Lundi 17 mai 2021

Économie

Gitega : la vie de plus en plus chère

Les produits de première nécessité comme le haricot, le riz, la pomme de terre ont connu ces derniers jours une hausse de prix fulgurante dans les marchés et boutiques de Gitega. Les commerçants rejettent le tort aux taxes et aux prix de transport qui se sont multipliés par deux.

Vue partielle des produits vendus au marché

Au marché central, le prix des produits vivriers ne cesse d’augmenter. La cherté de la vie constitue un souci pour la population dont le pouvoir d’achat s’amenuise d’autant que les prix montent au fil des mois.
Mardi 17 octobre, au grand marché de Gitega, Norbert vendait le kilogramme de haricot à 1 400Fbu, le riz à 2500Fbu.

« Nous devons importer le riz et le haricot de Tanzanie. Suite à la dépréciation de la monnaie burundaise, nos fournisseurs ne viennent plus. Et s’ils viennent, ils nous font vendre à un prix cher», a-t-il déclaré.
Charlotte cède le kilo d’oignon à 1300fbu. Au mois de septembre, cette même quantité était vendue à 800 Fbu dans le même endroit.

«Les temps sont durs. La clientèle fait assez défaut, mais nous faisons l’effort de vendre pour qu’elle puisse s’approvisionner». Béatrice, commercialisait un kilo de pomme de terre à 600fbu. Elle indique qu’aujourd’hui, il y a un problème d’approvisionnement des produits à cause du carburant.
«Le coût des produits a tellement augmenté que nos recettes baissent parce que les clients ont du mal à se procurer les produits faute de moyens financiers suffisants», a-t-elle déploré.

« Nous sommes laissés à nous-mêmes ! »

Mariam, une jeune maman, pour sa part, trouve inadmissible que le kilo de haricot coûte 1400 Fbu.
« Nous ne savons pas si nous sommes au Burundi ou en Europe. Tout le monde te chante la rareté du dollar».

Cependant, elle égrène les paramètres qui contribuent à la hausse du prix des produits vivriers. Il s’agit de la spéculation sur les produits importés et le non contrôle des prix. Elle propose à l’Etat burundais de prendre des dispositions pour augmenter la production des produits vivriers. Et de conseiller : «Les commerçants font tout ce qu’ils veulent, c’est à prendre ou à laisser. L’Etat doit se montrer ferme et contrôler les prix sur le marché.»

Zabibu regrette que les prix ne soient jamais stables. Elle redoute que le fonctionnaire moyen ne soit plus capable de nourrir sa famille avec les salaires qui restent fixes. Et que, dans ces conditions, la corruption va augmenter.

« Comment un fonctionnaire pourra faire correctement son travail alors que le ventre est vide. Il sera obligé de monnayer les services dont il est responsable et le perdant sera le petit citoyen.»

Les autres catégories de la population font savoir que tout s’empire et qu’il faut s’adapter à la situation. Selon la population, sur chaque produit ou article, le prix s’est multiplié par deux. « Par exemple, un tas de charbon qui coûtait 200 Fbu il y a un mois est maintenant à 500 Fbu!»

Forum des lecteurs d'Iwacu

7 réactions
  1. Marorerwa

    Iracari imponjo.

  2. Buzoca

    La prochaine fois votons pour un programme et non pour l’ethinie du president ! aujourd’hui les hutus et tutsis ont faims ! Même Jésus à donner le pouvoir à ces apôtres monsieur le president n’a personne de confiance pour lui succèder ? vu que les elections sont fictions! 4éme mandant viendra encore empirér la situation !

  3. Rurihose

    Quand notre leader bien aimé sera président à vie; les prix vont chuter.
    Rundira Février 2018 duhindure constitution

    • Karinga na mugoma

      @ rurihose
      Ah oui puisque les européens vont reprendre la coopération financière , ils ont intérêts à ce que le leader bien-Aimé reste au pouvoir jusque à l’ avenement de Jesus christ . Nous aimons si fort notre président que nous souhaitons qu’ Il communique de près- géographiquement avec Dieu . Que la paix soit avec lui chez Dieu!

    • sauye

      Un diplomate européen m’a confié que notre modèle de développement basé sur les stades et les croisades suscitait l’admiration et l’envie du monde entier voire meme au dela.

      • Mafero

        Vous avez oublié d’ajouter les usines de transformation des avocats en produits de beauté tellement enviés de part le monde entier.

        • jessie41

          Que dire de la fameuse bière à base de banane si chère aux connaisseurs.

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