Société

Festival Amani de Goma : «La musique, un trait d’union entre les peuples»

17/02/2019 Abbas Mbazumutima Commentaires fermés sur Festival Amani de Goma : «La musique, un trait d’union entre les peuples»
Festival Amani de Goma : «La musique, un trait d’union entre les peuples»
Buravan : «Que vive l’amour et la paix»

Tous les artistes invités au Festival Amani de Goma n’avaient qu’un seul message ce samedi 16 février au collège Mwanga : l’entente entre les peuples, la réconciliation, la dignité, la liberté, l’amour et la lutte pour la paix.

Le chanteur rwandais Buravan, lauréat du prix Découvertes de RFI, édition 2108 a été très applaudi. A l’aise en français et en swahili, les deux langues couramment parlées à Goma, l’artiste Buravan n’a pas tardé à entrer en communion avec son public. C’est surtout quand il a entonné sa chanson ’’Si belle’’.

Connaissant par cœur les paroles de cet hymne à l’amour, le public s’est mis à chanter avec cet artiste. Un moment d’enthousiasme, de magie de la musique.

Cette complicité s’est poursuivie quand les premières notes de la chanson ’’Garagaza’’ ont été balancées. Ses fans dont les jeunes demoiselles répétaient toutes les paroles.

Buravan s’est dit porteur d’un message pour la jeunesse de cette sous-région : «Qui que tu sois, tu peux réaliser tes rêves à force de persévérance, de travail dur. Mais avant cela, c’est avec l’amour que l’on peut parvenir à la paix».

Gaël Faye avec le guitariste Samuel Kamanzi

L’autre grande d’affiche de ce festival, c’était Gaël Faye avec son complice, le guitariste Samuel Kamanzi, père congolais et mère rwandaise. Le spectacle s’articulait sur le livre ’’Petit pays’’ de Gaël Faye, ses souvenirs poignants d’enfance avec en arrière-fond l’histoire tourmentée de la sous-région.

C’est surtout le génocide rwandais et les événements sanglants de 1993 et même d’après. Cela transparaît dans sa chanson ’’Pilipili sur un croissant au beurre’’ que le public a adoré et applaudi.

L’autre chanson applaudie, c’est ’’Paris Métèque’’. Il raconte sa nouvelle vie à Paris, sans ses clichés connus, et toujours avec un rétroviseur tourné vers la sous-région et ses démons.

Gaël Faye avait un message : «Il revient à la jeunesse de la sous-région de se battre pour sa dignité. Et c’est cela le sens de ce festival. Il nous faut nous-mêmes raconter notre histoire avec nos propres mots. Il ne faut pas que les autres nous mettent en avant mais il faut nous mettre nous-mêmes en avant».

Au moment où cet artiste français présentait son spectacle, un nouage de poussière s’élevait au stade du collège Mwanga. Impossible de rester tranquille avec la chanteuse rwandaise Knowless au podium.

Le public était sous le charme et reprenait les paroles et surtout les refrains de ses chansons : «Je suis très émue par l’accueil du public, je suis venue pour qu’ensemble, l’on puisse parler d’amour et de paix dans notre région. Ma musique franchit les frontières politiques», s’est-elle réjouie.

La chanteuse Knowless (Au milieu)

Selon la chanteuse Knowless, il faut que la jeunesse puisse s’unir afin de lutter pour la paix. «Mais je fais de la musique, pas de la politique», a-t-elle laissé entendre après une question sur les relations quelques fois tendues entre Kigali et Kinshasa.

Parmi les artistes internationaux venus au Festival Amani de Goma figure le groupe français, ’’Mortal Combo’’, aux allures de rockers mêlant de grosses caisses de batterie et des cuivres.

Avec des sonorités et des rythmes apparemment exotiques pour le public de Goma, trop rumba, ce groupe semblait incompris. Ce n’est qu’après avoir accéléré le rythme que le public s’est emballé.

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