Des filets prohibés à petites mailles dit « filets maillants » sont utilisés dans la pêche dans le lac Tanganyika avec toutes les conséquences sur la biodiversité de ce dernier. Des gens demandent que les poissons pêchés à travers ces filets soient retirés du marché pour préserver la santé des consommateurs. Des efforts doivent être conjugués pour combattre cette pratique illicite.
Des pécheurs tirent la sonnette d’alarme indiquant qu’une pêche illicite avec des filets de petites mailles est en train de se développer dans le lac Tanganyika. Des engins de pêche prohibés sont utilisés dans plusieurs localités des communes Nyanza et Rumonge de la province de Burunga. Ils citent les zones Kabonga, Nyanza et Mukungu en commune Nyanza ainsi que les zones Kigwena, Minago et Gatete en commune Rumonge.
Ils demandent que cette forme de pêche soit vigoureusement combattue car elle nuit à la biodiversité du lac Tanganyika. Et pour preuve, ces filets ne laissent rien sur leur passage même dans les zones de multiplication des poissons. Les propriétaires ont de grandes prises de poissons. Ce qui leur procure beaucoup d’argent sans se soucier de l’impact négatif sur la biodiversité du lac.
Préserver la santé des consommateurs
Certains consommateurs dénoncent la mauvaise qualité du poisson pêché par les filets maillants et d’autres engins de pêche. Ils font savoir qu’ils développeraient une intoxication alimentaire lorsqu’ils consomment du poisson pêché par des engins de pêche prohibés. Ils demandent que ce genre de poisson soit retiré du marché afin de préserver la santé des consommateurs.
Ces derniers ne comprennent pas pourquoi il y a persistance de cette pratique alors que des services chargés de la combattre sont présents en l’occurrence les autorités administratives à tous les niveaux, la marine burundaise en charge de la sécurité dans le lac Tanganyika et les comités de pêche se trouvant sur les différents ports de pêche.
Ils demandent qu’une enquête soit diligentée pour identifier ceux qui en tirent profit.
Ils lancent un appel au Département de pêche de travailler en synergie avec d’autres services pour venir à bout de ce phénomène car, demain risque d’être trop tard.
Un relâchement
Les informations sur la pêche illicite sont confirmées par Gabriel Butoyi, président de la Fédération des pêcheurs du Burundi. Il estime que des signaux sont au rouge. Il parle d’un certain relâchement dans la surveillance de la pêche qui est dû à plusieurs facteurs identifiables.
M. Butoyi demande que des efforts soient consentis le plus rapidement possible afin de sauver la situation. Il suggère en outre qu’il y ait une synergie d’actions entre les autorités administratives, les militaires de la marine burundaise et les comités des pêcheurs éparpillés sur les différents ports afin de combattre efficacement la pratique.
Augustin Minani, administrateur communal de Rumonge, après la saisie de six filets de pêche maillants à Kigwena, vient de mettre en garde les chefs de colline qui ne donnent pas de rapport sur la pêche illicite qui se fait sur leurs collines. Il annonce qu’ils seront désormais punis surtout que certains parmi les chefs de colline sont complices.
Il demande à la population de dénoncer cette pratique afin de protéger le lac Tanganyika qui est une grande réserve de beaucoup de variétés de poissons dans le monde.









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