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Santé

Mwaro : la malnutrition sévère à la porte de certaines familles

Plus de 700 enfants de moins de 5 ans et 350 femmes souffrent déjà de malnutrition modérée. Une situation qui peut s’empirer si l’administration ne s’implique pas selon Mélance Manguba, chargé du service de la malnutrition à la direction provinciale de la Santé.

Un enfant atteint du kwashiorkor à cause de la malnutrition ©Iwacu

Un enfant de Mwaro atteint du kwashiorkor. La province compte 25 centres de santé et deux districts sanitaires, Kibumbu et Fota ©Iwacu

Les victimes sont surtout les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, les communes Kayokwe et Nyabihanga étant les plus menacées avec chacune respectivement 70 enfants et plus de 50 femmes prises en charge. En troisième position, vient la commune Bisoro qui enregistre une certaine diminution de cas avec 27 enfants et 10 femmes souffrant de malnutrition : « La pauvreté de certaines familles, la non adhésion aux méthodes contraceptives, la non maitrise de l’art culinaire », telles sont les principales causes de cette situation d’après M. Manguba. Il ajoute que certaines familles écoulent toutes leurs productions au marché.

Déplorant les comportements de certains couples, il signale que la plupart des enfants présentent des signes de malnutrition pour avoir été sevrés précocement : « Et malheureusement, les familles les plus démunies sont les plus fécondes », indique M. Manguba, éviquant notamment le cas des familles Batwa …

A chaque famille présentant des symptômes de malnutrition, il est donné 22 kg de farine de bouillie, 2.5 kg d’huile et 1.5 kg de sucre mensuellement. Une quantité insuffisante car, comme l’indique Mélance Manguba, chargé du service nutritionnel à la direction provinciale de la Santé à Mwaro, c’est un kit pour une seule personne mais qui est partagé par toute la famille.

Certaines quantités sont vendues, précise-t-il, pour se procurer du sel par exemple. A la question de savoir pourquoi ce sont exclusivement les enfants et les femmes qui sont dans cette situation, il estime que les hommes se rationnent surtout dans les bistrots, ils ont plusieurs marges de manœuvre. Et par ailleurs, signale-t-il, cette question des grossesses non espacées ne les touche pas directement.

Pour faire face à ce phénomène, Mélance Manguba signale qu’à chaque centre de santé ou district sanitaire, une séance de sensibilisation est prévue chaque matin. Des thèmes liés à la malnutrition, au planning familial, à l’art culinaire, à l’hygiène, y sont présentés.

  2   Vos commentaires
  1. Gatiyiro

    Tres grave, pourtant nos chers deputes votent une loi pour faire taxer de plus les plus pauvres au lendemain de leur recoltes qui pourraient les venir en aide….

  2. Federation

    Cette image et cette situation sont de Mwaro! Oya kweli igihugu kigeze habi. Si Mwaro (province des hommes illustres) est dans cet état, je n’ose pas imaginer ce qu’il en est de certaines autres provinces…Abemera badusubire Imana idufashe kweli!

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