Cinq maisons déjà écroulées, un grand nombre d’autres déjà fissurées, tels sont quelques dégâts constatés le long de la rivière Cari dans sa partie en amont. Les riverains lancent un cri de détresse. Ils réclament, à cor et à cri, la stabilisation des berges de cette rivière qui continuent de creuser des ravins.
Les habitants du quartier Nyabagere, zone Gihosha, commune Ntahangwa vivant au bord de la rivière Cari dorment la peur au ventre. Leurs maisons sont menacées d’effondrement. Cette rivière qui continue de creuser des ravins, sépare les quartiers Nyabagere et Winterekwa.
Dans sa partie en amont, son lit ne cesse de s’agrandir suite aux glissements de terrain.
Des ravins se creusent. A certains endroits, les eaux de ruissellement débordent. Les berges de la rivière se fragilisent davantage et s’écroulent du jour au lendemain.
L’irréparable risque de se produire. Des dégâts énormes sont déjà enregistrés dont cinq maisons écroulées et d’autres en voie de l’être parce qu’elles présentent de grandes fissures.
A certains endroits, les habitants riverains de ce cours d’eau ont planté quelques bambous et roseaux pour protéger leurs maisons. Mais, les efforts restent vains. Les pluies diluviennes continuent de creuser des ravins. Le danger reste une épée de Damoclès.
Cette situation est aggravée par des constructions anarchiques qui s’observent dans cette localité. N’étant pas viabilisée, il n’y a pas de caniveaux d’évacuation des eaux usées. Ces dernières passent entre les maisons et les fragilisent davantage.
Par ailleurs, les eaux de ruissellement en provenance des montagnes surplombant le quartier Nyabagere emmènent des alluvions et emportent tout sur leur passage. L’élargissement des berges continue.
En plus de ces alluvions, a-t-on déploré, s’ajoutent des déchets ménagers et des tas de flacons en plastique qui sont jetés dans cette rivière. Ils s’entassent et empêchent l’eau de couler. Ce qui fragilise davantage les berges.
Un cri d’alarme est lancé
Pour ces riverains, les espoirs de voir la rivière être canalisée s’estompent. Ils ne cessent d’alerter les autorités habilitées, mais en vain. « J’avais construit ma maison à une dizaine de mètres des berges de cette rivière. Et voilà, à moins de deux ans, ma maison se trouve à deux mètres. Elle présente déjà des fissures », se lamente le prénommé Alphonse, un habitant du quartier Nyabagere.
Un autre habitant craint le pire. Les dégâts continuent à s’alourdir. « Veuillez constater vous-même. Ma maison présente déjà des fissures. Les toilettes et les douches extérieures se sont écroulées », s’alarme B.N.
« Voilà, le bilan des dégâts ne cesse de s’alourdir. J’assiste impuissant à l’effondrement de ma maison. J’envisage déménager, mais les moyens me font défaut », se lamente H.L.
Il s’agit du même cri de détresse du côté du prénommé Michel dont deux chambres de sa maison se sont déjà écroulées. Malgré cette menace, il dort dans la chambre qui reste faute de moyens pour se construire une autre maison.
Ces habitants réclament la stabilisation des berges de cette rivière pour soulager leurs souffrances. « Depuis belle lurette, et à maintes reprises, nous réclamons la protection de nos habitations, mais tous nos cris ne sont pas tenus en considération. Que les berges de cette rivière soient stabilisées en amont comme on l’a fait en aval ».
Une des autorités à la base rencontrée au bord de la rivière a dit avoir alerté les autorités habilitées sur cette situation, mais que la réaction tarde à venir.
Concernant la stabilisation de la rivière Cari dans sa partie en amont, Iwacu a essayé de contacter le ministère qui a l’aménagement des rivières dans ses attributions, mais sans succès.





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