Société

Est-ce Jean Bigirimana ?

07/08/2016 La Rédaction 17

Après trois jours d’enquête sur terrain, les journalistes d’Iwacu ont trouvé un corps dans la zone où, selon plusieurs sources, le journaliste a disparu. Iwacu a promis de rendre publiques toutes les informations. Le récit de cette enquête.

Vendredi 5 août

« Bihongo » lieu où a été jeté le cadavre découvert par les journalistes
« Bihongo » lieu où a été jeté le cadavre découvert par les journalistes

Depuis la disparition de Jean Bigirimana, Iwacu a commencé une investigation pour retrouver le journaliste. Toutes les informations en notre possession, tout comme à la CNIDH, indiquent que notre confrère a été « enlevé à Bugarama vendredi le 22 juillet dans l’après-midi. »
Vendredi 5 août, vers 14 heures, une source nous indique qu’il y a un cadavre dans la Mubarazi, en commune Muramvya. Notre source est fiable.

14 h 30 : Mise en place de « Finding Jean »

Réunion de crise par whastap interposé entre Antoine Kaburahe, le directeur, Léandre Sikuyavuga, le rédacteur en chef, et les journalistes.

Très rapidement, une équipe de reporters d’Iwacu est constituée : Abbas Mbazumutima, rédacteur en chef adjoint, un vétéran du métier prend la direction. A ses côtés des reporters chevronnés et un photographe.

Pour mieux communiquer, notamment avec Antoine Kaburahe depuis Bruxelles, un groupe whatsap, qui a pour nom « Finding Jean », est créé.

Un passage chez le chargé des finances pour prendre quelques frais, on vérifie les appareils photo, on met des crédits téléphoniques, quelques carnets pour les notes, l’équipe « Finding Jean » démarre. Il est 14 h 40, soit exactement quarante minutes après que l’information sur l’existence de ce corps est arrivée à Iwacu.

15 heures sur la RN1

Sur la RN1, communément appelée ’’route Bugarama », dans la voiture, un silence de plomb. Les journalistes sont conscients de la gravité de la situation. Tous savent qu’un autre danger guette : la tombée de la nuit. Ils pressent le chauffeur d’accélérer. Il leur rétorque par une boutade : « Vous dites toujours qu’un bon journaliste est un journaliste vivant, alors un bon chauffeur est un chauffeur prudent». Le chauffeur se concentre sur la route. Le silence retombe. Nervosité, émotion, angoisse, toute l’équipe a les nerfs à fleur de peau.

Première descente, premier échec

Pour ne pas exposer des gens, Iwacu ne va pas dire comment et qui a indiqué aux reporters l’endroit. (…) . Pendant plus de deux heures donc, les journalistes montent et descendent des vallées vers « les lieux ».

Ils longent la Mubarazi comme indiqué, mais rien. Il est presque 18 heures. Dans la vallée, la population qui rentre des champs, un peu apeurée, ne veut pas parler. «Un cadavre ? Jamais entendu ! Des tirs ces derniers jours ? Non ! Il faut demander aux autres, moi je suis de passage ici», leur dit une cultivatrice.

A la question, la plupart de gens rencontrés détournent le regard tout en vous parlant avec les yeux et une sorte de sourire. « A la burundaise. »

Les journalistes sont convaincus que même si les gens ne veulent pas parler, ils savent des choses. Discrètement, une personne lâche quelques infos : « entre les collines de Burambana, Nyabisiga et Ruyenzi. » Entretemps, il est déjà presque 18 H30. Le champ d’investigation est trop large. Mais les journalistes veulent continuer.

« AK à « finding Jean » : annuler mission »

A 18 heures 30, depuis la Belgique, un message d’Antoine Kaburahe tombe sur le groupe whatsap: « Arrêtez la mission ». Un échange vif avec Abbas commence. L’équipe veut continuer.

« AK : Arrêtez descendez sur Bujumbura. C’est un ordre. » Finalement, le groupe obtempère. Antoine Kaburahe explique : « Ils étaient en milieu hostile, au bord d’une rivière, à 18 heures 30, ils n’avaient pas de torches électriques, ils pouvaient tomber dans un ravin. Je suis journaliste je comprends l’engouement de ces journalistes, leur envie de découvrir la vérité, le sort de notre confrère. Mais je suis aussi le directeur d’Iwacu, quelque part, ils sont sous ma responsabilité. Vendredi à 18 h 30, j’ai pris la responsabilité de  suspendre la mission ».

Plus tard, lors du debrifieng, les journalistes reconnaîtront que le directeur a eu raison de suspendre l’enquête. La décision est prise de reprendre l’enquête le lendemain, samedi le 6 août. Une discrétion totale est demandée à tous.

Samedi 6 août, une surprise attend Iwacu

Journalistes d’Iwacu au cours de leur enquête sur les lieux
Journalistes d’Iwacu au cours de leur enquête sur les lieux

Samedi, six heures du matin l’équipe, plus déterminée que jamais se met en route.

Arrivée sur les lieux, une surprise : un policier, chef de poste à Muramvya est là avec deux policiers, probablement ses agents de transmission.

« Finding Jean » réalise qu’elle n’est plus seule! Apparemment, la descente des journalistes sur le terrain vendredi soir a filtré. Une équipe de la CNIDH (Commission nationale indépendante des droits de l’Homme) se pointe dans une grosse 4X4 rutilante.

Le président de cette commission passera d’ailleurs pour encourager son équipe avant de continuer sa route. Ce n’est pas tout. Le procureur de la République à Muramvya arrive sur les lieux, suivi d’un OPJ probablement.

Et pour clore le tout, une ambulance rejoint tout ce monde avec à son bord un médecin. Un pick-up aux vitres teintées (SNR) arrive également avec à bord quatre personnes dont deux policiers.

Entre Antoine Kaburahe et le chef des reporters, Abbas, une conversation whatsap démarre, très dure.

Le directeur demande aux reporters d’annuler la mission, de repartir.

Plus tard, il se justifiera : «  Je ne voyais pas Iwacu, les policiers, le SNR et la CNIDH mener une investigation commune. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. On n’était plus dans l’investigation, mais dans la communication, j’étais sûr qu’ils n’allaient rien trouver ».

Mais Abbas et les reporters sur terrain décident de passer outre l’injonction du directeur et de continuer avec ces officiels. Abbas Mbazumutima expliquera : «  officiellement, tout ce monde était la pour nous aider. Décider de partir, de ne plus participer avec eux dans la recherche pouvait être mal interprété et plus tard utilisé contre nous.
J’ai demandé à Antoine un minimum de confiance, et j’ai décidé de continuer avec mes collègues, je savais qu’Antoine allait comprendre.»

« Recherche » combinée Iwacu, SNR, CNIDH

«Alors, allons chercher ce corps sans vie flottant sur la Mubarazi», lance un commissaire de la CNIDH. Il prend les devants et tout le monde le suit, mais avant de descendre vers la rivière, une dame de la CNIDH réalise que ses hauts talons risquent de retarder l’équipe. Elle décide d’attendre le retour des hommes.

La pente est raide et rocheuse, il n’y a même pas de piste, les jeunes policiers partent en éclaireur. L’équipe dévale la colline en faisant rouler des pierres, certains trébuchent, tombent même, on s’agrippe sur les quelques arbres trouvés sur notre passage.

Arrivée au pied de la colline, l’équipe hétérogène souffle, mais le calvaire n’est pas fini pour autant. Il faut sauter pour passer de l’autre côté d’un ruisseau se déversant dans la Mubarazi. Les jeunes policiers montrent l’exemple, ils se lancent les premiers.

«Ce n’est pas tout ce monde qui peut se livrer à de tels exercices», lance le procureur, il décide d’enlever ses chaussures et passer à gué ce cours d’eau.

La battue commence en longeant la rivière Mubarazi à travers des champs de légumes et de pomme de terre. Toute l’équipe se met à scruter le moindre indice, le moindre élément suspect. On s’arrête, on observe, on demande même aux quelques  gardiens de vaches, mais rien. L’équipe bredouille rebrousse chemin.

Retour sur la route macadamisée. L’équipe Iwacu, celle du CNIDH, le procureur, les gens du SNR, tout ce monde est épuisé.

« On n’a fait ce que l’on a pu » semblent se dire ces gens. On note en effet un certain contentement. On se dit au revoir. C’est le week-end qui commence. Sauf que l’équipe d’Iwacu n’a pas cru dans cette sortie. Mais elle ne laisse rien paraître.

Dans la voiture qui ramène les reporters à Bujumbura, un message d’Antoine Kaburahe qui présente ses excuses tombe. Mais l’équipe le rassure qu’elle comprend ses réserves et que ce n’est que partie remise. Les journalistes ont décidé revenir dimanche sur les lieux. Ils espèrent, cette fois, être vraiment seuls sur terrain. Les journalistes veulent revenir seuls, en toute discrétion.

Dimanche 7 août, retour sur les lieux

Vendredi et samedi, les journalistes ont pu glaner quelques infos. «La plupart des habitants de la colline Gatamera, savent qu’il y a depuis quelques jours un cadavre dans la Mubarazi près de la chute de Bihongo. Ils le savent, mais se taisent par peur des poursuites », révèle un jeune berger.

«Il y en a même qui parlent de onze corps emballés dans des sacs qui ont été charriés par la Mubarazi. Même ce corps coincé entre des pierres était en amont de la rivière avant d’être emporté jusqu’à quelques mètres de la chute hantée», confie un autre jeune homme venu chercher du bois sur le flanc de la colline Gatamera.

Il avoue avoir vu ce corps et entendu, il y a quelques jours, des coups de feu dans la nuit. «Même à Nyabisiga, quelques  habitants affirment avoir entendu des crépitements d’armes. Et comme d’habitude, ils se taisent, se méfient de peur d’en subir des conséquences fâcheuses», lâche-t-il sans toutes fois donner des précisions sur ces ’’indiscrétions’’ qui peuvent coûter cher.

Un habitant de la colline Gatamera tentera de lier les coups de feu entendus et la découverte de ce corps dans la rivière Mubarazi avec l’enlèvement du journaliste Jean Bigirimana. «Ceux qui ont assisté à son enlèvement et qui ont vu comment il a été embarqué avec brutalité à l’arrière d’un pick-up aux vitres teintées, ont conclu qu’il ne s’en sortira pas».

Dimanche, les journalistes décident de passer par d’autres chemins, non plus par Ruyenzi, mais par Nyabisiga, comme ils l’ont fait vendredi et samedi. Ils veulent voir « ces chutes avec un cadavre bloqué par des rochers ». C’est une info qu’une source leur a soufflée samedi.

Dimanche donc, avec un guide très discret, descente sur ces lieux, les chutes de Bihongo où «ce cadavre charrié par la rivière a été vu ». De Nyabisiga, les reporters se dirigent vers Gatamera à travers des plantations d’ eucalyptus. «La colline est escarpée, la descente vers la rivière Mubarazi est difficile», avertit notre guide.

Les journalistes croisent quelques gardiens de vaches qui les regardent du coin de l’oeil, se contentent de lancer : «Amahoro ! »(Paix !) Le ton est plutôt interrogatif. Toute tentative pour engager une discussion échoue. Ils s’éloignent feignant aller rassembler leurs bêtes en train de paître tranquillement.

La descente de la colline est périlleuse, il faut chaque fois regarder où l’on pose ses pieds, s’agripper aux arbustes pour ne pas tomber. Les herbes communément appelées ’’Ishinge’’ (eraglostis) sont glissantes.

Est-ce notre Jean ?

A travers l’objectif de l’appareil, on aperçoit au loin le corps découvert par les journalistes d’iwacu. Est-ce notre confrère?
A travers l’objectif de l’appareil, on aperçoit au loin le corps découvert par les journalistes d’iwacu. Est-ce notre confrère?

Au bout de deux heures, notre guide s’arrête : «Voilà le cadavre ! ». Le corps est retenu par des pierres tout près d’une chute appelée Bihongo. On ne peut l’apercevoir que du côté de Nyabisiga,  en zone Bugarama. En face de cette colline, très escarpée, se dresse la colline Nyabisiga, elle est encore plus raide et plus rocheuse.

Quelques rapaces voltigent et tournent déjà au-dessus de l’endroit peut-être qu’ils ont  vu ce cadavre. Aux dires des quelques bergers rencontrés un peu plus loin, ce lieu serait hanté. Très peu de gens s’y aventurent.

Il est très difficile d’accéder à l’endroit. De loin les journalistes se mettent à prendre des photos, à essayer de faire  des zooms pour une tentative d’identification. Mais le corps est à une bonne distance, presque au milieu de la rivière, entouré  de grosses pierres. Il est en décomposition, la tête n’est pas visible. Question : est-ce notre Jean. On ne sait pas.

Forum des lecteurs d'Iwacu

17 réactions
  1. Athanase Karayenga

    Un récit bouleversant et haletant !
    Mille bravos aux journalistes d’Iwacu pour leur talent et leur courage de journalistes d’investigation.

    Une dame qui porte des haut talons pour se rendre sur les abords de la Mubarazi.
    Qui s’arrête et attend le retour des hommes.

    Une grosse 4X4 de luxe du patron du CNIDH qui passe pour encourager ses collègues engagés dans la recherche de Jean Bigirimana.

    Un résumé saisissant de l’incurie et du cynisme du régime de Pierre Nkurunziza.
    Une irrésistible envie de vomir de rage et de dégoût !

    Athanase Karayenga

  2. James

    Il faut dire clairement les choses telles qu’elles sont: nous sommes purement et simplement face à un Etat en faillite !!!!!!!!

  3. Burundiano

    Je suis sans mot…
    Je ne sais par où commencer …
    Mon pays se meurt pour les intérêts économiques de quelques hommes  »d’affaires » (Burundais ou Non).

  4. Stan Siyomana

    LE BURUNDI ACTUEL REMPLIT TOUS LES CRITERES DE L’ETAT DEFAILLANT!!!
    « Un Etat defaillant est en effet un Etat qui ne remplit pas les fonctions regaliennes essentielles en matiere d’ordre public, de police, de justice et qui ne parvient pas a s’opposer aux troubles internes, aux crises politiques ou ethniques, provoquant l’exode de certaines populations, voire le declenchement de guerres civiles… »
    (Voir Qu’est-ce qu’un Etat defaillant?, http://www.cairn.info.com).

  5. decisif bangi

    Je salu cette effort des journalistes

  6. Jereve

    Je refuse de penser que c’est Jean. Quel crime, quel sacrilège aurait-il commis pour subir un sort si inhumain?

  7. Afrika Sun

    Bon récit et bels efforts de la part de ces journalists…mais à quoi bon si ce ne n’est offrir une opportunité au pouvoir de récupérer ce corps et l’enterrer ds une de leurs tombes / fosses sans nom..
    Que Dieu aide notre chere patrie qui ne cesse de pleurer ses enfants laissés aux mains de monstres sans nom. Courage mes frères, courage, nta mvura idahita.. Tugume ku mavi, twizere uwuhoraho Rugira vyose.

  8. KABADUGARITSE

    Bien vu!

  9. KABADUGARITSE

    Jean ou quelqu’un d’autre, ce qui est sûr est que c’est un cadavre humain. Et avec beaucoup de probabilités, un burundais. Une autre évidence que certains relèvent difficilement, une perte pour la famille du défunt et une perte pour la patrie.

    Aborozi bica ingurube kugira bayibage bayirye, abarundi dusigaye twica benewacu kugira tubate mu gahinga. C’est triste.-

  10. Mayisha Gashindi

    je suis malheureux de remarquer qu’une équipe de simples journalistes avec un Directeur en exile peut mener des enquetes jusqu’à tomber sur une piste alors que le SNR, la CNIDH, le procureur et toute l’armada de policiers et d’autres mangeurs de la République peuvent faire des enquetes sur la meme cible sans tomber sur une seule piste!

  11. Malédiction- 1212Massacre

    @Hima: Si Kigali peut infilter Bujumbura jusqu’à assassiner son journaliste à l’insu des millions de policiers qui sont éparpillés dans la capitale, et si Bruxelles peut traverser les mers et océans pour venir tuer un journaliste, c’est qu’au fond Bujumbura ne controle plus rien!

    Leçon de morale: Eviter de ridiculiser votre « pouvoir » en mettant à nu son incapacité de protéger les frontières et les citoyens

    Non au mandat de trop

  12. Merci bcp, il faut continuer a chercher, et eviter de vous faire des publicite unitiles, surtout eviter d’accuser des gens sans detenir des preuves. Si vous constatez que ce sont des terroristes soutenu par Kigali et/ou le colonisateur Belge qui ont assassine le journaliste, il faudra avoir le courage de le dire.

  13. Karabadogomba

    Qu’il soit Jean ou ps, il y a un cadavre en décomposition à cet endroit là. A plus de 50 mètres de profondeur, je crois que les journalistes ne pouvaient pas y accéder. Ils ont fait leur job, à la police de faire le reste.

  14. Cassien

    La conscience de tout un peuple est interpellée: à qui profite le meurtre d’un citoyen sans défense? Le corps est de Jean ou non, adressons-lui une pensée d’amour et de sympathie, là où il est, dans l’état dans lequel il vit maintenant. Le meurtre d’un être cher ne met pas fin à sa vie, car la vie est éternelle et indestructible. C’est l’ignorance et la folie qui font qu’on attente à « la vie qui est le bien le plus précieux que nous ayons et que nous devons respecter sous toutes ses formes », selon les Spiritualistes de tout horizon.

  15. Hatunga

    Espérons vrement que c’est pas lui,courageux que vous êtes vous finirez par connaitre la vérité

  16. John

    Quel pays oû l’on peut regarder un cadavre, le photographier sans pouvoir l’approcher! C’est une honte pour le pays, la région et l’humanité en général.

  17. Jean L.

    Quelle angoisse … mais quel récit ! ….

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