négocié l’immunité au Burundi, ça s’applique aussi à l’ONU?

          • Stan Siyomana

            @Mariya Budangwa: « ca s’applique aussi a l’ONU »
            Je crois que oui car l’ONU etait elle-meme la a chaque etape des negociations de paix d’Arusha.
            Dernierement il y avait meme un article ou le ghaneen Koffi Anan (= Secretaire General de l’ONU en 2000) parlait de ses souvenirs de la ceremonie de signature de l’Accords d’Arusha et par consequent voyait la dictature du 3 eme mandat presidentiel au Burundi comme une violation fragrante de ces Accords.
            Et ca ne m’etonnerait pas si l’ONU a depense des millions de dollars sur ces negociations.

      • joste mirongibiri

        Fait un dossier cossu, des preuves tangibles, sans faille, à l’appui et dépose le auprès du bureau du haut commissariat des droits de l’homme au Burundi, prouve qu’il a massacré des gens en 1972, qu’il a lancé la bombe « napalme » sur la population de Ntega-Marangara et qu’il a tué Ndadaye et on le rapatriera s’il est en mission des nations Unies.

      • RUGAMBA RUTAGANZWA

        @PETER JAMES,

        Et vous au pouvoir vous faites quoi? Vous attendez que les NU veinent travailler à votre place? Qui vous empêche, qui vous a empêché depuis 2005, d’arrêter ceux qui ont assassiné feu Melchior NDADAYE? Réponse s’il vous plait???
        Quant à ces marionnettes de Pierre NKURUNZIZA qui sont allés jusqu’à achever des blessés sur leurs lits, si cette allégation s’avère vrai, alors, c’est un crime de guerre, un crime inouï qui doit être punie par les instances internationales si du moins le Gouvernement burundais ne fait rien. Je dirai que le pire pour eux, ainsi que les autres qui sont régulièrement cités dans les rapports de la société civile, comme Darius IKIRAKURE, le pire est devant eux.
        Pour tous ces militaires qui sont impliqués dans la répression aveugle des jeunes de quartiers dit contestataires, je leur dirai simplement que quand on frappe le margouillat, le lézard doit se tenir prêt.

  5. Gima

    C’est du lynchage médiatique. Comment peut-on punir pour une « présomption de faute » alors qu’en droit il y a présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraire?

    • joste mirongibiri

      Justement que fait-on de la présomption d’innocence pour des cas qui ne sont pas flagrants. Vous auriez remarqué l’usage du conditionnel par exemple à propos du Major Mushimantwari JB. Ne faudrait-il pas que les choses soient clarifiées avant qu’une telle mesure soit prise, qu’il n’y ait plus l’ombre d’un doute sur la responsabilité de l’individu? Beaucoup d’enjeux sont en jeu pour négliger la moindre piste d’enquête: ôte-toi que je m’y mette, équilibrisme, autres montages à des fins individuels, qui sait? …
      Il est facile de jeter quelqu’un en pâture aux lecteurs des média, mais sa réintégration morale est plus difficile.
      Il est opportun de se demander aussi où est passé le troisième officier sur lequel la société civile burundaise avait attiré l’attention. Lieutenant colonel ou major Sindaye Dismas? blanchi? changement d’identité? assassiné comme le disent certains média?…

      • Peter James

        Abo basirikare babahora ubusa .
        U Rwanda rwinjiye muri congo rwica impuzi zabarundi nizabanyarwanda nabanyekongo ONU irorera.
        Kwataco yavuze.
        Tuzohava tuvuga ishigikira ubwicanyi.

        • Stan Siyomana

          @Peter James
          Wewe ushobora kwiyicarira iwawe uti: Abo basirikare babahora ubusa ». ONU nayo yagize amatohoza yayo iti « Ivyo uvuga sivyo ».
          Ku vy’abiciwe I Congo, ubu lero abarundi bagiye kugira amahirwe ko iyo ONU itagishaka ko abanyagihugu bicwa mu gihugu cabo c’Uburundi.

          • l’ONU n’a jamais fait des enquetes relir bien l’article « ……La société civile en exil lui en veut pour les…… » Ils sont tombés dans le piège des sindumuja heurueusement que la réalité vient d’etre mis au claire. les 3 officiers viennent d’etre rehabilité j’attend le suivanta article sur ce dossier.

        • NAHAYO Freddy

          Oya Peter ntiwoca witwaza ngo ko urya yakoze amahano ntahanwe nanje ndafise uburenganzira bwo gukora ayo mahano nyene.Kera aho mwahora mutricha mw’ishure umwe yarafatwa agahabwa ubusa uwundi yabicikanye;none waca uvuga ngo ntimumpana kuko na naka yabikoze????

    • Ntazizana

      Gima, tu éprouves une pitié pour des gens renvoyés d’une mission pour retrouver leur travail en invoquant la présomption d’innocence; c’est bien mais ces gens là si eux-même savaient quelque chose sur la présomption d’innocence, des vies humaines auraient été sauvées! Ce qui leur arrive est moindre par rapport à ce qu’ils sont accusés. Eux au moins, ils auraient l’occasion de se défendre si jamais ils étaient jugés!

      • Gima

        Veux-tu goûter à un lynchage médiatique ?On invente que tu as volé du matériel ou que tu as violé la secrétaire, on l’amplifie sur le web, on s’arrange pour que le patron le sache, lequel te licencie pour protéger l’image de la compagnie. Tu n’as pas eu le droit de te défendre… Ca te plairait vraiment?

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