Mercredi 19 juin 2024

Politique

Exécution ou simple bavure ?

Deux Burundais ont été tués le 30 août dernier par des militaires rwandais. Les proches des victimes parlent d’une exécution. L’armée rwandaise rétorque qu’ils ont refusé d’obtempérer à un ordre de s’arrêter.

Joseph Iteriteka : « Ils étaient sains et saufs quand ils sont partis au Rwanda, mais les Rwandais les ont remis sans vie. »
Joseph Iteriteka : « Ils étaient sains et saufs quand ils sont partis au Rwanda, mais les Rwandais les ont remis sans vie. »

Les faits se sont passés, d’après les proches des victimes, vers 3h du matin dans la localité de Kibangira dans la province de Rusizi, au sud du Rwanda, à quelques mètres de la rivière Ruhwa, frontière naturelle entre le Burundi et le Rwanda.

Une patrouille de militaires rwandais tombe sur un groupe de 12 personnes originaires du secteur Rukana I de la commune Cibitoke, transportant chacune un sac d’aubergine au Rwanda. Ces militaires leur intiment l’ordre de s’arrêter et ils s’exécutent. « Ils nous ont dit de nous asseoir par terre et de prier car notre dernière heure venait de sonner », confie un des rescapés.

L’un des militaires, probablement le chef du groupe, poursuit notre source, appelle ensuite son chef pour lui dire qu’ils viennent d’appréhender des fraudeurs burundais. L’ordre, soutient notre source, est donné de les tuer. « Le militaire qui venait d’appeler a tiré à bout portant sur Fidèle Niyonkuru et Jérémie Nyabenda, mais un autre nous a dit de nous enfuir. Après, nous nous sommes jetés dans la rivière Ruhwa, la peur au ventre. »

Arrivés du côté burundais, les dix rescapés sont capturés par des militaires burundais puis remis à la police, mais deux parviennent à s’échapper. Ils sont actuellement incarcérés au cachot de Rugombo et auraient été entendus par la police et le service national de renseignement.

Accusations mutuelles

Au lendemain de cet assassinat, des réactions fusent. Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police burundaise, écrit sur son compte tweeter qu’il s’agit d’un crime. Il a ajouté que les deux victimes étaient des vendeurs clandestins d’aubergines, que leurs corps et leurs sacs d’aubergines ont été confisqués par des militaires rwandais.

Côté rwandais, cette version est rejetée et l’armée parle d’un refus d’obtempérer à un ordre. Selon le lieutenant-colonel René Ngendahimana, porte-parole de l’armée rwandaise, la mort de ces deux Burundais s’explique par le fait que, dans le noir, les militaires ont intimé l’ordre aux victimes de s’arrêter, mais ces derniers n’ont pas obtempéré.

Par ailleurs, il souligne que ces militaires les ont pris pour des fauteurs de troubles, car il y a quelques jours, des bandits armés en provenance du Burundi auraient tiré et blessé à la jambe un citoyen rwandais du village Ruhwa avant de s’enfuir.

Version corroborée par le constat de décès fait le 3 septembre 2016 par le docteur Raphaël Uzobakiriho, médecin de l’hôpital du district de Gihungwe, qui atteste avoir reçu deux corps décédés probablement suite à cette fusillade.
Les familles des proches réfutent cette version : « Les victimes ont reçu chacune une balle qui est rentrée par la gorge puis ressortie par l’arrière du crâne. Comment est-ce possible dans une fusillade qui plus est dans le noir ? » Pour ces familles, il s’agit ni plus ni moins d’une exécution.


Une remise sous haute tension

Les deux corps ont été remis puis enterrés dans une ambiance électrique.

Le corps de l’une des victimes sur le point d’être déplacé du cercueil rwandais vers un cercueil burundais.
Le corps de l’une des victimes sur le point d’être déplacé du cercueil rwandais vers un cercueil burundais.

La mobilisation avait atteint son paroxysme dans la province Cibitoke et particulièrement à Rugombo. Vendredi 2 septembre, de 8h à 11h, les commerces étaient fermés. Les rues étaient bondées de taxi-moto, d’« Imbonerakure » mobilisant la population, direction la frontière de Ruhwa. Objectif : réceptionner les deux corps des victimes.

Vers 11h, tous les cadres natifs de Cibitoke étaient présents à la frontière de Ruhwa, dont Joseph Iteriteka, gouverneur de province, le commissaire provincial de police, des cadres du ministère de l’Intérieur.

Aux environs de midi, une camionnette double cabine avec une plaque rwandaise a amené les deux corps dans deux cercueils différents. A bord, le chauffeur et quatre prisonniers. Sans rien dire, ils ont déchargé les cercueils puis sont repartis aussi vite qu’ils étaient arrivés. Stupeur et colère dans la foule. Calme feint chez les dignitaires.

Quelques minutes après, un document de constat de décès est amené par un officiel rwandais, mais le gouverneur de Cibitoke refuse de le signer. D’une part explique-t-il, parce que le nom d’une des victimes était mal écrit, d’autre part, parce qu’aucune autorité rwandaise n’avait daigné se déplacer. Un comportement jugé humiliant, côté burundais.

« Respecter les mesures du gouvernement »

Le rectificatif est amené vers 14h30 par Fréderic Harerimana, responsable du district de Rusizi, côté rwandais. Les autorités burundaises acceptent enfin de réceptionner les deux corps, mais tiennent à les déplacer dans d’autres cercueils confectionnés au Burundi. Les corps sont déplacés mais les Rwandais refusent de récupérer leurs cercueils.

Vers 15h, des médecins burundais amènent les deux corps au centre de santé de Rukana pour une expertise médicale.

Après leur constat, les corps de Fidèle Niyonkuru et Jérémie Nyabenda sont inhumés à 17h au cimetière de Rukana.

Dans son discours au cimetière, le gouverneur a indiqué à la population venue rendre un dernier hommage aux victimes, qu’ils étaient sains et saufs quand ils sont partis au Rwanda, mais que les Rwandais les ont remis sans vie à leur pays d’origine. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes en promettant de suivre de près le dossier. Le gouverneur a rappelé à l’assemblée qu’il faut respecter les mesures du gouvernement et les conseils donnés par leurs dirigeants locaux.


Les familles réclament des comptes

Les proches des disparus réclament que justice leur soit rendue. Le gouverneur promet de suivre de près l’affaire.

Les corps de Jérémie et Fidèle remis à la frontière de Ruhwa.
Les corps de Jérémie et Fidèle remis à la frontière de Ruhwa.

Evangéline Niyobuhungiro, la veuve de feu Jérémie Nyabenda, exige que la lumière soit faite sur l’exécution de son mari : « Le gouvernement burundais et celui du Rwanda doivent me dire ce qui s’est passé à Kibangira cette nuit-là. »

Bien plus, elle demande que les enquêtes commencent sur un homme, dont elle ignore l’identité, qui a réveillé son mari à 2h du matin, le jour du drame. « Je l’ai entendu dire à Jérémie qu’il veut lui confier le travail de transporter des marchandises au Rwanda. Mon époux lui a dit qu’il ne pouvait pas accepter cette offre s’il était seul. » Cet homme, poursuit-elle, l’a rassuré en lui disant qu’ils seront à 12.

Par ailleurs, Evangéline Niyobuhungiro ne comprend pas comment cette fraude s’opère dans leur localité, alors qu’’elle grouille de positions militaires et de barrières policières.

Des enquêtes devraient ensuite se focaliser, soutient une autre source qui a requis l’anonymat, sur les rescapés. Il s’agit de Nestor Nkeramihigo, Ézéchiel, Bazompora, Ntirenganya, Rwimo, Vincent, Victor, Nizigiyimana, qui sont toujours gardés au cachot de Rugombo. Simboroga et un certain Gilbert, qui se sont enfouis, n’ont jamais été capturés.

Contacté, Joseph Iteriteka n’en dira pas plus. Selon lui, ces familles ont le droit de connaître la vérité. Et de promettre, sans plus de précision, de suivre de près le dossier.

Forum des lecteurs d'Iwacu

27 réactions
  1. Salmia Irikungoma

    Iyo esprit primitif y’amacakubiri, izohera ryari mu Burundi bwacu. Izo mbonerakure zizira ivyo zitazi, zisuka mu bibira zitazi, hageze yuko bobigisha gutungwa n’ibivuye mu maboko yabo. Ibiva mu maraso ya bene wabo, bakavyiyugumura, nta migisha birimwo. Iyo mvugo y’imikomo irarenze. Gira intambwe, va ibuzimu muje ibuntu. Uburundi bureke kwama busubira inyuma nk’ibirenge. Ivyo imbonerakure zikora, abazikoresha, abana babo bo babigisha guhiganwa mu biharuro n’indimi nyinshi. Sonza mwigumye, murondere ibibaha imigisha bifise kazoza. Jewe ndi umuvyeyi ngana nk’ababavyaye.

  2. Fofo

    [Ndlr: L’ordre, soutient notre source, est donné de les tuer. « Le militaire qui venait d’appeler a tiré à bout portant sur Fidèle Niyonkuru et Jérémie Nyabenda], Ca c’est un crime contre l’humanité! Espérons que Human Right Watch et Amnisty International condamneraient ce crime!
    [Ndlr: mais un autre nous a dit de nous enfuir], La bonté ou la méchanceté n’a ni nationalité ni ethnie. Que bénit ce militaire qui a manifesté sa bonté! L’acte qu’il a posé ne sera jamais oublié!

  3. Mami

    Même le président Cyprien Ntaryamira a été assassiné sur le sol Rwandais et il n,y a pas eu de suite. Vous esperez vraiment une justice pour de simples citoyens Burundais? Murizera kabisa!

    • Muganwa

      non, on ne l’avale pas celle la. Il est mort pcq yasavye umuneynga, alors il s’est trouvé dans le mauvais avion au mauvais moment. On l’aime pourtant bien, mr. Discipline!

  4. Ayuhu Jean Pierre

    Nous attendons la mobilisation de Monsieur Kaburahe et son équipe pour venir en aide aux familles de ces deux victimes. Et à nous lecteurs de s y associer.

    Réponse d’Antoine Kaburahe

    Malheureusement je ne suis qu’un simple citoyen et non une ONG de soutien aux victimes et ce n’est pas mon rôle non plus.
    Ne me prêtez donc pas des pouvoirs qui me dépassent, cher M Ayuhu.
    AK

    • Tuziki Eline

      @Ayuhi
      Tu fais de la provocation malsaine expres et gratuite. Ton message il faut l’envoyer aux membres du gouvernement suffisamment nombreux et riches. J’ai l’impression que tu as mal vécu la mobilisation du groupe de presse iwacu juste après la disparition de leur journaliste Jean Bigirimana. Tu n’a rien compris du devoir du groupe de presse iwacu.

  5. Il faut que les bonnes relations soient rétablies entre les deux pays, et pour cela les autorités des deux pays doivent travailler ensemble au lieu de déléguer des jeunes chauffés à blanc. Il faut un minimum de logique. On ne peut pas fermer la frontière, violer cette mesure et réclamer des explications sur des gens tués à 2 heures du matin.

  6. venant

    Je lisais, un certain jour, un article dont l’auteur parlait de bonté. Il insistait sur le fait que la bonté est rare sur la terre. Bonté rime avec miséricorde, patience et pardon sans relâche. S’il est vrai que seul Dieu est Bon, l’homme qui est créé à son image a en lui certainement quelques  »miettes » de bonté.

    Le chef du groupe de militaires rwandais ne pouvait-il pas user de sa bonté et ordonner à ces ressortissantsburundais de retourner illico presto dans leur pays et de ne plus vendre leurs produits au Rwanda, spécialement en cette période de tensions au plus haut sommet entre nos deux pays?

    J’espère que les militaires burundais postés à la frontière ne se comporteront pas comme ceux du Rwanda le jour où des cas similaires se présenteraient à eux.

    Dieu de miséricorde, augmente en nous la bonté vis-à-vis de notre prochain!!!

    • Orignal

      @ Mr Venant , vous parlez de la bonté . Comme vous le dites seul Dieu est bon. Quant à ce que tu dis que Dieu a créé l’homme à son image , je crois que vous faites erreur . En réalité seuls les hommes remplis du St Esprit sont l’image de Dieu. L’image de Dieu comment ?Les actes que l’homme pose prouve l’esprit qui est en lui.Or, tu ne peux pas me dire que les burundais dans leur état actuel sont l’image de Dieu. Dieu est l’amour . Par conséquent, l’amour est patient , l’amour fais du bien ,…..

  7. Jereve

    C’est inquiétant. Les dirigeants burundais ferment les frontières avec le Rwanda. Mauvaise décision. Des burundais traversent ces frontières et se font descendre au Rwanda. Victimes collatérales. Imaginez-vous des rwandais traversant ces mêmes frontières pour entrer au Burundi. C’est possible. Les militaires et policiers burundais ne vont pas hésiter à les descendre par vengeance. La guerre que veulent les dirigeants du Burundi aura bientôt son casus belli. La paix entre nos pays et la région des Grand-Lacs en général ne tient qu’à un fil.

    • toka

      Mr Tureve ce ne sont pas les dirigeants burundais qui veulent la guerre aux rwandais. C’est plutôt l’inverse. Le rwanda a toujours manifesté sa détermination de provoquer la guerre contre le Burundi. Il (le Rwanda) a même un pacte qu’il doit veiller a mettre en application pour renverser le pouvoir hutu pour y remettre le tutsi qui l’ont aider a prendre le pouvoir dans son pays.C’est la raison par laquelle il a formé et aidé les jeunes qui ont manifesté, après l’échec, il arme et forme une rébellion, et il cherche a tout pris comment entamer cette guerre. Mais, je te garanties que ça ne sera pas facile.

      • John

        @ toka

        Il est clair que tu es aveuglé par tes idées divisionnistes pour penser que le Rwanda a comme objectif de mettre en place au Burundi un régime dit Tutsi! C’est ce genre de raisonnements, partagés par certains membres du parti au pouvoir, civils et militaires, qui risque de provoquer cette guerre de diversion qui va, crois moi, si jamais a lieu, coûter trop cher au Burundi, un pays complètement divisé et avec une économie en ruine.

        • Bakari

          @John
          J’espère que toka ne dit pas tout haut ce que bon nombre de personnes pensent tout bas (y compris vous-même), car, n’oublions pas que la plupart de gens préfèrent ne pas se faire piquer la langue par une épine, alors que les pieds sont là! Apparemment toka n’a pas peur de se faire piquer sur sa langue, autrement dit, la langue de bois n’est pas sa tasse de thé!

        • Orignal

          C’est vrai que l’on est divisé mais c’est la même guerre dont tu parles qui va nous unir . Ça va se passer comme 1993. Tu sais toi même qu’il n’y a pas eu de sensibilisation . Bonne chance !!!!

        • toka

          @John
          Si vos vouex pouvaient être réalisés à chaque fois que vous le voulez le Burundi ne serait ce qu’il est ce 14 Septembre 2016. Dieu merci vous démolissez mais la reconstruction surpasse vos bavures et vos mensonges.

      • Rugamba

        Pourquoi ont-ils aidé le Cndd-fdd avant sa prise de pouvoir au lieu de maintenir Buyoya un Tutsi? N,avaient-ils pas là déjà cet empire hima (imaginaire) que certains avancent pour justifier leurs exactions? Hier c’était je n’ai rien à ajouter à ce que mon grand frère rwandais a dit (Nkurunziza) à ils veulent me renverser pour mettre un pouvoir Tutsi. Un non sens. Nkurunziza a préféré déchiré le tissue social qui se construisait petit à petit en ramenant les deux ethnies à couteuax tirés. L’accusation contre le Rwanda a ce seul objectif, soit conscientiser les hutu que lesTutsi sont une menace (tant qu’ils sont encore là). La suite, on la connait.

      • John

        @Toka, je pense pas qu’il y aura une guerre entre le Rwanda et le Burundi, meme si le CNDD nvoie des jeunes a la frontiere pour crier a la provocation. Souvenez vous du pacte de non aggression signe au 18e siècle entre nos deux bami. Il a tenu jusqu’ici et tiendra toujours, surtout en ce siecle de necessaire complementarite entre pays et peuples. Ne criez donc pas au loup, le Rwanda n’a aucune intention de renverser le pouvoir des Hutus( correction: qui devrait plutot etre le pouvoir des Burundais) comme tu dis au profit des Tutsi. En plus,les Tutsi du Burundi n’ont aide en rien les rwandais pour prendre le pouvoir. Informe toi bien.

  8. roza kamikazi

    kazima babahaye nibiziga abacu ntitwabonye nirengero ryabo none ico utera nico wimbura reka mwabarundi kubiba urwanko kuko muzobirondera kubikurayo bitagishoboka. na RUFYIRI yarabahanuye abaha nuburorero bwababivye urwanko none ababo bagenda barabundabunda.

  9. Kabingo Dora

    Je présume qu’il n y aura pas de suite du fait du conflit latent entre les autorités burundaises et rwandaises. Les burundais n’oseront pas se rendre au Rwanda pour des enquêtes approfondies et les Rwandais n’oseront pas venir au Rwanda . Je suis de tout coeur avec les familles des disparus mais je n’ai pas de mot assez fort pour critiquer la position des autorités burundaises de nature à calmer le jeu entre .
    Les régimes de Bujumbura et de Kigali doivent comprendre qu’ils ne sont pas là pour eux , mais pour leurs peuples respectifs . Dans tout cela le Burundi récolte ce qu’il seme .

    • kagabo

      Nous sommes habitué à tes commentaires mésochinés juste là pour indexer les dirigeants de ton pays, alors qu’ils n’ont à se reprocher dans cet affaire qui s’est produit de l’autre coté (RW)?? Tu devrais avoir honte dans tes commentaires et demande pardon à tous les Burundais. Merci

  10. Kimaranyi

    Ces rescapés qui sont gardés au cachot est ce que cela ne cache pas quelque chose de louche? Pour quelle infraction ils sont incarcéré ?

    • Yohani

      C´était probablement des imbonerakure ou des militaires qui étaient partis en reconnaissance des positions des soldats rwandais. C´est normal dans ce genre de conflit. On teste l´ennemi. Mais cette fois-ci ils n´ont pas réussi. Les rwandais les ont laissé exprès pour qu´ils racontent ko rutitaha. Les autres probablement les plus arrogants ou les dénoncés par leurs collègues ont été tués.

      • Muganwa

        Sauf que les Rwandais ne considerent pas les Burundais comme des ennemies, quoi qu’on dise. J’en reviens, et j’ai ete accuelli sans peur de me faire ambarquer par les SNR. Personnellement je trouve que cet incident malheureux reflete exactement ce qui se passe: nos dirigeants insultent, gesticulent, se plaignent, menacent. Les Rwandais gardent le calme, mais apparement ont donne des ordres de riposter, si par hasard il y avait quelque chose de suspects. Innocents ou pas, nos compatriotes ont ete victimes de la politique de nos leaders. Mais quelle idee de travesrser la frontiere a 3:00!

      • Tu es content aujoud’hui, mais demain ca sera ton tour. Il faut combattre la barbarie avec une derniere energie sans toutefois regarder les histoires ethniques. Quelles betises?

        • Muganwa

          Hima jeremy: toi tu peux etre content, te rejouir de la mort des gens. nous non.

        • Ruzoviyo

          Cher petit haut parleur du genre hima et les autres phapharons . C est regretable d avoir des pertes en vie humaine et surtout lorsqu Il s agit de petits paysans pousse par la stupidite de leurs dirigeants, vs voulez de like indulgence kubantu baje mwijoro? Celui a qui vous insultez yababwiye ko ari uburenganzira bwanyu asha niwashaka murarondere ibindi bitutsi, mugwize kabiri volume mugabo mugabo. …Il ya une ligne rouge a n est pas franchir.

          • Bakari

            @Ruzoviyo
            Chacun a le choix libre de son Dieu; vous avez choisi le vôtre mais d’autres ont aussi les leurs: Allah, Jehovah, Bouddha, Krishna, etc.

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