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Le patron de la diplomatie belge dans nos murs

Didier Reynders, Vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères et européennes, était en visite, ce mercredi, dans les locaux du Groupe de presse Iwacu.

Le Vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères répond à une question d’un journaliste de la rédaction française ©Iwacu

Le Vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères répond à une question d’un journaliste de la rédaction française ©Iwacu

15h50. Arrivée du Vice-premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de Beliris et des Institutions culturelles fédérales, Didier Reynders, précédé par l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burundi, Marc Gedopt, au journal Iwacu. Une délégation de journalistes belges étaient déjà présents sur les lieux dès 15h. Antoine Kaburahe, directeur des publications du Groupe de presse Iwacu, salue chaleureusement cette personnalité politique belge de premier plan et l’invite à se rendre à la rédaction française du journal Iwacu.

La famille des journalistes étant en deuil, ce mercredi matin, Antoine Kaburahe a commencé son mot de circonstance par évoquer cet acte de terrorisme islamiste à Charlie Hebdo, véritable emblème de l’irrévérence à la française : « Nous sommes très heureux de vous accueillir ici dans le groupe de presse Iwacu. Malheureusement dans des circonstances difficiles. On a tous appris ce qui s’est passé aujourd’hui en France. C’est une atteinte terrible, tragique envers la liberté d’expression. Nous sommes de tout cœur avec nos collègues français. »

Après une brève présentation de l’histoire du projet Iwacu, Antoine Kaburahe a égrené les différents produits du Groupe de presse : « Iwacu publie un hebdomadaire en français, un hebdomadaire en kirundi, une news letter quotidienne électronique et un magazine mensuel. Nous éditons des auteurs burundais, nous avons aussi dernièrement lancé une web tv. Nous nous sommes positionnés comme le premier groupe de presse indépendant au Burundi. »

Il a, par la suite, souligné les difficultés du métier de journaliste au Burundi : « Vous savez qu’il y a une loi sur la presse très liberticide et d’ailleurs vous avez eu l’occasion de prendre position par rapport à ça. En 6 ans, nous avons montré que malgré un contexte difficile, parfois même hostile, il y a moyen de faire un travail de qualité en respectant l’éthique et la déontologie qui sont notre seul bouclier. »

De gauche à droite, Marc Gedopt, ambassadeur du Royaume de Belgique, Didier Reynders, le chef de la diplomatie belge, et Antoine Kaburahe, directeur des publications du Groupe de presse Iwacu ©Iwacu

De gauche à droite, Marc Gedopt, ambassadeur du Royaume de Belgique, Didier Reynders, le chef de la diplomatie belge, et Antoine Kaburahe, directeur des publications du Groupe de presse Iwacu ©Iwacu

Du reste, le directeur des publications du Groupe de presse Iwacu a mis l’accent sur le caractère « très fragile du projet », justifiant ainsi son appel à soutien : « Je voudrais vous demander de continuer à nous soutenir, le chemin vers l’autonomie est encore long. Mais si vous restez à nos côtés pendant quelques années encore, nous pensons que nous allons pouvoir faire un projet viable. »

Son mot de circonstance s’est conclu sur des remerciements : « Nous vous remercions de votre passage (…) qui constitue un signe vraiment important de votre soutien à la presse. Donc, merci pour tout ce que vous faites pour le Burundi. » Comme cadeau, six reliures des journaux d’Iwacu compilant six ans de travail sont offertes au Vice-premier ministre des Affaires étrangères et européennes par Monia-Belle Inakanyambo, la benjamine de la rédaction française.

>>>Didier Reynders. Verbatim

. Elections de 2015 : « Nous avons insisté sur le processus électoral, la capacité qui doit être la nôtre et d’autres acteurs internationaux d’être présents et d’observer le processus électoral en envoyant les observateurs pas seulement le jour des élections, mais maintenant, pendant la préparation, la réalisation, le dépouillement et l’annonce des résultats. »

. Quel avenir ? : « Ce qui va se passer dans les semaines ou mois à venir va probablement déterminer une situation pacifiée, une situation où l’on respecte l’Accord d’Arusha (participation de toute la société burundaise) où on va prendre le risque de vivre de nouvelles aventures. C’est un message qu’on va passer à tous les acteurs de bien réfléchir avant de faire des choix, à ce que veut la société burundaise dans les prochaines années. »

. Troisième mandat du président Nkurunziza : « Que les responsables politiques burundais, comme dans d’autres pays, assument leur responsabilité, fassent des choix. En fonction de ces choix, nous aurons à réagir. Je le répète, ce n’est pas a nous de dire comment les décisions doivent être prises. Pour être encore plus précis, ne vous demandez pas ce que l’on dira si…attendez d’abord. »

. Respect de la Constitution et de l’Accord d’Arusha
: « Nous le répétons systématiquement, l’important ce que l’on respecte le texte constitutionnel et que l’on respecte aussi les accords politiques qui ont été conclus et qui contiennent un certain nombre d’éléments très précis. Le message qu’on va faire passer, c’est le respect de l’Accord d’Arusha, sa philosophie et du texte constitutionnel. C’est le seul message qui peut garantir la paix et la stabilité dans le pays. »

. Sécurité régionale : « Vous savez, la Monusco a des moyens importants. Les Fardc doivent participer aux actions qui sont entreprises. Mais si on entreprend des actions, c’est pour neutraliser un certain nombre d’acteurs qui ne souhaitent pas désarmer, qui ne souhaitent pas prendre le chemin de la réintégration dans la société. Deuxième phénomène, c’est qu’il faudra, pour tous ceux qui souhaitent prendre le chemin de la réintégration dans la vie collective, voir quelles sont les orientations possibles, où on peut les accueillir et dans quelles conditions. Il y a un travail qui est en cours à propos du M23, ce même travail pourra avoir lieu à propos des autres groupes. »

. Droits de l’Homme : « Nous continuerons de formuler des remarques très fermes à l’égard de tous les textes au Burundi, comme ailleurs, qui peuvent limiter ou tenter de limiter la liberté, notamment la liberté de la presse. J’en ai reparlé au ministre des Affaires étrangères, ce matin. Nous voulons éviter que des textes liberticides ne poursuivent leur chemin. »

. Soutien à Iwacu : « Je suis très heureux que le département ait pu accompagner ce travail. Je confirme que l’intention est de poursuivre parce que c’est un élément majeur. C’est une démarche que l’on va poursuivre en vous soutenant. »

. Une pensée pour les journalistes tués en France : « Je tiens vraiment à répéter que ce n’est pas seulement la liberté de la presse, la liberté d’expression, c’est la liberté tout court qui est mise en cause à travers une action comme celle-là. Je tiens à féliciter votre rédaction qui travaille parfois dans des circonstances très difficiles, ça me paraît très important. »

  7   Vos commentaires
  1. Gerard

    Chers burundais-burundaise. Ne continuons pas à faire porter aux blancs nos fardeaux alors que ils ont le leur. Demain nous dirons que le blancs nous a diviser et que celui qui a exacerber l’ampleur de l’identité ethnique au Burundi et qu’ils ont pillé l’Afrique. Presque tous les livres sur l’histoire du Burundi affirment que le belge a instauré, au Burundi, un système de diviser pour régner. Ce que nous accusons au colonisateur d’hier, son rejeton l’a entendu, l’a enregistré et je ne pense pas qu’il en est indifférent!

    Umwana atazovayo aririra ibironge bitaronze nyina

  2. nkuba

    Les Chinois visitent Rema FM, les USA a travers Samantha soutiennent la RPA et les europeens visitent Iwacu et la RTNB. Y-a-il equilibre??????

  3. Ernest Mb.

    Bonjour monsieur Kaburahe et son équipe des vaillants, Vous voyez que votre travail acharne et garder le professionnalisme de votre métier ont été récompensés. Alors, c’est le temps que les autres radios et les journaux trotoires se résissent, et qu’ils prennent votre bon exemple à travailler de façons à mettre avant tous, les valeurs positives et l’honnêtétés, informer les gens sans prendre de penchant. Voilà, vous vennez de remporter le gros lot et vous méritez!!!Bravo et courage. Bonne continuité et bonne année à toute l’équipe d’Iwacu. Murambe

  4. abdoul

    Poser la question c’est y répondre!

  5. Neni

    Merci beaucoup pour l’info!
    On attend toujours l’article promis sur l’attaque de CIBITOKE!
    Bonne journée

  6. uhuru africa

    Pourquoi n’ont ils pas visité RPA ou Rema FM?

    • borntomakelovenotwar

      Parce qu’il s’agit de deux extrêmes. Je ne veux pas dire qu’Iwacu ne prend jamais de position (Gov. vs Oppo.), mais ESSAIE plus que les deux autres en tout cas d’petre neutre.

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