De fortes pluies accompagnées de vents violents et de grêle ont frappé, en l’espace de moins de trois mois, plusieurs communes de la province de Bujumbura. Le bilan est lourd en termes de pertes en vies humaines et matérielles. De nombreuses familles se retrouvent plongées dans une situation de grande précarité.
Au moins deux personnes ont perdu la vie et dix-huit autres ont été grièvement blessées à la suite des intempéries qui se sont abattues sur les communes Mugina, Cibitoke et Bukinanyana. Selon les informations fournies par la police chargée de la gestion des catastrophes, les victimes ont été frappées par l’effondrement des murs et des maisons emportées par de vents violents.
Dans l’ensemble des zones touchées, plus de 960 maisons ont été détruites ou sérieusement endommagées laissant de nombreuses familles sans abris
Dans la commune Bukinanyana, les collines Mahande et Nyabubuye, situées dans la zone Ngoma, ont été particulièrement affectées. Deux personnes y ont trouvé la mort tandis que douze autres ont été blessées au début du mois de février.
Les dégâts matériels y sont considérables : 190 maisons détruites ou endommagées, 15 salles de classe et 11 églises détruites, un centre de santé partiellement détruit, de vastes étendues de champs ravagés par les vents et la grêle. Les collines Ngoma, Nyabubuye, Mahande et Mugimbu ont vu leurs cultures sévèrement touchées.
Les collines Nyamitanga, Ndava, Kansega, Rusenda et Gahabura, relevant des zones Rusenda, Gahabura et Ndava, n’ont pas été épargnées. Trois personnes y ont été blessées tandis que plus de 480 maisons ont été détruites ou fortement endommagées.
La commune Mugina n’a pas non plus été épargnée. Il s’agit notamment des collines Butaramuka, Mugina et Nyamakarabo qui ont également subi d’importants dégâts. On y dénombre 125 maisons, 3 salles de classe et 3 églises très touchées. Les pluies diluviennes y ont aussi détruit de vastes superficies agricoles.
Selon les autorités locales, il est difficile d’estimer précisément l’ampleur des pertes agricoles. Les cultures détruites comprennent notamment les manguiers, les aubergines, les bananerais, le maïs, les tomates, les oignons, les haricots et les patates douces.
Des familles plongées dans la détresse
Les habitants des collines sinistrées vivent aujourd’hui dans une profonde inquiétude. Certains n’ont plus de toit tandis que d’autres manquent de nourriture. Leurs cultures étaient sur le point d’être moissonnées avant d’être totalement détruites.
Trois agriculteurs rencontrés dans les communes Bukinanyana et Mugina témoignent avoir contracté des prêts bancaires pour financer leurs activités agricoles. Aujourd’hui, leurs champs étant anéantis, ils ne savent plus comment ils vont rembourser les dettes.
D’autres sinistrés expliquent être incapables de reconstruire leurs maisons, le coût des matériaux de construction étant devenu trop élevé. Ils appellent l’État à l’aide, affirmant ne plus savoir comment subvenir aux besoins de leurs familles notamment la scolarisation de leurs enfants.
Appel à la solidarité communautaire
Les administrateurs des communes Bukinanyana et Muhira appellent la population à la patience. Ils annoncent avoir déjà entamé l’élaboration de listes des sinistrés en vue de mobiliser une aide provenant du gouvernement, des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté, y compris les ressortissants originaires de ces communes.
Ils lancent également un appel à la solidarité communautaire en invitant ceux qui en ont les moyens à offrir un abri temporaire et de la nourriture aux familles touchées dans un esprit d’entraide et d’humanisme.






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