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Des femmes satisfaites de leur participation au processus électoral de 2010

08-08-2011

Ceci ressort de la «Stratégie nationale pour une meilleure participation des femmes au processus électoral de 2010.» Les résultats ont été présentés au cours d’un atelier organisé par la SPPDF ce jeudi 04 août 2011 à l’hôtel Safari Gate.

<doc744|left>«Le Burundi est parmi les premiers pays au monde en matière de représentation féminine dans les institutions. Cette représentation est cependant un moyen et non pas une fin», déclare José Kandanga, représentante d’ONU-FEMMES à cet atelier.

La déléguée générale adjointe de la Synergie des Partenaires pour la Promotion des Droits de la Femme (SPPDF), Libérate Nakimana, nous dresse le bilan de cette Stratégie. Financée à hauteur de 616.658.429 Fbu, elle a permis la sensibilisation de 3000 femmes de 50 communes à raison de 60 chacune.

Ainsi, les femmes se sont présentées aux urnes plus que les hommes surtout à Gitega. 120 candidates potentielles aux élections ont été formées, et parmi elles, 80% se sont engagées à se faire élire. Moins de femmes ont été cooptées par rapport aux élections de 2005.

Au niveau des institutions, sur 129 administrateurs communaux, 41 sont des femmes (31,7%). Sur 106 députés, les femmes sont au nombre de 35 (33,01%), alors que des 41 sénateurs, on a 19 femmes (46,3%). Au niveau du gouvernement, 9 femmes sur 21 sont ministres (42,8%), et 136 sur 2907 sont chefs collinaires (4,7%). Tandis qu’au niveau des provinces, nous avons 3 femmes sur 17 gouverneurs (17,6%).

Pour Mme Libérate, c’est un grand pas, mais il faut continuer la sensibilisation pour que la participation des femmes dans les instances décisionnelles soit un droit et non une négociation. L’objectif serait qu’un jour on évolue de 30 à 50 %, estime-t-elle.

Elle adjoint en outre qu’au-delà des chiffres, les femmes devraient être représentées à tous les niveaux, «parce qu’elles sont plus capables et plus efficaces.» Elle souhaite par ailleurs qu’en 2015, il puisse se présenter une femme aux «présidentielles.»

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La SPPDF en bref

Mise en place au mois de juin 2009 par la Synergie des Partenaires pour la Promotion des Droits de la Femme (SPPDF), cette «stratégie» a été menée jusqu’au mois de décembre 2010. Elle avait alors trois principaux axes : l’intégration du genre dans le système électoral (textes électoraux, structures et procédures, programmes et projets de société des partis politiques), mobilisation des femmes aux élections et renforcement de leurs capacités, ainsi que la prévention des conflits et des violences pendant tout le processus électoral (avant, pendant et après les élections).

La SPDDF est une coalition de 480 organisations dont 29 sont basées en Mairie de Bujumbura, 4 au niveau de chaque province et 3 dans chaque commune. Créée en 2004 et agréée en janvier 2008, la SPPDF s’est toujours impliquée dans la promotion de la participation des femmes aux instances de prise de décision et dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Depuis 2004, la SPPDF a mobilisé les femmes burundaises à travers la campagne «Elis et fais-toi élire», en vue d’accroître leur participation au processus électoral de 2005. Le plaidoyer pour que la Constitution, le Code électoral et la Loi communale soient plus équitables ; la sensibilisation pour une participation massive au processus électoral de 2005 et de 2010 ; l’appui, le renforcement des capacités des candidates et des élus, sont des stratégies que la SPPDF utilise aujourd’hui en collaboration et avec l’appui de différents partenaires.

Les différents bailleurs de cette stratégie nationale sont : PNUD, UNIFEM, OXFAM NOVIB, ACTION AID, UNESCO, CARE, BINUB, IFES, AFSC.
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