Jeudi 22 février 2024

Société

Jérémie Misago : ’’Je suis au pays, c’est tout ce que je peux dire’’

21/11/2022 Commentaires fermés sur Jérémie Misago : ’’Je suis au pays, c’est tout ce que je peux dire’’
Jérémie Misago : ’’Je suis au pays, c’est tout ce que je peux dire’’

Le reporter Jérémie Misago du Journal Iwacu introuvable depuis samedi a donné signe de vie ce lundi 21 novembre vers 12 heures. Il a appelé ses proches et sa rédaction mais sa voix semblait hésitante, comme s’il était sous contrainte. Ce n’est pas dans ses habitudes, Jérémie parle fort d’une voix assurée.

Au téléphone, ce journaliste du desk politique et responsable de la rubrique « Chronique sur les messages de haine », n’a pas voulu répondre aux questions de ses confrères : « Je suis au pays, je suis bien portant, personne ne m’a brutalisé, je n’ai pas été enlevé ».

Peu convaincus, ses collègues, lui ont demandé où il était exactement pour qu’ils aillent le chercher et le ramener mais la réponse était la même : « Je suis au pays, mes téléphones étaient éteints et je n’ai pas pu communiquer pour rassurer tous mes proches ».

Samedi matin, relate-t-il, je m’apprêtais, avec quelques amis, à aller présenter ma fiancée à ma famille mais je ne sais pas et je ne comprends pas comment je me suis retrouvé en dehors de Bujumbura, annulant du coup mon programme sans prévenir mes amis.

Dans une vidéo transmise à ses amis et à sa rédaction, ce reporter du Journal Iwacu semble parler sous contrainte, malgré son insistance pour expliquer, à qui veut le croire, qu’il se porte à merveille : « Je serai là dans la soirée de ce lundi ou dans la matinée de ce mardi. Et je vous dirai ce qui s’est passé ».

Assis à même le sol, avec un arrière-plan rappelant le paysage montagneux de Bujumbura rural avec ses palmiers à huile, Jérémie est apparemment inquiet, il jette de temps en temps un regard fuyant à gauche à droite : « Ne vous inquiétez pas pour moi, tout va bien, regardez, je porte un survêtement et des babouches. Pour ce qui est de l’endroit où je suis pour le moment je vais vous le dire quand je serai à Bujumbura. Je me porte bien, n’ayez pas peur », a-t-il conclu son message vidéo qui a laissé ses collègues perplexes.

« Comment est-ce qu’il peut dire qu’il se porte à merveille, qu’il ne faut pas s’inquiéter pour lui, alors qu’il ne peut même pas communiquer l’endroit où il se trouve ? Il n’est pas à l’aise. Et puis, c’est quel accoutrement pour quelqu’un qui s’apprêtait à aller présenter sa fiancée à sa famille à Kayogoro au sud du Burundi ». Des questions sans réponses.

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Démocratiser le débat sur le marché public

Brouille entre le gouvernement du Burundi et la société Sogea Satom autour des travaux de réhabilitation de la route nationale 3, tronçon Rumonge-Gitaza. Le ministre en charge des infrastructures a pris la décision de suspendre le paiement des frais additionnels (…)

Online Users

Total 1 651 users online