Samedi 27 février 2021

Économie

Deux jours pour accélérer les « High 5 » de la BAD

12/02/2018 Léandre Sikuyavuga 1

Une deuxième édition du Forum africain pour la résilience vient de se tenir du 8 au 9 février 2018 à la salle de conférences du Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA). Le thème principal est : « Renforcer la résilience des populations au bas de la pyramide ».

Des participants à un atelier parallèle à la salle de conférences du Centre de commerce international d’Abidjan

Au centre des débats : comment accélérer la mise en œuvre des cinq priorités stratégiques de la Banque africaine de développement (BAD), dites High 5 : éclairer et électrifier l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, améliorer la qualité de vie des populations en Afrique. Des ministres, des représentants d’organisations nationales et internationales, des figures de la société civile ainsi que des universitaires et des personnalités du secteur privé ont passé les deux jours à discuter et proposer les voies et moyens pour y arriver. Les premiers bénéficiaires étant les communautés.

En vue de réussir cette plate-forme de partage d’expériences, les thèmes ont été abordés en sessions plénières et ateliers parallèles. Entre autres sujets : Pourquoi les communautés sont-elles laissées pour compte ; comment impliquer les communautés ; comment assurer l’inclusion financière des personnes au bas de la pyramide ; la corrélation sécurité-développement-humanitaire ; solutions commercialement viables au niveau communautaire pour électrifier et nourrir l’Afrique.

Même les ministres au “podium”

La deuxième édition du Forum africain pour la résilience a été une occasion de discuter du rôle de la politique publique pour soutenir les interventions au niveau communautaire dans les situations de fragilité. Il a été prouvé, en effet, que plus de 300 millions d’Africains n’accèdent pas aux financiers. Selon un des panélistes, les bonnes institutions sont celles qui contribuent au développement des communautés. Des institutions politiques et économiques inclusives. Un autre a appelé la Banque africaine de développement à financer les banques communautaires à au moins 10% de son capital.

Par ailleurs, il faudra créer des mécanismes de financement des communautés, favoriser leur intégration, créer des systèmes de financement qui n’ont rien à avoir avec les banques commerciales. Notamment la création ou le renforcement des banques nationales de développement.

La deuxième édition du Forum africain pour la résilience a été clôturée par Bruno Koné, ministre ivoirien de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste. Il ne se présentera pas comme un officiel qui lit le discours lui préparé. Mais, il était parmi les panelistes de la dernière session plénière, dont le thème était : Plateformes de partenariats innovants et financiers pour renforcer la résilience en Afrique. Des questions lui seront littéralement « bombardées ». Heureusement qu’il s’est très bien défendu. Et un participant de s’étonner : Finalement à la BAD, c’est du sérieux !

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Jean Habonimana

    La BAD met la charrue devant les boeufs. L’urgence est de sauver les populations africaines de leurs dirigeants d’abord. Ce sont les dirigeants africains qui sont fauteurs de guerre et destructeurs de la paix. Ce sont les chefs d’Etat qui apprauvrissent les peuples et les deshumanisent par la misere noire. Le Burundi etait en paix, en pleine reconciliation jusqu’a ce que l’envoye de Dieu decide en avril 2015 de tout detruire. Joseph Kabila de meme. Trois generations de Congolais sacrifies depuis l’independance. Salva Kiir du Soudan du Sud pareil. La BAD ne pourra pas rien faire avec les Big 5 sans regler d’abord et avant tout le probleme des dirigeants africains qui sont une calamite pour l’Afrique pire qu’Ebola.

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