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Économie

Gabon – Burundi : les opérateurs économiques gabonais et burundais vont développer des partenariats

Du 9 au 12 juillet se tient à Libreville (Gabon) un forum/atelier d’échange et de partenariat Petites et Moyennes Entreprises/petites et Moyennes Industries. Plus de cinquante opérateurs économiques burundais, gabonais et quelques camerounais ont répondu présents au rendez-vous.

Jean-Baptiste Bikalou, président de la Chambre de commerce, d’agriculture, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Gabon lors de son discours d’ouverture du Forum ©Iwacu

Jean-Baptiste Bikalou, président de la Chambre de commerce, d’agriculture, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Gabon lors de son discours d’ouverture du Forum ©Iwacu

Créer des liens d’affaires, développer encore plus les échanges commerciaux, tels sont les objectifs de quelques hommes d’affaires et entrepreneurs burundais et gabonais. Les participants représentent les secteurs d’assainissement, de l’hôtellerie et du tourisme, de l’agri business, de l’art, du transport, de l’élevage, du café, de l’alimentaire, de l’électromécanique, du mobilier et des consultants indépendants …

« Cette rencontre constitue un événement privilégié au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique Central », précise dans son discours, Clotilde Nizigama, secrétaire général adjoint de la CEEAC . Cette Communauté s’emploie à faire de la promotion et du développement des PME, l’un des moteurs de l’intégration économique à travers son Programme, sur 4 ans (depuis l’année passée), d’appui au développement du secteur Privé pour les pays d’Afrique centrale (PRADSP), ainsi que les accords de partenariat économique (APE).
« Concrètement, le programme apporte une assistance technique aux PME/PMI des Etats membres et les assister à accéder aux crédits », précise madame Nizigama

32 millions d’euros sont nécessaires pour financer les PME/PMI

500 PME/PMI et 60 organisations intermédiaires : les chambres de commerce ; les patronats, les associations professionnelles, … de la région bénéficieront de ce programme dont le montant est évalué à environ 32 millions d’euros (environ 20,9 milliards de FCFA). Le centre de développement des entreprises (CDE) s’est engagé pour le financement du programme à hauteur de 15% et la CEEAC une contribution de 5%. Le montant restant, ils le chercheront auprès des bailleurs potentiels : la BAD, la Banque Mondiale, la Banque Européenne d’Investissement, …
Jean-Baptiste Bikalou, président de la chambre de commerce du Gabon, se réjouit la présence des opérateurs burundais pour soutenir le développement des PME/PMI : « le développement de nos pays passe nécessairement par la création de grands ensembles économiques. »
Il faudrait, indique –t-il, arriver à « créer un espace de libre-échange dans la zone de la CEEAC. »

M. Bikalou estime qu’il faut développer une économie compétitive, la seule capable d’assurer l’éclosion d’entreprises viables, créatrices d’emplois durables et de richesses. Elle tiendra compte de la qualité et du prix des différents produits par rapport aux normes internationales. Par exemple les viandes recevront un certificat de santé, les fruits et légumes celui de salubrité et les prix seront comparés par rapport à ceux des autres pays qui exportent vers le Gabon.

Econie Nijimbere, président de la Chambre fédérale de Commerce et d’industrie du Burundi CFCIB ©Iwacu

Econie Nijimbere, président de la Chambre fédérale de Commerce et d’industrie du Burundi CFCIB ©Iwacu

Le secteur agricole burundais contribue à plus de 50% du PIB et occupe 80% de la population burundaise. Pour M Bikalou, le Burundi présente de réelles possibilités d’investissement et de coopération et, à cela s’ajoute les cultures de rente importantes pour l’agro-industrie, l’agrobusiness et l’exportation.

Dans le domaine touristique, le président de la chambre du commerce du Gabon reconnaît que le Burundi héberge aussi des potentialités touristiques indiscutables : le lac Tanganyika, les chutes de Mwishanga, les eaux thermales de Rumonge, la source du Nil à Rutovu, …
Les autres opportunités d’investissements sont localisées dans le secteur énergique où le Burundi produit 37 mégawatts alors qu’il a besoin d’au moins 150 mégawatts.

Dans le secteur minier, plusieurs sites n’ont pas encore été bien exploités. Le transport routier, aérien, maritime ; le secteur des services comme les banques qui ont besoin d’être présents dans tout le pays … tous ces secteurs sont potentiellement intéressants.

« Nos sols et la richesse de notre nature sont de vrais gisements d’affaires »

« La CFCIB a été honorée d’avoir été associée à cet évènement spécial pour le secteur privé de nos deux pays », clame Econie Nijimbere, président de la Chambre fédérale de Commerce et d’industrie du Burundi. Pour lui, il est important que les entreprises burundaises soient mises au parfum des potentialités économiques gabonaises. « Nous comptons également sur la volonté ferme de nos États à garantir la sécurité des investissements mutuels, du libre commerce et du libre mouvement des travailleurs », espère M. Econie Nijimbere.
Il remercie le gouvernement et les hommes d’affaires gabonais dont certains ont déjà visité le Burundi pour leur détermination. « Il est vital pour nos deux pays de regarder autour de nous pour comprendre que nos sols et la richesse de notre nature sont de vrais gisements d’affaires » a déclaré M. Nijimbere.

Clotilde Nizigama, secrétaire général adjoint de la CEEAC ©Iwacu

Clotilde Nizigama, secrétaire général adjoint de la CEEAC ©Iwacu

Après l’ouverture du forum, ils ont procédé aux rencontres ‘’Be To Be » « , une occasion d’échanger sur les projets d’investissement et de prendre les contacts nécessaires à leur réalisation.

Pendant les pauses, une mini-foire a été organisée devant les enceintes de la chambre de commerce du Gabon pour exhiber les produits burundais et gabonais. Nous y retrouvons des objets d’art, des babouches en cuir, des tableaux en bois, des paniers, des chemises en pagne, des colliers, des boucles d’oreilles, du miel, de la viande, des fruits, du haricot, des pommes de terre, de l’huile de palme, du thé, du café, des sacs à mains, des statues, …

Ce Forum économique se tient dans les enceintes de la chambre de Commerce, d’agriculture, d’industrie, des Mines et de l’artisanat du Gabon. Un rapport final, un mémorandum d’entente et un protocole de coopération entre l’Agence pour la promotion des Investissement du Burundi et celle de la Promotion des Investissements Exportations du Gabon sortiront à la fin du Forum.

  6   Vos commentaires
  1. light

    B2B (Business-to-Business) and not « Be to Be ».

  2. Stan Siyomana

    1. Le jeudi 12 juillet 2013, la Conference des Nations Unies sur le Commerce et le Developpement (CNUCED) a publie son rapport:
    « Le developpement economique en Afrique: rapport 2013. Commerce intra-africain: liberer le dynamisme du secteur prive », http://unctad.org/fr.
    2. @Bornto 14-07-2013 @15:36:16:
    « Je pense que d’autres candidats desireux des terres arables seraient encore nombreux a partir… »
    Normalement les pays veulent des investisseurs, mais pas de simples immigrants (surtout « ba nyarucari » batoronka n’uburyo bwo gushika iyo muri Gabon).
    La compagnie geante singapourienne Olam « a reussi a securiser pres de 300.000 hectares au Gabon. Son objectif est de produire a terme plus de 1 million de tonnes d’huile de palme par an et faire de ce pays le premier producteur africain a l’horizon 2020, devant le Nigeria (900.000 tonnes)… »
    (voir Michael Pauron et Stephanie Ballong: « Agrobusiness: le continent decroche la palme », http://www.jeuneafrique.com, 2 mai 2012).
    Merci.

  3. Stan Siyomana

    Niyumvira ko muri Tanzania aho hafi y’Uburundi ubu hari abarundi benshi (baronse n’ubunyagihugu bwa Tanzania) bonezerezwa no kugira izo partenariats zivugwa hamwe na « benewabo » b’i Burundi (mugihe mu Burundi nyene abantu bova mu mafuti y’amoko, abantu bakijukira inyungu z’igihugu batibagiye n’iterambere ryabo nyene.
    Sinzi ko hoba hari ishirahamwe rihuza nk’abadandaza b’i Burundi hamwe na « benewabo » niyumvira ubu boba barwiriye nka Mwanza, Tabora, Kigoma, Dodoma, Dar es Salaam n’ahandi.
    Nk’aho gufata urugendo umuntu ava I Burundi ngo agiye kurangura Dar es Salaam, afise uwo bakorana wa hariya, ibidandazwa vyoza bimusanga « aho yiyicariye » aho i Burundi.
    Murakoze.

  4. Mugunza

    J’espère que l’issue de ces tractations ne sera pas la même que celle des annèes 1976…où des milliers de Burundais sont partis au Gabon mais peu seraient revenus vivants paraît-il!! Faut pas aller déranger la France en aidant le peuple Gabonais à travailler beaucoup! A bien entendeur, salut!

    Je serais curieux de connaître ce qui s’est réellement passé á cette époque-là! Puiise Iwacu enquêter et nous renseigner?

    • bornto

      Je pense que d’autres candidat désireux des terres arables seraient encore nombreux à partir.
      Actuellement, la plupart des maladies sont maîtrisées, il n’y aurait plus des morts comme dans le temps. Et ce serait bien, le Burundi est surpeuplé, le Gabon n’a pas de population assez important pour le fructifier et le rendre très utile aux autres pays, alors : ce ne serait que gagnant-gagnant.

  5. Stan Siyomana

    1. L’integration regionale (au sein de EAC et CEEAC) peut etre salutaire pour le Burundi.
    2. Et ces rencontres « Be to Be », serait-ce « B-to-B, Business-to-Business, B2B »?
    Il y a aussi « To be, or not to be » (du Hamlet de William Shakespeare).
    Merci.

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