Vendredi 07 octobre 2022

Société

Les positions policières, source d’insécurité ?

12/11/2015 13

Installées dans les enceintes de certains établissements scolaires, les positions policières gênent certains parents et lycéens. La police se veut rassurante.

Les écoliers de l’ECOFO Nyakabiga jouent en présence de policiers.
Les écoliers de l’ECOFO Nyakabiga jouent en présence de policiers.

« La présence des policiers nous gêne quand nous sommes en train de suivre les cours, » se lamente un élève du Lycée Municipal Musaga, faisant référence à l’incident qui s’est produit lundi dernier à cet établissement. Il indique qu’un groupe de policiers lourdement armé s’est introduit dans les enceintes de cette école à la recherche d’un de leurs camarades. « Grâce à la solidarité des élèves, ces policiers sont rentrés bredouille. »

Un parent rencontré à cet établissement ne sait plus à quel saint se vouer : « Nous n’avions pas d’autres choix, ils doivent venir à l’école, même si les choses peuvent changer d’un moment à l’autre. »

De plus, fait-il remarquer, la zone Musaga est souvent quadrillée par des policiers qui font des fouilles-perquisitions dans des maisons situées près de cette école. « Nous ne pouvons pas rester tranquilles car, ces derniers jours, ils sont les cibles des attaques à la grenade. Donc, nos enfants peuvent être touchés. »

Théoneste Nzeyimana, directeur du Lycée Municipal Musaga, fait savoir que les policiers, qui passent les nuits à cet établissement doivent quitter les lieux dès le matin. « Ils ne causent aucun problème particulier. »

La police et les écoles se concertent

A l’école fondamentale du jardin Public Nyakabiga, il y a une position policière. « Nous nous sommes habitués à eux, », lance un écolier, tout en saluant une policière.

« Il peut arriver qu’un élève injurie un policier et, dans ce cas, la direction prend des sanctions. Mais les élèves se sont habitués à leur présence », dixit Nociate Nsabimana, directrice de l’ECOFO Jardin Public Nyakabiga.

Au Lycée Saint Albert situé en zone Ngagara quartier 6, il y a une position policière installée avant le déclenchement de la crise en avril dernier. Les élèves affirment qu’ils ne voient aucun inconvénient de suivre les cours en leur présence.

Le Lycée Municipal Cibitoke a fermé ses portes pour trois jours, depuis mardi dernier. Parmi les revendications des élèves, le départ de la position policière de ce lycée.

Hormis le cas du Lycée Municipal Cibitoke, qui peut être le fruit d’une manipulation, selon Pierre Nkurikiye, porte-parole adjoint de la police, aucun cas n’est signalé prouvant que la police est une source d’insécurité dans des établissements scolaires. «Les élèves ne sont pas plus visés que certaines autorités. »

Il note que les positions policières se mettent en place suivant les différentes consultations avec les autorités compétentes.

Forum des lecteurs d'Iwacu

13 réactions
  1. Luc

    C’est que ils content sur une autre protection de leur droit civil. S’ils ne veulent pas voir la police, que ce qui les protégera s’ils sont viser par des malfaiteurs ou des criminels! Je comprend qu’il y a aussi A s’inquiéter pour des parents car la police est aussi attaquer et que ça peut causer un sentiment d’insécurité aux enfants, mais cela ne peut dire que la ne doit pas sécuriser les établissement scolaires.

  2. Gustave II

    A mon avis, la peur des enfants est justifiee pour les raisons suivantes; entre autres.
    1) les armes en elles-meme font peur meme aux adultes parce qu’elles tuent
    2) la presence des policiers lourdement armes dans les anceintes d’une ecole signale qu’ils sont en guerre et que l’ecole pourrait etre le champs de bataille a tout moment. Imaginez ce que cela veut dire pour un civile non combattant sur un champs de bataille, et de surcroit, un enfant!

    Moi je m’inquieterais si ces enfants n’avaient pas peur.

  3. Mutana

    None nkuyo mwana atuka police azovamwo iki? Les parents ont une lourde responsabilité d’éduquer et non pas dintoxiquer leurs enfants. Nico gituma amahoro ahungabana kuko il y à des parents irresponsables.

    • l'histoire est en marche

      Uti bazovamwo iki? Reka twizere ko nibakura batazomera nk aba polisi tubona bigenza ukuraho. Eduquer? Définitivement d’accord avec toi, abakuze n’abato, abapolisi n’aba civils. Emwe dufise police irwaye gira amahoro!!! Muga yirundi siyo baravuze ko le poission pourrit par la tête, si bipfira au plus haut sommet de l’état il ne faut pas s’étonner ko no musi bigenda nabi cane.

    • Kabingo Dora

      Mbega Mutana ko utabaza igituma uwo mwana atuka polisi ? Nuko polisi ashaka kumurasa . None wewe wokunda uwushaka kukumessa ?

    • Mangima

      @ Mutana,
      Ce ne sont pas les enfants qui ont provoque les premiers: la police l’a fait. Uwihaye ibara baramutera ivyatsi. C’est la toute premiere fois que la police attaque et tue les eleves par exemple publiquement (je ne dis pas que les eleves n’ont jamais ete victimes de la plice/armee au paravant, mais ce n’etait pas aussi « publique »). Combien d’eleves ont ete enleves et tues par la police en route pour l’ecole par ex?

    • Ndindi

      @ Mutama
      La Vérité sort de la bouche des enfants! Écoutez-les et vous saurez la vérité!

  4. turagisangiye

    nkurikiye ne devrait autre dire que ça! mais n’oubliez pas les causes du conflit qui secoue le burundi! les policiers sont au service d’une personne non au service de la nation! leur présence provoque quoiqu’on veule ou pas le malaise chez la population qui n’a plus confiences en cette police! pour dementeler ce probleme enfin de renouer avec la population il faut que cette police change de comportement d’une maniere convaicante pou rassurer toute(je souligne bien toute!) la population et comme ça la bonne collaboration sera observé

  5. gaheto

    Parmi les revendications des élèves, le départ de la position policière de ce lycée.ako nakamaramaza none
    banse kwiga hahonba nde?abo nabarwayi bamacakubiri.

    • Mangima

      Aba polisi batarakurasa urivugira ivyo ushaka. None ko bamwe muri bo bitwara nk’abicanyi, ni nde yo bizera- abo batica gusa…Kuramwo abigishijwe kwica abanyagihugu, kuramwo imbonerakure n’interahamwe abanyagihugu bazoheza batangure kubizera.

  6. Rupande

    Dans ses moments difficiles ou les eleves peuvent aussi être victimes,je trouve que la présence des policiers est important dans les établissement scolaires,le problème est que la population prenne la police comme leur ennemi et de la ils veulent mettre ça dans la tete des enfants,essayons d,éviter de politiser les eleves,leurs mission premières et d,étudier et non de faire la politique,aussi longtemps que ses policiers n,entrent pas dans leurs classes je ne vois pas aucun problème

    • mandela

      Des positions de police dans des écoles, puaaaaahhhaaaaaaa????? Rigolos comme tout. C’est propres au Burundi, vraiment. La police devient source d’insécurité. Quand au directeur qui dit qu’il n’y trouve pas d’inconvénient, on appelle cela du fatalisme.

    • Kabo

      T’as peut-etre raison, mais de temps plus que la police tire des fois sans dinstinction, pourquoi ne pas eloigner cette police de l’enceite des eleves par exemple
      Si tu es parent et vu la situation actuelle, t’es sur que tu serais tranquille avec la presence de cette police qui a meme deja enleve des eleves? Oui, il ne faut pas politiser la police et les eleves…malheureusement elle l’est deja.

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