Vendredi 21 juin 2024

Politique

“Le Burundi ne pourra jamais s’asseoir avec des gens recherchés par la Justice”

07/07/2023 14
“Le Burundi ne pourra jamais s’asseoir avec des gens recherchés par la Justice”
Albert Shingiro : " la délégation burundaise a été surprise de voir des gens recherchés par la justice burundaise dans la salle"

Réagissant sur le boycott de la délégation burundaise à l’examen universel de son rapport sur les Droits de l’Homme par le Comité des Droits de l’Homme à Genève ce 3 juillet, le Chef de la diplomatie burundaise a fait savoir ce jeudi 6 juillet qu’au lieu de laisser des gens poursuivis par la justice burundaise prendre part aux fora internationaux, les Nations unies devraient s’investir et apporter son appui dans leur remise à la justice burundaise.

Dans une séance de briefing à l’endroit du Corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi, le ministre Albert Shingiro a fait savoir que la présence dans la salle de personnalités condamnées et recherchées par la justice burundaise, a été une surprise pour la délégation du Burundi envoyée à Genève.

Le Burundi était attendu dans la session du Comité des droits de l’Homme le 3 juillet dernier. Armel Niyongere, un des défenseurs des droits de l’Homme et recherché par la justice burundaise depuis 2015 a participé dans cette session.

Pour le chef de la diplomatie burundaise, s’asseoir avec de telles personnalités fait allusion à la promotion de l’impunité. « Au lieu de mettre ces gens dans les fora internationaux, il faut plutôt que les Nations Unies, engagées à défendre les droits de l’Homme nous appuient dans leur remise à la justice burundaise pour qu’ils puissent être jugées comme les autres putschistes », a-t-il précisé.

Et de réaffirmer la volonté du gouvernement du Burundi dans la protection et la promotion des droits de l’Homme dans le cadre des règles de jeu tracées par le Conseil des Nations Unies.

Le ministre Albert Shingiro est revenu sur la question de la remise des putschistes installés dans les pays voisins, principalement au Rwanda, qui selon lui serait le point d’orgue des pourparlers avec Kigali.

« Pour question d’équité, les putschistes qui sont au Rwanda doivent eux aussi se rendre pour être jugés sinon rester en cavale ce n’est pas un avantage car ils seront éternellement recherchés », a fait savoir en affirmant que les deux pays sont conscients que leur coopération est de loin plus importante que l’entretien d’une vingtaine de personnes.

Le ministre Shingiro a conclu en annonçant que les équipes des deux pays y travaillent, et qu’au temps voulu les putschistes pourront être remis à la justice burundaise.

Forum des lecteurs d'Iwacu

14 réactions
  1. Hihi

    Ne jamais s assoir devant des repris de justice
    Quelle justice, la vôtre qui a été condamné pour le troisième mandat
    Par contre, vous avez une cinquantaine de vos amis dont 40 généraux qui bientôt se
    retrouveront devant le TPI. Eux pour avoir massacré et provoqué un véritable génocide.
    Aucun quartier pour la haine de ces derniers

  2. INARUNYONGA

    Freddy vante tellement les ethnies au Burundi en mettant au bas de l’échelle bahima dont il accuse se tout.
    Utilisons un proverbe DD inscrit sur un monument:  » Nti hica ubwoko hica intwaro mbi ».
    Freddy appréciera .
    Abahima bose si babi.
    Figurez vous ko ndi umunyaruguru😇😭

  3. Inarubyinga

    J ai longuement lu et relu la prose de Freddy.
    Does ge believe really what he writes?
    Triste et triste

  4. Ririkumutima

    Je veux faire un commentaire.
    Il n’est pas déplacé.
    Nous écrivons sur le site Iwacu parce que nous aimons notre pays et notre journal.
    Qu’un certain quidam verse une haine envers une partie de la population: les Hima est non seulement i…t mais tout simplement digne des monstres nazis..Nous savons les tragédies cycliques et abominables qui frappent et ont frappé notre mère patrie.
    Accuser tous les Himas ne rehausse pas la moralité de l’auteur, d’ailleurs ne diminue en rien la tragédie.

  5. Bakame

    Freddy,
    Les Hima sont des hommes comme toi et moi.
    Cessez de dire des ….
    Umwana ntazira les fautes de ses parents.
    D’ailleurs le 3ème mandat a été jugé illégal par la cour de justice de l EAC.
    Nous savons que 2 est différent de 3.
    Qui a fait du Burundi le pays le plus pauvre et le plus corrompu au monde?

    • Ruvyogo

      Répondez Freddy.
      Faire des amalgames ne prouvera jamais rien, nothing at all

  6. Gacece

    C’était un piège à cons et le Burundi n’y est pas tombé. D’autres pays ont boycotté des séances de l’ONU quand c’était au tour de la Russie de présenter son argumentaire.

    « Les États-Unis ne négocient jamais avec des terroristes. » Qui n’a jamais entendu cette phrase? Personne ne s’en offusque quand il s’agit d’autres pays. Et je ne traite personne de terroriste, c’était à titre d’illustration.

    La délégation burundaise n’a pas été dupe. Je ne sais pas les communications sont fait avant ces réunions, mais on aurait dû donner au Burundi une liste des intervenants longtemps avant la séance. Le Burundi aurait exprimé ses doléances. Et les organismes qui avaient mandaté les indésirables (pour le Burundi) auraient amplement eu du temps pour désigner des remplaçants… sauf si les indésirables se sont mandatés eux-mêmes parce qu’ils sont à la fois et l’individu et l’organisme! Même avec une accréditation valide à l’ONU, mégalomanie quand tu nous prend!

    Ne vous trompez pas de fautif. Ce sont les organisateurs qui ont manqué à leur devoirs. L’ont-ils fait exprès pour mettre la délégation burundaise devant le fait accompli? On ne le saura « jamais ».

  7. Jean Pierre Hakizimana

    Un diplomate qui utilise le mot  » Jamais »! Un peu d’humilité Mr le Diplomate. Aller voir, rien que l’histoire Burundaise, les ex maquisards sont devenus des presidents! Je suis certain qu’il y en a plein qui avaient manqué cette sagesse et utiliser le même mot.

  8. Pablo

    Qui va rembourser l’argent du contribuable gaspilllé par ce déplacement? Où était le problème d’être dans la même sale avec cette ou ces personnes-là ? Est-ce que vous avez demandé l’avis des sages restés au Burundi pour prendre cette décision de boycotter les travaux?? Vous risquez votre boulot! Wait and see! Le Burundi a beacoup besoins de l’aide extérieure!!

  9. Bellum

    « Vous avez vu tout le nuage de poussiere que l’on souleve? » jubile, le sourire jusqu’aux oreilles, une souris qui coure a cote d’un elephant. Ce ministre ne comprend que personne ne prend au serieux des dirigeants bien dodus, sangles en costumes et chaussures de luxe et arborant des gourmettes en or dans le pays le plus pauvre et le plus malheureux du monde. Par ailleurs, ces diplomates n’ignorent pas que leurs interlocuteurs sont issus d’un hold-up electoral et n’ont aucune legitimite.

  10. Prof FREDERIC NZEYIMANA

    Honte à la délégation du gouvernement du Burundi en matière des droits de l’homme .

    Véritable honte a au Ministre Albert Shingiro, chef de la diplomatie burundaise, Quand il dit que « s’asseoir avec de telles personnalités fait allusion à la promotion de l’impunité.

    Selon le dictionnaire Larousse l’impunite signifie « Fait pour quelqu’un de ne pas risquer d’être puni pour ses fautes : Ses relations lui ont assuré l’impunité pour ses escroqueries. »

    NOTRE ATTENTE DE LA DELAGATION BURUNDAISE A GENEVE
    Nous, Burundais, membres du Collectif des survivants et victimes du génocide commis contre les Hutus au Burundi en 1972, avant et après, sommes très déçus de l’attitude de la délégation burundaise de se retirer du podium du Comité des droits de l’homme des Nations unies pour présenter, si jamais il y a, leur mise en œuvre des droits civils et politiques dans le pays. Nous espérions que délégation du gouvernement du Burundi puisse profiter de son déplacement à Genève pour présenter le point sur l’état de la réhabilitation des droits des victimes du génocide commis en 1972-73 contre les Hutus par le gouvernement du Burundi de la dynastie des Tutsi-Bahima

    Du cote du Comité des droits de l’homme des Nations unies de l’ONU, la deuxième question qui nous hante est que le comité organisateur a décidé, malgré tout, de poursuivre son examen périodique en présence de certains activistes affiliés à la même dynastie génocidaire Tutsi-Hima qui se présentent comme défenseurs des droits de l’homme au Burundi. Des activistes qui en réalité sont effectivement « des criminels condamnés qui se font passer pour des membres de la société civile » comme en fait part le communique de la Ministre Madame Imelda Sabushimike, leader de la délégation de la République du Burundi.

    Très visiblement la question de la réalité du génocide Hutu de 1972 importe peu pour les dignitaires de la soi-disant diplomatie burundaise qui sympathisent avec les génocidaires :

    • Nous sommes convaincus que la lutte contre l’impunité constitue la condition Sine Qua Non pour une paix durable et une réconciliation véritable.
    • Dès lors, nous pensons que le gouvernement du Burundi et toutes les instances internationales des droits de l’homme concernées devraient se préoccuper du sort des victimes du génocide plutôt que de se laisser distraire par des négationnistes, des génocidaires ainsi que leurs complices qui, depuis plus de 50 ans, ont tout fait et continuent de tout faire pour que les responsables de ce crime imprescriptible qu’est le génocide commis en 1972 contre les Hutu du Burundi, ne soient jamais traduits en justice.
    • Nous recommandons au Président de la République d’user de son pouvoir pour mettre un terme au déni et aux complicités sur une question aussi cruciale que le génocide.
    • Nous recommandons au Président de la République de promulguer le plus rapidement une loi pénalisant le génocide afin de mettre fin à cette culture de l’impunité et de traduire en justice les planificateurs des crimes les plus graves de génocide et des crimes contre l’humanité commis au Burundi par le premier gouvernement de la dynastie des Tutsi-Hima en 1972.
    • Notre Collectif des survivants et victimes du génocide Hutu de 1972 au Burundi se rallie aux préoccupations de la lettre adressée au Rapporteur spécial des Nations unies pour les Peuples Autochtones par Phil Fontaine, ancien Chef de l’Assemblée sortante des Premières Nations, et Bernie Farber, Ancien Représentant du Congrès Juif Canadien, dans laquelle ils l’instruisaient sur la manière dont des problèmes de génocide non-résolus peuvent avoir pour effet d’anéantir tout effort de développement social et économique dans n’importe quelle communauté. (Published October 14, 2013, in Globe and Mail).

    A force d’assister à des massacres répétitifs à grande échelle, beaucoup de Burundais ont appris à oublier un peu trop vite les personnes disparues et à vivre au jour le jour sans ne se préoccuper ni du passé ni du futur. Cette tendance à l’amnésie volontaire ou forcée comporte de graves risques pour l’avenir de notre pays.

    Le temps est venu pour notre pays, le Burundi, de suivre l’exemple des autres états-nations ailleurs dans le monde en traduisant en justice les acteurs du génocide de 1972. Sans la justice il n’y a pas de réconciliation ni de paix durable possibles. « Le génocide qui reste impuni annéantit tout effort de développement social et économique (durable) dans n’importe quel pays ».

    • Kaziri

      Menssoge…..

    • arsène

      @Prof FREDERIC NZEYIMANA

      Vous dites: « Des activistes qui en réalité sont effectivement « des criminels condamnés qui se font passer pour des membres de la société civile ».

      Le ministre de son côté dit: « Au lieu de mettre ces gens dans les fora internationaux, il faut plutôt que les Nations Unies, engagées à défendre les droits de l’Homme nous appuient dans leur remise à la justice burundaise pour qu’ils puissent être jugées comme les autres putschistes ».

      J’ai du mal à comprendre si vous parlez des mêmes personnes. Ont-elles été condamnées avant d’être jugées?

  11. Corneille Kaziri

    Est ce que le Burundi a gagné en faisant la chaise vide?
    That’s the question.

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