Samedi 02 juillet 2022

Société

Education : Certains établissements dans la ligne de mire du ministère

05/06/2022 Commentaires fermés sur Education : Certains établissements dans la ligne de mire du ministère
Education : Certains établissements dans la ligne de mire du ministère
François Havyarimana : « Les défis liés à la diplomation dans ces institutions relèvent principalement du non-respect du cadre légal. »

Lors du conseil des ministres du 1er juin dernier, le ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, François Havyarimana, a indiqué que certains établissements d’enseignement fondamental, post fondamental et universitaire, par mauvaise foi ou par ignorance, ne respectent pas les textes légaux.

« L’application des sanctions prévues dans ces textes tournent au détriment des élèves et des étudiants. Cela crée des conflits soit entre les élèves/étudiants et leurs établissements, soit entre le ministère et ces établissements. »

Les problèmes observés au niveau de l’enseignement fondamental et post-fondamental, d’après le ministre, sont entre autres : l’ouverture des écoles sans autorisation, l’enrôlement des élèves à tous les niveaux alors que l’ordonnance d’ouverture prévoit seulement l’enrôlement dans les premières années (1ère maternelle, 1ère fondamentale et première post-fondamentale) et l’accueil des élèves au milieu de l’année sans autorisation. « Tous ces trois cas sont fréquemment observés dans les écoles privées situées dans les centres urbains et surtout en mairie de Bujumbura. »

Le ministre Havyarimana fait également savoir qu’il s’observe des irrégularités dans les institutions d’enseignement supérieur notamment privées en rapport avec le non-respect du cadre légal régissant l’enseignement supérieur. « Les défis liés à la diplomation dans ces institutions relèvent principalement du non-respect du cadre légal. » Comme défis, le ministre souligne le non-respect des conditions d’accès à l’enseignement supérieur, l’ouverture des programmes de formation et organisation des enseignements sans une ordonnance ministérielle d’autorisation d’ouverture, diplomation sans avoir l’ordonnance d’agrément des programmes, le non-respect de la réglementation sur l’organisation de la gouvernance administrative et académique ainsi que l’insuffisance de moyens financiers.

La fermeture comme une des solutions

Entre autres solutions, le conseil des ministres a recommandé de fermer, à partir de l’année scolaire 2022/2023, tous les établissements ayant ouvert les portes sans autorisation et de sanctionner les établissements ayant commis des fautes conformément aux textes en vigueur. Il exhorte le ministre de revoir l’ordonnance interdisant l’enrôlement des élèves à tous les niveaux alors que l’établissement est régulier et présente des capacités d’accueil suffisantes. « Il faut identifier au niveau des services de l’Etat ceux qui sont dernière cette situation et les sanctionner. »

Concernant les établissements d’enseignement supérieur, le conseil des ministres indique que les diplômes des lauréats de l’enseignement technique qui n’avaient pas droit au test national et qui ont commencé leurs études universitaires après l’entrée vigueur de la loi n°1/22 du 30 décembre 2011 portant Réorganisation de l’Enseignement Supérieur au Burundi ne seront pas reconnus. « Ils devront passer l’Examen d’Etat pour recommencer l’université s’ils le veulent. »

De plus, le conseil a décidé qu’il faut octroyer le diplôme de Technicien Supérieur de niveau A1 par dérogation aux étudiants non détenteurs du diplôme d’Etat qui ont suivi les programmes de niveau professionnel non autorisés ni agréés et ont été enrôlés à l’encontre du décret N°100/140 du 6 juin 2013 portant organisation de l’Enseignement Supérieur Professionnel Médical et Paramédical au Burundi. « Les établissements d’enseignement à divers niveaux responsables de ces irrégularités doivent être poursuivis en justice. »

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