Lundi 02 février 2026

Société

Région Ouest/Cibitoke Nyamitanga : un tronçon de la route handicape la circulation

02/02/2026 0
Région Ouest/Cibitoke Nyamitanga : un tronçon de la route handicape la circulation
Les conducteurs affirment que leurs véhicules tombent souvent en panne à cause du mauvais état de la RN 5 de Nyamitanga

Entre la 3ᵉ et la 4ᵉ transversales, dans la zone Ndava, en commune Bukinanyana de la province de Bujumbura, l’état très dégradé de la route RN 5 au niveau de Nyamitanga plonge chauffeurs, commerçants et autres usagers dans le désarroi. Véhicules endommagés, marchandises avariées et lourdes pertes économiques rythment désormais le quotidien des usagers de cette artère stratégique.

Les conducteurs qui empruntent la route reliant la 3ᵉ et la 4ᵉ transversale de Nyamitanga dénoncent une situation qu’ils qualifient de « catastrophique ». Le tronçon rongé par les eaux et le sable, est par endroit totalement coupé rendant ainsi la circulation extrêmement difficile, voire impossible. « On a l’impression que cette route a été abandonnée », confie un chauffeur rencontré sur place.  Selon lui, aucune intervention de l’État pour la réparer n’est visible malgré son importance économique.

De lourdes conséquences

Les conséquences sont particulièrement lourdes pour les transporteurs de personnes et de marchandises. Certains témoignent être contraints de décharger les biens pour les transférer dans d’autres véhicules, faute de pouvoir poursuivre le trajet. A cela s’ajoutent les frais de réparation des véhicules endommagés par l’eau et le sable, des coûts supplémentaires qui fragilisent davantage les transporteurs.

Les commerçants transportant des produits périssables comme les mangues, les ananas, les tomates, les pastèques, les mandarines et bien d’autres sont les plus touchés. « Nous enregistrons de grosses pertes car ce sont des produits fragiles », explique un vendeur trouvé au marché de Buganda.

Un commerçant de mangues raconte avoir tout perdu après être resté bloqué pendant deux jours. « J’ai subi de lourdes pertes à cause de la route de Nyamitanga. J’avais contracté un crédit bancaire que je n’ai pas pu rembourser. », témoigne-t-il amèrement.

Les transporteurs de marchandises qui pèsent lourd, notamment ceux qui transportent le ciment de Buceco ou les boissons de la Brarudi, ne sont pas non plus épargnés. Ils se retrouvent eux aussi souvent bloqués. Un chauffeur travaillant pour la Brarudi souligne une contradiction. « Cette route rapporte beaucoup à l’État à travers les taxes, mais on se demande où vont ces recettes, car rien n’est réinvesti ici afin de maintenir la route en bon état ».

A Bujumbura, plusieurs habitants affirment que de nombreux produits alimentaires proviennent des communes Bukinanyana, Cibitoke et Mugina. Ils soulignent que lorsque l’approvisionnement est perturbé, les prix flambent immédiatement sur les marchés.

Un appel pressant à l’intervention

Les usagers de la route et ceux qui vivent dans les environs lancent un appel urgent au gouvernement pour qu’il trouve des partenaires capables d’intervenir rapidement afin de réhabiliter ou réparer le tronçon. Selon eux, l’ampleur des travaux dépasse les seules capacités de l’État.

Contactées, les autorités chargées de la construction et de l’entretien des routes n’ont pas souhaité réagir. Interrogé lors d’une réunion avec les différents responsables administratifs, le gouverneur de la province de Bujumbura a indiqué que la réhabilitation de cette route figure parmi les projets à l’étude du gouvernement.

Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu

Merci de prendre connaissances de nos règles d'usage avant de publier un commentaire.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, diffamatoires ou injurieux, appelant à des divisions ethniques ou régionalistes, divulguant des informations relatives à la vie privée d’une personne, utilisant des œuvres protégées par les droits d’auteur (textes, photos, vidéos…) sans mentionner la source.

Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire susceptible de contrevenir à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier. Par ailleurs, tout commentaire écrit en lettres capitales sera supprimé d’office.

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.