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Editorial

Dis-moi comment tu traites tes enfants…

19-01-2018

Des récits qui font froid dans le dos. Le 14 janvier, sur la colline Nyamabere, commune de Mpanda, province Bubanza, deux enfants âgés de huit ans et dix ans ont été tabassés, avant d’être enterrés jusqu’au cou. Le motif de cette barbarie : vol de maïs dans un champ. Le phénomène prend de l’ampleur.

Pour la même raison, deux mois plus tôt, deux autres mineurs ont été amputés de leurs mains, en commune Itaba, province Gitega. C’est nouveau, inquiétant. Dans le temps, les Burundais toléraient qu’un enfant qui a faim cueille dans un champ un fruit, un épis. D’ailleurs la sagesse burundaise soutient que « Uwutarimiye umwana w’inyoni ntarimira uwiwe. » Traduction libre : Qui ne cultive pas pour l’enfant d’autrui, ne le fait pas pour le sien. Ce qui se passe est une terrible régression par rapport à nos valeurs. Par ailleurs, la justice populaire est punie par la loi.

L’enfant a besoin de l’affection, de la sécurité des adultes et non de la violence physique ou psychologique. Que deviendront ces bambins sans mains, ou ceux qui ont échappé de peu à être enterrés vivants ? Ils risquent d’avoir de gros problèmes de comportement, de dépression, d’angoisse, de traumatisme.

Les relations avec leurs camarades, leurs études pourraient être perturbées. Ils pourraient aussi virer vers la violence ou d’autres comportements violents. En somme, leur avenir est hypothéqué.

Il est donc plus qu’urgent de réagir pour décourager cette violence envers les enfants. Le ministère ayant dans ses attributions les Droits de la Personne Humaine a condamné «ces actes de violences inqualifiables» et a demandé aux services habilités de faire diligence en menant des investigations nécessaires sur ces cas. Toutefois, on ne doit pas se limiter aux seules condamnations.

Des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées doivent être prises pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte, de brutalité physique ou mentale, de mauvais traitement.

Et l’affaire n’est pas l’apanage des seuls administratifs. L’implication nous concerne tous. Dis-moi comment une société traite ses enfants et je te dirai qui elle est…

  30   Vos commentaires
  1. roger crettol

    1972

    Des événements qui divisent, des deuils qui se prolongent … La dignité se mesure-t-elle au nombre des victimes que l’on peut réclamer ?

    Ci-dessous un extrait de l’étude de René Lemarchand, « Le_génocide_de_1972_au_Burundi », paru chez « Etudes Africaines » (page 2 du fichier PDF):

    [ Reconnaître l’événement c’est aussi admettre sa complexité. C’est le libérer des vérités à sens unique (et inique). Le génocide de 1972 est certes le génocide des Hutu par des éléments tutsi. Mais comment ignorer les centaines, peut-être les milliers de Tutsi massacrés par les insurgés ? Et comment ne pas mettre cette insurrection dans le contexte des répressions qui se sont abattues sur les élites hutu en 1965 et 1969, et de la politique d’exclusion plus ou moins systématique pratiquée par le gouvernement du Président Micombero ? La responsabilité des Tutsi dans ces tristes événements est évidemment loin d’être partagée par toute l’ethnie tutsi. Tout aussi arbitraire et injuste serait de faire porter le poids des massacres sur tout le groupe Tutsi-Hima, même si la majorité des exactions fut commise par des Hima de la province de Bururi. C’est peu dire que l’amalgame ethnique va à l’encontre des faits ; il voue à l’échec tout effort de réconciliation.

    La recherche de la vérité est d’autant plus compliquée que de nombreuses zones d’ombre entourent les circonstances des massacres. Nous ne savons pratiquement rien de l’identité des leaders de la rébellion, de leurs bases sociales, du nombre des insurgés, de la participation congolaise, soit-disant « muleliste », à la rébellion. En dehors d’un ordre de grandeur approximatif, le nombre des victimes de la rébellion est aussi difficile à préciser que celui des victimes de la répression. Notons cependant que le chiffre de 25 000 rebelles, avancé par les autorités du Burundi, surpasse de beaucoup les estimations les plus fiables, qui ne dépassent pas 4 000. En ce qui concerne les victimes tutsi, les estimations varient entre 3 et 5 000, alors que la répression entraîne la mort d’au moins 100 000 Hutu et certains, comme Boniface Kiraranganiya, un Tutsi, disent 300 000 (Kiraranganiya 1985 : 79 ; Nsanze 1998 : 157).
    ]

    • Burimaso

      Roger Crettol,
      Si  »la dignité ne se mesure pas seulement à l’aune du nombre des victimes que l’on peut réclamer », comme comprendst-tu la propension pour la logomachie décelable dans le discours de certains comme Jean Habonimana ou ZNK? Quel sens peut-on donner à ce manichéisme rédhibitoire qui, chez eux, consiste à opérer la même distribution mettant face à face les mêmes assassins aux prises avec les mêmes victimes, les bons d’un côté, les mauvais de l’autre (en général ceux de l’autre ethnie)? Que vise cette hypertrophie d’une réalité burundaise qui est tout sauf simple ou simpliste, du moins si on lit René Lemarchand deux fois plutôt qu’une? Le crétinisme volontaire dans lequel ils s’enferment trouve une expression concrète dans cette vision pour le moins bornée de la réalité historique burundaise.

      • Znk

        @Burimaso
        « Le crétinisme volontaire dans lequel ils s’enferment trouve une expression concrète dans cette vision pour le moins bornée de la réalité historique burundaise. »

        Ceci montre un caractère d’une hautaine personnalité pourvue d’un dédain effroyable; ne sont-ils pas également des signes d’une certaine attitude pouvant être carrée ou étroite?

        • Burimaso

          Qui peut revendiquer légitimement l’étroitesse d’esprit? Moi ou vous, à la lecture de ce que vous écrivez? Par ailleurs, si vous me connaissiez personnellement, vous sauriez que l’humilité me convient parfaitement. Mais le fait est que la bêtise humaine a le don de me prendre complètement à rebrousse-poil parfois. Et je ne suis pas le seul dans ce cas. Vous avez la capacité de vous en accommoder en toute circonstance? Je ne vous envie pas

          • Znk

            @Burimaso
            Votre humilité transparaît effectivement dans vos commentaires. Quelle extrême humilité que de traiter autrui de crétin (alors qu’il ne mange pas chez vous)? La mise en question devrait nous rappeler de temps en temps de nous demander si nous avons une paille ou une poutre dans nos propres yeux.

    • Gacece

      @roger crettol
      Revenons sur votre texte!…

      Si Jean Habonimana se permet de dire qu’en 1972 il y a eu un génocide des tutsis avec 3000 à 5000 tutsis, quel mot choisiriez-vous pour qualifier 100 000 à 300 000 hutus tués au cours de la même année?

      Méditez là-dessus et revenez-moi avec la réponse s’il vous plaît!

      • Burimaso

        Gacece,
        Ce qui se passe ici est qu’on est en présence de la constitution d’un discours hégémonique sur l’actualité et l’histoire burundaises, un discours qui se fonde sur des postulats très simples(pour ne pas dire simplistes): dans le Burundi post colonial, la seule composante nationale qui a fait l’objet de persécution et de pogroms c’est l’ethnie Tutsi, l’imposture sur les chiffres des victimes vient corroborer une réalité à laquelle tous les gens de bonne volonté sont invités à souscrire (pour les autres, il semble qu’on ne peut rien faire malheureusement). La persécution a atteint son paroxysme avec la crise électorale de 2015 ou des dizaines de milliers de Tutsi ont été soi-disant massacrés. Ceux qui ne sont pas morts sont soit partis en exil (ils seraient plus de 4000000 à croupir dans les camps de réfugiés-un chiffre figé dans le temps et que ne viendrait pas contredire manifestement les mouvements de retour au pays rapportés à diverses occasions sur ce site) Ceux des Tutsi qui ne sont ni morts ni partis en exil vivraient terrés dans des tanières comme des bêtes au Burundi ou ils sont réduits au rang de sous-produits de l’humanité. C’est en vertu de ce délire que d’aucuns s’épuisent à professer que le pire est sur le point de se produire (l’annihilation de toute l’ethnie Tutsi au Burundi) et s’épuisent davantage depuis plusieurs années à alerter contre la commission imminente d’un génocide imaginaire.

    • roger crettol

      J’ai cité cette étude de René Lemarchand pour permettre à chacun de se confronter aux faits, ou faits probables, établis par un historien.

      Dans une discussion du même genre, un intervenant avait dit qu’il avait fini par pardonner aux assaillants qui avait décimé sa famille – parce que la haine et la rancune n’allaient pas les ressusciter, hélas (je pense rendre ici correctement le fond de sa pensée).

      J’ai également dit ailleurs que parler de « génocide des Tutsis » à propos de 1972 était une exagération manifeste, même si les émeutes du Bururi ont vu des Hutus massacrer de manière ciblée des Tutsis: René Lemarchand place cette éruption de violence dans le contexte approprié. Je suis enclin à penser que l’accent mis sur ce « génocide des Tutsis » a pour fonction d’occulter ce même contexte.

      Et malgré tout : qu’est-ce que ce la ajoute à la dignité de ceux qui se disent Tutsis de déplorer 5 ou 10 mille victimes ? De même, qu’est-ce que cela ajoute à la dignité de ceux qui se disent Hutus de déplorer 100 ou 300 mille victimes ? Citer ces chiffres sert aussi à cimenter une division, un affrontement, qui a produit assez, bien assez, de sanglants effets.

      Il faut se confronter au passé, certes. Le travail de « Vérité et Réconciliation » enfin entamé est indispensable. Mais au-delà, il faut envisager l’avenir, et donner un réel apaisement à une société qui demeure profondément divisée – sur le plan de l’appartenance « ethnique » et, plus récemment, de l’affiliation politique qui prend une importance démesurée – dans la vie et la survie des Burundais.

      • Gacece

        En tout cas dans mon cas, tous ces gens qui se vantent d’avoir des vertues et des valeurs qui plus démocratiques, qui plus tolérants, qui plus respectueux de ddoits de l’homme et patati patata… ne m’impressionnent pas!

        Ils vont commencer à m’impressionner le jour où à ne plus tout revendiquer au nom de l’ethnie. Tenez par exemple, si on commençait à dire qu’il y a eu de 103 000 à 305 000 victimes innocente en 1972?

        Ça, ça m’impressionnerait!

  2. Jean Habonimana

    @Znk
    J’ai juré que pour le restant de mes jours, je ferai de ma plume le monument de cette jeunesse qui ne demandait qu’à vivre et dont les vies furent détruites, massacrées, mutilées, torturées, castrées, violées, embastillées et exilées. Si nous rentrons au pays et si j’ai encore les moyens, je lancerai un concours dans les quartiers martyrs pour trouver la meilleure proposition de monument physique qui sera une oeuvre de beauté et d’espoir. Le disque rayé dont parle Znk est rayé pour les bourreaux mais jamais rayé pour les victimes. Les génocidaires tuent toujours deux fois, la mort physique et la négation du génocide. En Israël le jour de la commémoration de la destruction du peuple juif (la Shoah) en avril, tout s’arrête à 10h précises pendant une minute. Les sirènes rugissent. Les automobilistes descendent de voiture. Les lieux de loisir, les restaurants ferment ce jour-là. Au Rwanda en avril (tient! comme en Israël autre peuple martyr) tout est consacré à la commémoration des victimes du génocide contre les tutsis perpétrés par nos alliés Interahamwe. Je me battrai pour que cette jeunesse burundaise massacrée à l’an 10 de la démocratisation du pays ne soit pas oubliée. Je ne voudrais pas qu’ils soient passés par pertes et profits comme les militants FNL décimés.

    • Gacece

      « … l’an 10 de la démocratie… »
      Vous avez une mémoire très très sélective Jean Habonimana. Et où la mettrez-vous l’an 1993? L’an -22 avant la démocratie?

      Vos textes peuvent bien passer pour le bots de collection, d’analyse et classification de l’information de l’Internet, il n’en est pas moins que ces déclarations rocambolesques sont fausses et archi-fausses. Cessez cette manipulation! Que dites vous de cela?

      Qu’on ne pouvait pas deviner pourquoi vous faites tout cela? Vos n’avez pas le monopole de l’intelligence artificielle! Vous écrivez n’importe quoi avec des mots-clés que vous avez bien choisis pour fausser les données de ceux qui sont chargés d’analyser l’information sur les pays. Ne croyez surtout pas que nous ne sommes pas au courant : nous sommes même branchés direct dans les prises.

      Vous avez tort et nous avons raison.

      • Gacece

        @Jean Habonimans
        Bon courage quand même!

      • Burimaso

        Gacece,
        J’ai déjà parlé d’incontinence verbale en ce qui le concerne. Ne perds plus ton temps\

        • kirosi

          @Burimaso, tu as tout a fait raison quand tu parles d’incontinence verbale de Gacece.

    • Znk

      @Jean Habonimana
      Essayez au moins d’épargner aux oreilles sensibles de votre fade musique et surtout redondante?

      • Gacece

        @Burimaso
        Ce que fait Jean Habonimana n’est surtout pas de l’incontinence verbale. C’est bien calculé et il le fait exprès. Quand les organisations d’espionnage de l’occident font du référencement de données et sonner l’alerte sur un pays. Il y a des mots-clés qui attirent leur attention.

        Les mots comme « génocide, massacre, holocauste, Shoah, torture, Interahamwe,… » ne sont pas choisis par hasard. Ne soyez pas dupes. Il sait ce qu’il fait.

        Il faudrait qu’on commence à en parler assez souvent et abondamment pour les autres génocides qui sont passés sous silence! S’ils parle de génocide des tutsis, que croyez-vous que les politiciens de pays qui se servent de systèmes d’espionage vont apprendre d’autre que ce qu’ils leur crachent comme résultats de recherche?

        Si on veut un retournement de situation, nous devons agir intelligemment face à ce genre de commentaire.

        • Gacece

          @Burimaso
          Vous n’avez pas encore remarqué que quand quelqu’un essaie de parler de 1972 (la réalité de ce qui s’est passé), on l’accuse de vivre dans le passé alors que des gens comme Jean Habonimana n’hésite pas à substituer à ce qui s’est passé par une autre réalité? Ou que quand on parle des autres époques, on accuse ceux qui en parler de vouloir se venger parce qu’ils en parlent?

          Réveillez-vous bon sang! Si les victimes se taisent, les bourreaux et les leurs ont tout un plan stratégique tout près et prêt pour fausser l’histoire! Ne dites pas que vous n’étiez pas au courant!

  3. SIEMPRE HAGURUKA

    j’aurais tant voulu que tout être puisse naître dans le bonheur et la paix ; que tout être puisse naître dans l’accueil et la joie et qu’il puisse connaître la chaleur d’une famille.
    j’aurais tant voulu qu’un enfant soit aimé mais jamais rejeté ; qu’il puisse grandir en confiance et être instruit.
    mais que fait le monde !!!
    j’aurais tant voulu que toute famille reste unie pour le bonheur de chacun.
    j’aurais tant voulu tant de choses.
    j’aurais tant voulu qu’un adolescent puisse se sentir bien et qu’il puisse être bien guidé pour son futur, qu’il oublie l’alcool ou la drogue mais sa fragilité le pousse vers des chemins parfois difficiles. j’aurais tant voulu que tout adulte puisse conduire chaque enfant vers le bien et puisse donner beaucoup de chaleur et d’amour, puisse soigner et écouter.
    j’aurais tant voulu….
    j’aurais voulu tant de choses pour chacun de vous, pour chacun des êtres sur la terre.
    pourquoi tant de larmes ?
    pourquoi offrir tant de blessures ?
    pourquoi ne pas aimer ? pourquoi ne pas écouter ?
    ecoutez l’enfant qui vous parle.
    apprenez à entendre et à comprendre ses plaintes.
    apprenez à comprendre l’autre.
    mais ne cherchez pas toujours à comprendre tout.
    ne cherchez pas toujours à offrir votre amour, à offrir votre aide.
    certains n’en veulent pas.
    j’aurais voulu tant de choses pour vous.
    l’humanité se croit forte.
    elle se croit plus forte que tant d’autres.
    vous qui me suivez, ne vous croyez pas forts.
    vous êtes si faibles.
    quand on dit quelque chose contre vous, vous réagissez.
    quand un être autour de vous réagit comme vous ne le voudriez pas, souvent vous réagissez ou vous le blessez.
    combien d’épines offrez-vous aux autres ?
    voudriez-vous les recevoir ?
    j’aurais tant voulu….
    j’aurais tant voulu que le chemin de chaque être soit sur une pétale de rose mais vous offrez tant d’épines.
    j’aurais tant voulu…
    j’aurais tant voulu le bonheur pour chacun, la douceur et la chaleur pour chacun. la chaleur d’une douce vie.
    la chaleur d’être aimé, la chaleur d’être écouté.
    oh,
    doux enfants,
    où est la chaleur de votre cœur lorsque vous blessez un autre ?
    ne vous croyez pas parfaits.
    doux enfants,
    j’aurais tant voulu que vous gardiez la pureté de votre naissance.
    qu’en faites-vous. ?
    j’aurais tant voulu…
    j’aurais tant voulu que vous gardiez ce que dieu a mis en vous :
    la pureté de l’amour, la pureté de votre corps, la pureté de votre esprit.
    qu’en faites-vous ?
    pensez-y et ne vous croyez pas forts.
    vous êtes si faibles et vous vous emportez si vite.
    vous accusez si vite et vous condamnez si vite.
    vous jugez si vite.
    pourtant je ne vous ai pas donné tout cela.
    je vous ai donné l’amour, la paix, la douceur, l’accueil, l’écoute.
    je vous tout donné, tout ce qui est bon.
    ne cherchez pas ce qui ne vous convient pas et ne convient pas aux autres.
    soyez, restez ou redevenez ce que dieu a fait de vous.
    je suis toujours le même.
    et vous ?
    doux enfants,
    si vous voulez me suivre, arrêtez de blesser les autres et de casser la spontanéité des enfants.
    arrêtez de briser les rêves d’un autre particulièrement le rêve de ceux qui sont fragiles.
    arrêtez vos principes.
    moi, j’ai été éduqué dans l’amour.
    il n’y avait aucun principe dans notre famille.
    l’éducation que mon père et ma mère me donnait, c’était l’amour ; l’amour et le pardon ;
    l’accueil et la joie.
    arrêtez de croire que vous avez toujours raison.
    ecoutez vos enfants et comprenez leurs souffrances.
    répondez à la spontanéité d’un enfant.
    ils sont parfois tellement mieux que vous.
    la seule éducation que j’ai eue, c’était l’amour.
    ne vous énervez pas pour rien.
    ne vous emportez pas pour rien et soyez paix et amour.
    comment voulez-vous que les autres le soient envers vous si vous ne l’êtes pas ?
    comment voulez-vous que l’on vous écoute si vous n’écoutez pas les autres ?
    ne portez pas toujours les souffrances des autres, elles sont parfois si lourdes que vous oubliez de les aider.
    souvent je dis : prenez la souffrance des autres.
    oui, la souffrance vous pouvez la prendre mais ne croyez pas que vous savez tout porter tout seul.
    ne croyez pas que vous avez toujours raison.
    ecoutez avant de juger ou gardez le silence.
    regardez ce que l’autre a fait pour vous.
    qu’ai-je fait pour vous ?
    pourquoi ne reconnaissez-vous pas l’amour qui vous a été donné ?
    pourquoi ne reconnaissez-vous pas toujours l’amitié qui vous est tendue ?
    a cause d’un quand dira-t-on ?
    ne croyez pas toujours ce que les autres vous disent sur quelqu’un.
    avant de juger apprenez à connaître l’autre.
    j’ai envie de crier cette injustice.
    je sais que vous pouvez m’écouter.
    j’ai envie de crier toutes les souffrances que vous pouvez offrir aux autres.
    pourquoi offrir une souffrance gratuitement ?
    offrez l’amour.
    quand je dis « vous » ce n’est pas que vous ici présents.
    c’est pour le monde entier et pour tous ceux qui entendront et liront le message.
    pourquoi offrir tant de souffrances, alors qu’il y a l’amour ?
    pourquoi choisir la violence, alors qu’il y a la douceur ?
    pourquoi ne pas écouter, alors que c’est si simple d’écouter ?
    pourquoi ne pas tendre vos bras à celui qui en a besoin ?
    quand un enfant vous tend les bras, réagissez !
    il veut simplement de l’amour et vous prouver son amour.
    soyez comme eux.
    je suis venu sur terre pour ramener à mon père tout ce qui lui appartient : la plus petite partie de son ame, de son corps et de l’esprit.
    je suis venu rechercher tout ce qui lui appartient et qu’il a mis en vous.
    ne salissez pas ce qu’il a mis en vous.
    il a mis tout ce qu’il était, ce qu’il est et tout ce qu’il sera toujours.
    doux enfants,
    vous ne comprenez pas la valeur de ce que vous êtes.
    vous ne comprenez pas la valeur de ce qu’il a mis en vous.
    vous ne comprenez pas la valeur de sa création.
    vous ne comprenez pas le sacrifice, que moi fils, j’ai fait pour vous.
    c’est pour mon père que je suis venu pour vous racheter pour qu’il puisse récupérer tout ce qui lui appartient.
    pour qu’il puisse retrouver tout ce qui lui appartient.
    en venant pour lui, je vous sauve.
    vous qui êtes semblables à lui, semblables à moi.
    aidez-moi. aidez-moi.
    doux enfants,
    mon amour est blessé par les attitudes humaines qui blessent tant de plus petits.
    mais mon amour est réconforté par ceux qui m’aiment et qui désirent vraiment me suivre dans toutes les actions dans leur famille et dans toutes les actions de leur vie.
    je vous aime.
    suis-moi dans tous tes actes, dans toutes tes pensées, dans tous tes pardons et dans tout ton amour.
    suis-moi pour aimer les autres du plus jeune au plus âgé.

  4. Jean Habonimana

    La culture de la mort, des crimes contre l’humanité et des atrocités sur des innocents est installée pour longtemps. L’alliance avec Interahamwe vient achever tout ce qui reste d’humain dans l’âme burundaise. La cruauté ne date pas de la crise du 3ème mandat céleste. Les enfants albinos ont été dépecés devant leurs parents dans l’indifférence générale. Les sorciers tanzaniens commandaient les pièces chez le maillon faible et irresponsable de l’EAC. Personne n’a levé le petit doigt pour aider les parents abandonnés dans une solitude terrible et sauver les enfants. Ni la société civile, ni les Eglises, ni les Associations féminines en solidarité avec les pauvres mamans d’albinos. L’Eglise catholique burundaise et universelle a laissé le crime des crimes à savoir l’égorgement des petites vieilles sœurs italiennes alors que c’étaient des européennes dont la vie vaut mieux que les milliers de jeunes burundais massacrés, mutilés, torturés, castrés, violés, embastillés et exilés. Une action décisive de l’Eglise catholique burundaise et universelle appuyée par le gouvernement italien aurait pu peut-être intimider les marchands de mort et de la cruauté contre des innocents qui allait sévir des avril 2015. @Rurehera: L’espace que nous offre Iwacu est un dialogue de sourds entre d’une part, les artisans de la sacralité de la vie humaine et de l’Etat de droit, et de l’autre, les suppôts de la haine des Grands-Lacs, de la mort et des atrocités contre des innocents. Le combat entre la nuit et le jour, entre la mort et la vie doit continuer. La sacralité de la vie humaine et l’Etat de droit sont incontournables. Nous devons lutter pour cela avec tous les moyens pacifiques possibles. Et notre parole y participe. Le régime chrétien d’origine divine est ivre de son triomphe total, militaire, policier et milicien, mais l’avenir est à la sacralité de la vie humaine et à l’Etat de droit. C’est la marche du monde et de la civilisation.

    • Gacece

      @Jean Habonimana
      Gorora agahogo usubiremwo ako karirimbo! Jewe sinanyunzwe. Ut? « … »!

    • Znk

      @Jean Habonimana
      Ce disque est déjà rayé! Un changement (de disque) s’avère indispensable!

  5. rurehera

    Le pouvoir a trouve une autre facon de fermer Iwacu web: faire en sorte que les imbonerakure monopolisent ce site jusqu’a ce que les autres lecteurs n’y viennent plus.
    Le site, du moins cette partie de monsieur et madame tout le monde, deviendrait ainsi un autre site pro DD peter.

    • Gacece

      @rurehera
      Vous, vous êtes là, et personne ne vous empêche de dire aux autres non-imbonerakure comment vous avez fait pour rédiger votre commentaire!
      Votre argument manque de force : le site n’empêche, ni ne privilégie personne! À moins que vous ne respectiez pas leur charte.

      Auriez-vous peur que les imbonerakure soient devenus assez malins pour déconstruire vos mensonges?

  6. Jov

    L’irrationnel est devenu la norme au Burundi. Dissocier ce fait incontestable au genre de gouvernance qui a réduit notre pays au statut de pays le plus pauvre du monde, c’est comme se boucher le nez pour ne pas sentir d’où sortent les mauvaises odeurs! Quand (…) censuré sautille sur place en costume sous la pluie battante en clamant qu’il pleut des bénédictions divines, quel autre signe devrez-vous attendre pour comprendre que tout le pays chavire?

    • Gacece

      @Jov
      Vous avez vu une personne (1 pas plus) qui sautille sous la pluie pour manifester sa foi en Dieu. Peu importe son rang ou son statut dans la société, vous avez conclu que tout le pays chavire? Moi je crois que c’est vous qui êtes paranoïaque.

      Dans certaines traditions autochtones des Ameriques, il y avait des danses de la pluie.
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Danse_de_la_pluie
      Auriez-vous par hasard regardé le film Ong-Bak, ils prient leur Bouddha pour que la pluie tombe!

      Si quelqu’un peut danser ou prier pour que la pluie tombe, pourquoi quelqu’un ne manifesterait pas sa foi quand la pluie est en train de tomber! Quand j’était jeune, il fallait à tout prix que j’aille jouer sous la pluie quand il y en avait.

      @Jov, quand on boucher le nez, c’est parce qu’on a déjà senti l’odeur! Pas plus. Et c’est irrationnel d’associer tout crime ou tout événement malheureux à de la mauvaise gouvernance. Parce qu’il y en a qui n’adhèrent pas à votre façon de voir ou d’évaluer la gouvernance.

      Encore plus, il se commet des crimes, parfois même plus graves, dans les pays que vous considérez comme bien gouvernés.

      Vous êtes la seule personne qui est irrationnelle!… dans ce commentaire. Peut-être que vous êtes rationnel ailleurs ou de temps en temps.

      Prenez soin de vous.

      • kirosi

        @Gacece Jean-Pierre, vous etes braves.

        • Gacece

          @kirosi
          Qui est Jean-Pierre? Et où est la bravoure?

  7. Gacece

    Arrêtez d’exagérer avec tout et n’importe quoi! À vous entendre, tous les Burundais vont commencer à se découper en morceaux et personne ne sera plus vivant dans deux mois!

    Pas plus loin que les années 1980, les gens veillaient sur leurs biens et familles avec des lances, la nuit tomée! Et il y a des voleurs qui y perdaient des vies!

    Encore plus en Occident, il n’est pas rare qu’on rapporte des histoires et des meurtres plus sordides. Que pensez-vous de ce père et sa femme des États-Unis qui ont enchaîné sur les murs et les meubles, leurs propres 13 enfants toute leur vie? Le plus âgé parmi ces enfants (26 ans) a un âge mental d’un enfant de moins de 10 ans!

    Oseriez-vous dire que c’est à cause de leurs dirigeants? En tout cas je trouve que vous êtes très créatifs dans votre campagne de diabolisation.

  8. Jereve

    Je confesse : quand j’étais écolier, j’ai volé des oranges, des mangues, des goyaves, des bananes… chez Bwanashamba et dans les champs d’autrui. Je n’étais pas le seul. On se faisait gronder quand on était attrapé. Mais jamais on avait assisté à une explosion d’animosité de cette envergure envers des enfants qui maraudent. Il faut maintenant poser le diagnostic : c’est symptomatique d’une société angoissée, obnubilée par l’idée de survie. Nos ancêtres l’avaient bien compris : abatagira ivyo barya bararyana – ceux qui n’ont pas assez à manger finissent par se manger entre eux -; en commençant par les plus vulnérables.

  9. roger crettol

    Dites-moi comment se comportent les dirigeants, et réfléchissez à leur influence sur le reste de la population.

    Dans les sociétés commerciales mal gérées, la violence (des mots et des comportements) des gestionnaires et cadres percole aussi jusqu’au dernier échelon – parfois la femme au foyer ou le chien … ou le fils, fût-il celui d’un voisin.

    Triste et peu surprenant. Un indicateur d’une société « sous pression ».

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