Politique

Cyprien Mbonimpa : « Après Arusha, nous aurions dû nous doter de mécanismes propres de résolution de conflits. »

09-07-2016
« Même dans les périodes de turbulence, un diplomate ne doit pas trahir son pays. »

« Même dans les périodes de turbulence, un diplomate ne doit pas trahir son pays. »

L’ambassadeur Cyprien Mbonimpa, diplomate chevronné, a présenté, ce vendredi 8 juillet, à la Maison de la Presse, son livre Mémoires d’un diplomate (1973-2006) : Entre tourmentes et espoirs.

Un ouvrage qu’il décrit comme une promenade à travers le temps. « Ayant été un témoin clé des différents événements que traverse depuis un demi-siècle le Burundi, j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice pour une compréhension de certaines épisodes particuliers de son histoire, mais aussi et surtout de la réalité de la vie d’un diplomate », a résumé l’ambassadeur Mbonimpa. Et d’insister sur la conduite d’un diplomate : « Même dans les périodes de turbulence, un diplomate ne doit pas trahir son pays. »

Concernant la crise actuelle, l’ambassadeur Mbonimpa regrette que les dirigeants actuels n’aient pas su préserver l’héritage d’Arusha. « L’accord avait jeté des bases fortes d’une culture de dialogue. Qu’on en revienne à ces périodes de tribulations qui ont tant endeuillé notre pays par manque de dialogue, c’est tellement déplorable ! »

Aujourd’hui, à la retraite, il consacre l’essentiel de son temps à l’enseignement universitaire. Partager sa riche expérience des arcanes de la pratique diplomatique avec des étudiants lui permet de rester jeune, assure-t-il.

Vous pouvez commander le livre 15 euros ( sans les frais de poste)

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  4   Vos commentaires
  1. Ntahitangiye

    https://www.youtube.com/watch?v=bqRtUhLpNaA
    En 2000 ( 58 ans) en 2016 (54 ans) d’indépendance nous allons toujours à Arusha pour régler nos problèmes. Dans tous les pays africains, les dialogues ou les conférences nationales ne se passent pas en dehors de leurs pays. Pourquoi avant ou pendant la période coloniale les Burundais n’organisaient pas des dialogues à l’extérieur de leur pays ? Ou cela voudrait-il dire qu’il n’y avait jamais eu des problèmes entre Burundais avant ou pendant cette période ?
    Ou bien, nos ancêtres savaient-ils mieux régler les problèmes que nous alors que leur niveau d’étude était nettement inférieur au nôtre ( docteurs, professeurs,ingénieurs, etc.) ?
    Dans ce cas à quoi aura servi notre formation ?
    C’est vrai il faut reconnaître que nous avons un problème.
    Mais quel est ce problème ?

    • Ntahitangiye

      A corriger en 2000 ( 48 ans)

    • Dora kabingo

      @ Ntahitangiye
      Reflechissez bien avant de poster un message ? Pensez vous qu’il eut été possible de faire venir à Bujumbura les opposants au pouvoir lors des négociations d’Arusha sous le régime de Buyoya ? Comment protéger les Rwasa ou même Nkurunziza , Ndayikengurukiye à cette époque ? Et aujourd’hui pensez vous qu’il est possible de protéger à Bujumbura ceux qui ont fui le pays lorsqu’on sait ce qui se passe ?

      • Ntahitangiye

        Regarder bien ma question: « Quel est ce problème ? »
        En plus nous parlons de 54 ans après l’indépendance

        Aller à Arusha à l’époque de son Excellence Pierre Buyoya ou à l’époque de son Excellence Pierre Nkurunziza révèle bien que nous avons un problème. Quand et comment cesseront ces va-et-viens à Arusha ? Cela ne se faisaient pas avant l’indépendance. Les générations après l’indépendance ne créent que des problèmes dont ils sont incapables de résoudre eux-même alors que leur niveau de formation est supérieur à celui de nos ancêtres ? Cela montre encore que nous avons un problème. Il faut pardonner ce qui peut l’être et juger ce qui peut l’être et repartir sur une nouvelle base. .

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