La correspondante du Journal en ligne, la Nova Burundi, Sandra Muhoza a comparu ce vendredi 20 février devant la Cour d’appel de Ngozi. Selon la plupart des observateurs approchés et les proches de cette journaliste, l’ouverture de ce procès marquée par l’écoute attentive des juges des arguments avancés par la défense, suscite un nouvel espoir malgré les accusations maintenues par le ministère public.
Ce procès intervient après que le Tribunal de Grande Instance de Ngozi (TGI) l’a condamnée à une peine de 4 ans de prison ferme pour deux chefs d’accusation. « Atteinte à l’intégrité du territoire national » et « aversion raciale ».
Selon une source proche du dossier, les juges de la Cour d’appel se sont montrés plus attentifs à la défense que ceux du Tribunal de grande instance de Ngozi : « Ils ont permis aux avocats de défendre leur cliente et écoutaient leurs arguments attentivement. En tout cas, il y a de l’espoir malgré le fait que le ministère public continue de l’accuser, sans aucune preuve concrète, d’être en communication avec Pacifique Nininahazwe, un activiste de la société civile burundaise en exil et d’autres journalistes burundais basés à l’étranger. » Le ministère Public a requis la confirmation de la peine prononcée par le TGI Ngozi.
Cette correspondante du journal en ligne, La Nova Burundi est accusée d’avoir partagé, sur un groupe WhatsApp de journalistes, une information concernant une distribution présumée d’armes blanches par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir. Elle a été arrêtée le 13 avril 2024 à Ngozi avant d’être transférée à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura cinq jours plus tard après une transition au SNR. Le verdict est attendu dans un délai de 30 jours.








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