Politique

L’Ombudsman appelle à voter «oui » au référendum

«La Constitution soumise au référendum vient consacrer la démocratie. J’appelle tout un chacun à voter oui, le moment venu», a insisté Edouard Nduwimana, Ombudsman burundais. C’était ce vendredi 5 janvier lors d’une séance d’explication du contenu du projet de loi portant révision de la Constitution à l’intention des citadins.

Edouard Nduwimana : «Il est normal qu’un pays change sa constitution »

Le changement de ce texte est un droit souverain pour chaque nation. « Il est normal qu’un pays souverain revoit sa constitution». D’après lui, il n’y a pas de raison de s’inquiéter pour ceux qui disent n’avoir pas été consultés.

L’Ombudsman évoque la nécessité d’une conformité avec les lois et règlements en vigueur dans la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est. Avant de souligner la volonté de lever l’équivoque sur les mandats présidentiels dans l’actuelle Constitution : «Celle-ci ne précisait pas explicitement la limitation des mandats consécutifs».

D’après lui, ce projet de Loi fondamentale respecte l’Accord d’Arusha. Pour s’en rendre compte, il recommande d’en lire le préambule : «Celui-ci évoque cet accord, il en fait donc partie intégrante». A titre d’illustration, le projet de Constitution maintient les équilibres ethniques et du genre contenus dans l’Accord d’Arusha.

Cependant, l’Ombudsman souligne que l’Etat n’est pas régi par des accords signés entre les politiques ou entre le gouvernement et les mouvements rebelles. L’Accord d’Arusha, indique-t-il, a bien le mérite d’avoir promu la sécurité sociale et la stabilité politique. Cependant, tient-il à préciser, il ne peut pas régir le pays : «Ceci revient à la Constitution».

M. Nduwimana reconnaît le droit aux citoyens de s’exprimer contre le projet de la Constitution. Il conseille de le manifester par la voie des urnes. Que personne, insiste-t-il, ne constitue un obstacle à ceux qui voudraient voter oui.

Prosper Ntahorwamiye, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), indique que la période de la campagne du ‘‘oui’’ et du ‘‘non’’ n’est pas encore arrivée. Elle interviendra 14 jours avant le scrutin, envisagé selon lui au mois de mai. «S’il y en a qui bat campagne pour le moment, c’est en violation de la loi».

M. Ntahorwamiye rappelle que la sensibilisation en cours consiste seulement à «l’explication du nouveau projet constitutionnel.» Cette dernière est menée exclusivement par les membres du gouvernement ou toute personnalité déléguée.

Forum des lecteurs d'Iwacu

25 réactions
  1. roger crettol

    @ Gacece

    Vous et moi parlions, bêtement de démocratie – avec des points de vue très opposés.

  2. Gacece

    @Joas
    Cela voudrait-il dire que le non-riducule est la principale composante du « faux-vrai » ombudsman du Burundi?
    Vous en faites un faux, mais il est vrai! Et il n’y a personne d’autre qui porte ce titre jusqu’à nouvel ordre.

  3. Gacece

    @roger crettol
    Moi je répondais à un commentaire. Il juge le gouvernement faible, mais en même temps il baisse pavillon. Ce qui veut dire que le gouvernement n’est pas aussi faible qu’il le prétend alors! Et vous? Vous le trouver aussi faible?

  4. juju

    Quand les plus hautes instances de la Republique devalorisent une institution aussi noble que l’Ombudsman en nommant une personnalite reconnue pour son zele dans la destruction de la democratie, c’est la desolation de tout un peuple.

  5. roger crettol

    @ Gacece

    “Mais allez-le battre sur son terrain si vous le jugez aussi faible! N’est-ce pas cela qu’on appelle la démocratie?”

    Alors que même le président en place a sérieusement mis en garde ceux qui inciteraient à voler NON au référendum ??? De quelle démocratie parlons-nous ici ? Démocratie militaire ?

    Sans compter la présence rassurante des jeunesses d’un certain parti, dont on ne peut que louer le large esprit de respect de hardis citoyens qui ne partagent pas leur credo politique …

  6. Joas

    Le ridicule est la principale composante du vrai-faux ombudsman du Burundi!?????

  7. Gacece

    Oui! Il y a des bananes dans la république!

  8. Gacece

    Je voulais dire « éloges ».

  9. Gacece

    @Senyamwiza Jean-Claude
    Un pays exsangue… un des gouvernements les plus faibles du monde… Pourquoi est-ce que j’ai cette impression que si je me fiais sur ce que vous écrivez, vous n’auriez pas beaucoup de difficultés à écarter ce gouvernement… de là où il est?
    Mais allez-le battre sur son terrain si vous le jugez aussi faible! N’est-ce pas cela qu’on appelle la démocratie?

  10. SENYAMWIZA Jean-Claude

    @GACECE,
    Encourager l’auteur de la crise actuelle qui a déjà endeuillé le Burundi des milliers de fois (et qui continue d’ailleurs) à s’accaparer de tous les pouvoirs dans un pays exsangue, dirigé par un des gouvernements les plus faibles du monde, dont les membres vont bientôt être traqués par la justice internationales, est irresponsable.

  11. Kibwa

    L’ombudsman au Burundi? Vous me faites rigoler à mort. Ce poste n’existe pas au Burundi, car ce pays n’a pas encore de personnalité pour l’occuper. On singe les autres pays et on y met un fonctionnaire à l’âme damné, point trait.
    Nduwimana Edouard est un membre du cbdd-fdd, donc partisan des idées tordues et qui vit caché comme ses camarades aux affaires. Un jour il quittera sa cachette pour crier avec les autres qu’il a été malmené par le DD
    Voulez vous des exemples? Ils sont nombreux après 2015!!!
    Kibwa

  12. Gacece

    @kabingo dora
    Vous me recherchez toujours?… Si l’ombudsman avait appelé à voter « non », vous seriez en train de lui faire des multitudes d’éliges vantant son indépendance et autres vertus et qualité. Faites un plus grand effort. Il y a déjà eu pire : des époques où il n’y avait pas ombudsman.

  13. Gacece

    Il a appelé à voter « oui »! Bous pouvez toujours voter « non » si vous n’êtes pas d’accord avec lui.

  14. juju

    Y’aurait-il un juriste desireux de me dire la peine qu’encouriraient les gens qui contribuent a la destruction de la democratie dans notre pays? Etude de cas Edouard Nduwimana. Je crois qu’il y contribue enormement et qu’il le fait sciemment, de gaite de coeur, qu’il est dans toutes ses capacites, pas malade en d’autres termes. En plus, il connait les consequences negatives de ses actions.
    Merci

  15. SENYAMWIZA Jean-Claude

    L’Ombudsman a raison car personne n’a le droit de faire campagne pour voter NON! Une drôle démocratie! Quelle honte? Mitterrand disait qu’ »Un dictateur n’a rien de concurrent à sa taille sauf si le peuple décide de relever le défi » !

  16. Burundi Buhire

    C’est paradoxalement incompréhensible de voir l’Ombudsman inciter la population à voter “oui” à la nouvelle constitution révisée alors que le gouvernement affirme qu’on est encore à la campagne de sensibilisation. A cela, on peut se demander quel ” genre de démocratie” que nos dirigeants chante toujours alors que celui qui tente d’inciter les gens à voter “non” est pris comme un ennemi du pays?

  17. Prophète

    None aba dd na duwarudo bize hehe nibasome neze la définition du mot voter
    So mutera ubwoba abantu kubera muzi yuko ari amafuti
    Hari umugani uvuga ngo inyo yinkoko uyerekwa numuyaga

  18. Steve

    Un Ombudsam qui appelle la population à voter Oui alors qu’il devrait être quelqu’un de neutre. Vous avez raté l’occasion de vous taire. Ridicule

  19. KABADUGARITSE

    … Donc juge et partie !!!

  20. James

    Nduwimana asya atazambaye.

  21. Kabingo dora

    Les burundais sont incroyables . En quelques mois Sieur Nduwimana est parvenu sans le savoir peut être à discréditer l’institution de l’ombudsman en en faisant un valet du pouvoir en place. Sous mr Rukara , l’institution était parvenue à garder la tête hors des eaux troubles de la politique partisane. Bravo , on ne peut pas faire pire.

  22. kabarondo

    République bananière!

  23. Butisi

    Un laquais ne peut faire autrement que de lécher les bottes de son maître…

  24. roger crettol

    “L’Ombudsman appelle à voter «oui » au référendum” – rien à reprocher à cela.

    Mais, sur IGL, on trouve en date du 4 janvier, cet article intitulé

    [ Makamba (sud du pays) : le gouverneur met en garde qui tenterait d’enseigner de voter “non” au référendum constitutionnel.

    “Y compris les Prêtres de l’église catholique et les Pasteurs des églises protestantes, celui qui sera surpris incitant les gens à voter Non; sera candidat aux sanctions” a-t-il martelé dans son discours.

    ]

    Voilà qui sonne différemment – une mise en garde qui est plus proche du parler présidentiel. C’est ça, la démocratie : vous avez le droit de vote, nous avons le droit de sanctionner ceux qui expriment des votes indésirables.

    [ Dans nos villages alpins, la légende veut que l’on ait enfermé des citoyens suspects de ne pas voter “correctement” dans les cabanons qui leur servaient de toilettes, le matin du vote. Pour plus de sûreté. Cela a pu se passer au début du XXème siécle. Cela aussi fait partie de nos “traditions” démocratiques – en sommes-nous si fiers ? ]

  25. AMENYARAGUTWENGA

    “«La Constitution soumise au référendum vient consacrer la démocratie. J’appelle tout un chacun à voter oui, le moment venu»” ! Monsieur Ntahorwamiye, c’e n’est pas la campagne avant l’heure ça ? Sanction contre l’ombudsman ? Quel cirque !

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