Mardi 27 juillet 2021

Culture

L’UBJ lance un cri d’alarme pour la sécurité des journalistes burundais en exil et au pays

03/08/2016 Commentaires fermés sur L’UBJ lance un cri d’alarme pour la sécurité des journalistes burundais en exil et au pays
Boaz Ntaconayigize dans un dispensaire de Kampala
Boaz Ntaconayigize dans un dispensaire de Kampala

L’Union burundaise des journalistes se dit profondément inquiète après ce qu’il qualifie ’’d’escalade des violations des droits des professionnels des médias et des menaces pesant sur ces derniers’’.

Ce cri de détresse intervient après l’agression au couteau ce dimanche 31 juillet à Kampala du journaliste Boaz Ntaconayigize de Bonesha FM et après l’enlèvement, il y a plus de dix jours, du journaliste d’Iwacu, Jean Bigirimana.

«Ce n’est pas normal que même les journalistes en exil soient menacés», regrette le président de l’UBJ, Alexandre Niyungeko, lui-même en exil.

«Les autorités ougandaises devraient rechercher et traduire devant la justice les agresseurs de notre confrère», interpelle-t-il. Le président de l’UBJ appelle tous les journalistes burundais à rester vigilants et à alerter à temps chaque fois qu’ils subissent des menaces.

Boaz Ntaconayigize s’est exilé en Ouganda quelques jours après la destruction des radios indépendantes dont sa station, Bonesha FM au mois de mai 2015.

Il y a quelques jours, ce journaliste se lamentait affirmant qu’il était filé par des gens qui seraient du SNR (Service national de renseignements) infiltrés en Ouganda. Après l’incident malheureux dont il a été victime, il avoue d’ailleurs avoir reconnu deux Burundais parmi ses agresseurs. Il a été blessé dans le dos et au bras.

«Nous condamnons l’enlèvement de Jean»

S’exprimant sur le cas du journaliste d’Iwacu, Jean Bigirimana, le président de l’UBJ se dit attristé par cet enlèvement. «C’est incompréhensible que dans un pays où les autorités du pays clament haut et fort que la sécurité est totale, que quelqu’un puisse disparaître comme ça», se désole déplore Alexandre Niyungeko.

Mais finalement, il n’est pas le seul puisque des dizaines voire des centaines de gens ont déjà été portés disparus dans des conditions floues. «Nous condamnons avec la dernière énergie cet enlèvement et prions les autorités burundaises à tout faire pour trouver ce journaliste.

Si jamais il y a des poursuites contre lui, indique le président de l’UBJ, qu’il soit présenté devant un magistrat conformément à la loi en la matière et non celle de la jungle.

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