http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/12/DG-Advisor-USAID-9-o-20-DEC.pdf
Société

« Des humains, pas des fantômes ! »

14-06-2016
Kassim Kazungu, troisième à droite : « Tôt ou tard, nous serons traités comme des humains.»

Kassim Kazungu, troisième à droite : « Tôt ou tard, nous serons traités comme des humains.»

Stigmatisés, maltraités, tués… Les personnes atteintes d’albinisme n’ont jamais mené une vie normale. C’est lors de la journée internationale de l’albinisme, célébrée, ce lundi 13 juin, à l’Institut Français du Burundi, que l’état des lieux de l’albinisme au Burundi a été établi.

Organisée par l’Office du Haut Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme du Burundi (OHCDH-B), en collaboration avec le ministère des Droits Humains, cette journée est célébrée sous le thème : « Intégration sociale des personnes atteintes d’albinisme au Burundi. »

Changer de langage est l’un des moyens de mise en œuvre de cette intégration, selon Patrice Vahard, le représentant de l’OHCDH-B au Burundi : le terme « albinos remplacé par celui de « personne atteinte d’albinisme ». Il faut également que les crimes commis envers ces personnes ne restent pas impunis.

23 cas de meurtres de personnes atteintes d’albinisme sont enregistrés, depuis 2008 jusqu’aujourd’hui, selon Kassim Kazungu, représentant légal de l’association « Albinos Sans Frontière ».

« Malgré la sensibilisation à la non discrimination des personnes atteintes d’albinisme, ces dernières continuent à subir les mêmes problèmes», déplore Nadine Mballa Willson, chargée des relations extérieures à l’OHCDH-B.

Cette deuxième édition de la journée internationale d’albinisme arrive alors que l’effectif total des personnes atteintes d’albinisme au Burundi n’est pas encore établi. Nombre de participants l’ont déploré.

  2   Vos commentaires
  1. Salmia Irikungoma

    Albinos. Ils n’ont pas droits a la vie ni a la citoyennete burundaise. Demain, ce sera les personnes handicapes, physiques et psychiques. Apres ce sera les jeunes gens. Apres ce sera les jeunes filles, etc…Quel honte ! Quel orgueil, egoisme inexplicable. C’est vraiment inhumain.

  2. « Intégration sociale des personnes atteintes d’albinisme au Burundi. » Le thème est lui-même exclusif. Ils sont Burundais et vous voulez les intégrer. Qui s’excuse s’accuse. Vous acceptez implicitement que vous les avez exclus, mais de quel droit? Ils doivent avoir les mêmes droits que les autres Burundais indépendamment du teint de leur corps. Pourquoi des personnes très noires pour ne pas dire sombres sont tranquilles? Ceux atteints d’albinisme devraient √ l’être.

Publicité