http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/09/US-ADVERT-26-SEPT-O-7-OCT.pdf
Éducation

Après l’école fondamentale, l’université fondamentale ?

Le gouvernement a décidé de coopter de 10% les résultats à l’examen d’Etat. Le taux de réussite passe ainsi de 25% à 67%. Pour un psychopédagogue, il importe d’abord d’analyser les causes de cet échec.

Professeur Joseph Ndayisaba : « C’est un mauvais service qu’on leur rend, car on les fait croire qu’ils ont réussi. »

Professeur Joseph Ndayisaba : « C’est un mauvais service qu’on leur rend, car on les fait croire qu’ils ont réussi. »

« Un examen interne ou externe sert à évaluer le niveau de compétence des élèves par rapport aux objectifs fixés par l’enseignant. Et par conséquent, le résultat obtenu est une image de ces compétences », explique Pr Joseph Ndayisaba, psychopédagogue. Dans un communiqué sorti le 22 janvier, Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement, justifie cette décision de coopter de 10% les résultats à l’examen d’Etat : « C’est dans le but de donner la chance à plus d’étudiants d’accéder à l’enseignement supérieur». Ainsi, les effectifs de ceux qui auront accès à l’enseignement supérieur passent de 8268 à 22492 lauréats, soit un taux de réussite qui passe de 25% à 67%.

D’après Dr Paul Hakizimana, directeur des services académique à l’Université du Burundi, seuls 4000 lauréats auront accès à ces établissements publics universitaires (Université du Burundi et l’Ecole Normale Supérieur-ENS). « Il ne suffit pas seulement d’avoir les 50% pour être admis », précise-t-il.  Les 18492 autres lauréats vont donc s’inscrire dans les universités privées. Selon des informations recueillies auprès des universités Lumière de Bujumbura et du Lac Tanganyika, tout élève qui a eu 50% est éligible à l’admission. Un des administratifs à l’ULB assure qu’ils ont suffisamment de locaux : « Tout lauréat qui remplit les conditions sera inscrit. »

Le Pr Ndayisaba souligne que le fait d’ajouter des points gratuits à un élève, qui n’a pas obtenu 50%, ne se fait pas pédagogiquement : « C’est une erreur car on n’a pas considéré l’image de son niveau. Et partant, le taux d’échec risque d’augmenter. » Pour lui, le problème n’est pas résolu, il est plutôt déplacé au niveau supérieur.

« Analyser les causes de cet échec » Le Pr Ndayisaba trouve que la meilleure décision serait d’analyser les véritables causes de cet échec. Et de renchérir : « Il faudrait vérifier si tous les enseignants sont compétents, s’il n’y a pas de trous dans les programmes et que ces derniers sont dispensés avec une même méthode.»

Il propose au gouvernement de créer plusieurs universités postsecondaires professionnels, pour accueillir les élèves qui n’ont pas eu suffisamment de points. « Cela permettra de réserver les universités à ceux qui en ont la capacité, » conclut-il.

  36   Vos commentaires
  1. ALPHONSE KANYALENGUE

    Bien merci @Backary. Mais, il ne s’agit pas de prière. Il s’agit de démonstration mathématique. Méthode utilisée : Démonstration par absurde.

    Erratum

    1. Par erreur de frappe, mes excuses à Joseph NDAYISABA, au lieu de NDAYIBA.
    D’autre part, notez :

    2. Le Système des « i » et des « u » est mort. Tout comme son Copain, le Génocide. ILS ne REVIENDRONT plus ! Et avec eux, c’est aussi la MORT du NARCISSISME.

  2. SIMBABA

    Une petite question à Prof Joseph NDAYISABA.

    Vous dites « C’est un mauvais service qu’on leur rend, car on leur fait croire qu’ils ont réussi. »

    Vous avez raison. Ma question est la suivante : Est-ce que c’est vrai que 60% des étudiants burundais ne savent pas former correctement une phrase ni en kirundi ni en français ?

    Je vous remercie.

    • KABADUGARITSE

      Possible. Vous n’avez qu’à regarder nos échange sur le web.-

      • SIMBABA

        Pour votre sincérité, Monsieur @KABADUGARITSE,

        Je vous dis que cette phrase terrifiante, et même horrifiante dans la bouche et sous la plume d’un ancien Recteur Prof XY de l’Université du Burundi, est vraie.

        Je l’ai lue ; et successivement, elle m’a été référée involontairement ou simple sympathie dans une causerie séparée, par deux Profs universitaires burundais en pleine activité.

        Bien évidemment, aucun burundais haut-placé ne se daigne d’une réponse à son trop simple insignifiant. Je ne peux pas aller plus loin.

    • Backary

      @SIMBABA
      « Ma question est la suivante : Est-ce que c’est vrai que 60% des étudiants burundais ne savent pas former correctement une phrase ni en kirundi ni en français ? »
      S’ils ont des soucis en français et en kirundi, probablement qu’ils en ont moins en swahili ou en anglais (3e et 4e langues du pays). Car il faut bien qu’ils se débrouillent dans une langue, ne fût-ce que celle des signes!

      • SIMBABA

        La réponse à ma question m’est chère. Je l’ai posée à Prof Docteur en Sciences de l’Education. Aux réponses magico-fantaisies, S’ABSTENIR.

        • Backary

          @SIMBABA
          En principe un bon magicien trouve des réponses à des questions complexes; même celles relevant des sciences de l’éducation; vous devriez lui faire un peu de confiance. un peu de crédulité ne vous fera pas trop de tort!

  3. Inyankamugayo

    Nukuri uwo mu Prof Ndayi n’umuhinga. Ivyo vyiyumviro vyiwe birarashe pe.

  4. C’est le gouvernement qui complique tout. Normalement, pour déterminer la note requise pour accéder à l’enseignement supérieur, on s’appuie sur le nombre de places disponibles. Le nombre de places disponibles dépend d’un certain nombre de facteurs: amphithéâtres, homes, restaurants, bourse entre autres. Si l’ enseignement supérieur dispose de X places pour la première candidature, le Xème déterminera la note de passage à l’enseignement supérieur. C’est cela qui se faisait dans les années 80. Je me souviens qu’en 1988, la note de 36% était requise pour être homologué. Et le ministère n’ajoutait rien, chacun allait à l’université avec la note qu’il/elle avait eue. Et les gens étaient fiers! Maintenant, on leur gonfle le pourcentage pour leur faire croire qu’ils ont eu de bonnes notes. Cela est un très mauvais précédent. Les étudiants ne sauront jamais qu’il faut se contenter de ce qu’on a. Et à ceux qui disent que ceux qui ont fait des universités n’ont rien inventé, je répondrai que ceux qui raisonnent comme eux non seulement ils ne vont rien inventer mais aussi ils vont démolir l’existant!

    • Fofo

      Nibaza ko benshi mutantahuye. Je ne soutien pas la médiocrité dans ma vie! Par ailleurs pour ceux qui me connaissent je ne vise que l’excellence dans tout ce que je fais. Toutefois, je n’aime pas des complications qui ne produisent rien sur terrain. Sur terrain je vois chaque jour de la médiocrité + médiocrité, pourtant en regardant sur les diplomes les notes sont tres bonnes.

      Tuvugane ukuri none nimiba umunyeshure ari kijuju niyamara imyaka myinshi mw »ishure niho azogira ubwenge? Ahubwo akwiye kubandanya agaheza maze akaja kwigwanaho muzindi nzira. Niyo mpamvu ya programme ya Ecole fondamentale, BMD canke LMD. Nari nibagiye ko BMD na LMD numva nazo muziyamiriza kandi isi nka yose ariho igeze. Ejo bundi nibazana programme VAE nayo nyene muzoyiyamiriza!

      • Aho na honyene nagira ndakubarire yuko ubwambere ku mashule turonderayo ubumenyi hanyuma bukadufasha gukarisha ubwenge. Abagiye kw’ishule bose si imico yakaka ariko hariho iyandiro (minimum). Ntushobora gufata umuntu ukamuha ama nota atazi iyo avuye hanyuma ugaca umurungika kwiga kuvura abantu canke kwiga kuzotunganya amatungo y’igihugu canke gutunganiriza abanyagihugu. Azogira ati uyu muntu ndamuvura uko ndavyumva ibisigaye Leta ice ibigira. Vyarashitse mbere kuri Lycée Vugizo aho un stagiaire yigishije amafuti abana bo mumwaka w’indwi mu biharuro. Yananiwe n’ukubereka ukuntu barondera taux ufise capital na temps na intérêt. Yiga muri ENS, baciye bamushira mu bana yiga nka bo, ariko yarahejeje ENS none ubu ni umukuru akomeye muri Leta. Mwibaza yuko yoba akora imirimo imeze gute? Uburundi buracari ubwanyuma kw’isi. Bavuga yuko Kaminuza atari Ekleziya Katolika yagenewe bose. Hategerezwa kujayo ababishoboye abatabishoboye bagakora ivyo bashoboye (Inkezi ikera ubwo bireha) no muri USA bateye imbere bose ntibaja muri kaminuza, ariko banyina ngirango nico gituma bateye imbere. Stop kuri promotion de la médiocrité!!!!

        • Fofo

          @Nice, vyinshi turabihurizako ariko ico jewe maze kubona kuri terrain n’uko benshi biga amanota (note) kurusha uko biga ubumenyi (connaissances). Jewe maze imyaka itari mike ntwara société,ndamaze kubona ko ubumenyi mu barundi atari ikirenga, pourtant ama diplomes abazagusaba akazi bazana usanga yanditswe ko « Fruits » kubahejeje secondaire canke Distinction bavuye muri kaminuza. Hama wabashira mubikorwa ugasanga ugasanga barutwa n’abatigeze bahonyora mw’ishure???? Ubu jewe sincirigwa ndaraba DIPLOME, ahubwo ndamwumviriza maze nkamupimira kuri résultat! Mugihe amanota atakiri « REFERENCE » none wumva kuyisunga bifasha iki??? Niba vyukuri twipfuza amahinduka muri enseignement nimuze duhindure mentalité, tumenyeko ubumenyi (connaissance) atari birya twiga mw’ishure gusa ahubwo vyinshi biva mu BUSHAKASHATSI (RECHERCHRE).

  5. Venant

    Dans le pays de Angela Merkel, la planification est faite de sorte que 30% des élèves du secondaire suivront la formation universitaire tandis que les 70% suivront un enseignement technique. Une telle bonne pratique est déjà empruntée par certains pays économiquement avancés.

    • Stan Siyomana

      @Venant:  » bonne pratique…empruntee par certains pays economiquement avances »
      Les pays de l’East African community auraient eux aussi decide d’essayer de suivre le modele allemand (base surtout sur social market economy/economie de marche libre et a vocation sociale).
      (Voir Mitsiko Kahunga: « East Africa: Learning from Germany & Singapore takes more than aping education practices », http://www.newtimes.co.rw, 20 October 2015).

  6. Racso69

    A quoi sert la cooptation de milliers d’étudiants alors qu’il y a déjà des milliers de diplômés au chômage ? Sans parler de la qualité de l’enseignement qui leur aura été dispensé et des diplômes qu’ils auront obtenus…Comme un internaute précédent, je considère que les Barundi devraient s’attaquer au problème démographique et appliquer la devise suivante; » Twirinde kuvyara abo tudashobora kurera ».

  7. Fofo

    Pourquoi nous burundais aimons toujours compliquer les choses! Si tu prends un bus, un convoyeur te diras: « 2000, 5000, 10000, … nta échange! » comme si avoir un billet de 10,000 est un malheur??? Partout dans le monde l’enseignement devient de plus en plus simplifié. Inutile de retenir de retenir les gens à l’école, au lieu de l’aider à avancer rapidement pour avoir le temps de préparer sa carrière professionnelle, surtout que le taux de chômage ne fait qu’augmenter de jour au jour. Plusieurs universités du monde ont mis en place des programmes VAE pour la validation des Connaissances et d’Expérience acquises de diverse manière. Il n’est plus question d’avoir suffisamment chauffé le banc de l’école pour obtenir un titre académique. On aime trop critiquer! Je me permets, moi aussi de vous critiquer. Vous qui avez faites des bonnes écoles et y obtenu des bonnes notes, « Où sont vos inventions pour qu’on s’y réfère??? « .

    • Mutima

      Sha, uvuga nk’umuntu yize make !

    • Peter James

      T’as raison mon frère les africains compliquent l’éducation.

    • Stan Siyomana

      @Fofo
      Si reellement vous aviez envie de vous « referer », vous iriez a la bibliotheque ou sur la toile/internet sans attendre que l’information/invention vienne de votre compatriote burundais. Ce serait aussi une facon de s’ouvrir au monde entier (qui est devenu comme un seul village).

  8. Unite

    Chaque année les universités et collèges produisent beaucoup de licenciés dans le monde en général et au Burundi en particulier. Si le gouvernement Burundi est préoccupé de ce qui auront l’accès aux universités, il devra aussi se préoccuper de ceux qui finissent les études universitaires et collégiales. Même si on est doué ou pas quand il n’y a pas de l’emploi apres les études, les conséquences seront énormes chez les finalistes, leurs familles, leurs communautés et leurs pays. Bicabimera nka kurya tuvuga mukirundi ngo  » Kuvyara abo tudashobora kurera ».

  9. Jereve

    Cette façon d’organiser l’enseignement vaille que vaille finira par mériter le sobriquet de fyondamental.

  10. Carthage

    Université fondamentale?Je dirais université se démocratise.
    1.En effet, les mesures de cooptation viennent en complément au système du moyenne Exetat+résultats en classe ,les deux ne servent en réalité qu’à réguler l’accès aux université et non en l’évaluation des compétences des lauréats.
    2. La validité des résultats aux examens des individus qui n’ont pas évolué dans les même conditions est douteuse comme seule mesure.
    3. Il faut donner la même chance de faire les études supérieures.Si on a échoué à l’exetat en maths,on peut faire du sport ,théologie,philosophie etc à l’université. la faiblesse vient du système d’enseignement général qui ne prend pas en compte les avantages comparatifs.
    4.Il faut rompre avec les modèles de reproduction des élites ou les enfants des familles nanties restent les mieux éduquées ,réussissent mieux et on plus accès à l’enseignement et perpétuent cet état de fait.
    5.On retarde de ce fait la déscolarisation,qui n’interviendra qu’après l’université,les lauréats ayant entre temps devenu matures pour affronter les dures réalités de la vie.

  11. Stan Siyomana

    1. Avec l' »universite fondamentale? », LE BURUNDI MARCHE A RECULONS.
    2. En septembre 2012, le professeur Julien Nimubona, alors ministre de l’Enseignement superieur et de la Recherché scientifique, avait declare:
    « Jusqu’a present, notre systeme datait des annees 1960 et etait herite de la colonisation belge…
    Cette annee…le pays est passe au systeme licence-master-doctorat et integer donc les standards internationaux…
    En outre, les anciens diplomes n’etaient reconnus nulle part… »
    (Voir Tshitenge Lubabu M.K. : « Burundi- Julien Nimubona: « Nos diplomes n’etaient reconnus nulle part, ce ne sera plus le cas », http://www.jeuneafrique.com, 25 septembre 2012).
    4. Moi je trouve que le ministre a tors en parlant de systeme universitaire « herite de la colonisation belge », alors que l’Universite Officiel de Bujumbura (UOB) a ouvert ses portes (en 1964?) quand le Royaume du Burundi etait deja un pays independant. Le pays etait libre d’adopter le systeme belge, chinois, bresilien ou autre.

    • Akabanga

      @ Stan Siyomana

      Ce système de cooptation existe depuis longtemps, ça fait 8 ans que j’ai terminé l’école secondaire les responsables de l’époque ont recouru à la cooptation. Et même bien avant 2007 cela était le cas. La question à se poser plutôt est pourquoi ce taux d’échec alors qu’on est supposé avoir les mêmes matières???? Pourquoi tant de jeunes lauréats échouent à l’Exetat?? Même les soi-disant meilleurs qui ont dirigé n’ont pas trouvé de solution. Ce n’est pas une question d’ « Université fondamentale » le Burundi marche à reculons depuis très longtemps et les réformes si elles existent réellement n’ont pas porté de fruit. Il devrait à mon avis y avoir une refonte totale du système éducatif.
      PS. J’en connais qui n’ont pas réussi à l’Exetat mais qui ont réussi en France et en Belgique.

    • SIMBABA

      Il l’est depuis les « i » et les « u ». Un ex-ministre de l’Education nationale qui les a « cogestionné » sous l’Empire à la Bagaza a bien demandé pardon au Peuple burundais.

      • Peter James

        Tell them the truth bama bigira abahinga
        Le systeme des I et des u etait cooptation en son genre ils le savent très bien.
        Ntituravyibagira mes chers amis.

        • Lily

          Kubera akarenganyo kabaye muri kahise, leta yoha amadiplomes abarenganijwe batiriwe barakora ibibazo!

        • Stan Siyomana

          @Peter James: « Le systeme des I et des U etait cooptation en son genre… »
          1. Il y a une difference entre cooptation et exclusion.
          La cooptation est un moyen d’etre inclusif outre mesure (par exemple en incluant des 10% qui (peut-etre?) ne le meritent pas).
          Le systeme I et U etait bel et bien un systeme d’exclusion ou quelqu’un qui avait eu 90% pouvait etre remplace par quelqu’un d’autre qui avait eu peut-etre seulement 10% (tout simplement parce comme dans toute discrimination arbitraire (comme l’apartheid d’Afrique du Sud?) , il y a/avait au Burundi une distinction entre « mauvaise » et « bonne ethnie »).
          Une burundaise m’a raconte que le directeur de son ecole primaire avait « vole » ses resultats pour les donner a sa propre fille. Heureusement le maitre d’ecole a averti le pere de la burundaise, qui est alle lui-meme verifier a l’ecole secondaire pour filles.
          Aujourd’hui cette burundaise est professeure dans une grande universite etrangere.
          2. Et puis qu’il y ait eu cooptation/exclusion ou pas dans le passe ne devrait pas servir d’excuse au Gouvernement actuel. Il doit montrer (au citoyen burundais lambda) qu’il est capable d’elaborer une politique d’education (pour le developpement du pays).

  12. polo

    Donc la solution pour l’avenir du Burundi est de rabaisser la qualité au profit de la quantité, passer de 8.000 méritants à 22.000 – ça fait quand même 14.000 « non méritants – pour ne pas dire incompétents » de plus qui vont juste alourdir le système supérieur au nom d’une hypocrite égalité de la République Médiocratique du Burundi.
    A quoi sert de donner une chance d’accès à l’enseignement supérieur quand on est incapable de finaliser le premier cycle avec succès. On se demandera pourquoi les méritants fuient le pays pour rêver d’une vie meilleure ailleurs …

    • Mwungere

      c’est dommage .la plus belle fille du monde ne donne de ce qu’elle a.Les lauréats de ces universités vont-ils donc quoi en termes de qualité à leurs
      cadets?

      • Peter James

        Ce n’est pas le regime actuel qui a degringolé la qualite mbega wibagiwe umwana imwaro.

    • Akabanga

      @Polo

      Comme je le disais à Stan Siyomana, ce n’est pas sûr que ces 14 000 lauréats soient médiocres. Le système en soi es aussi médiocre. Je n’abuses si je dit que certains lauréats du premier tour pourraient échouer en France alors que d’autres du 2nd tour réussissent!!! L question de l’éducation nationale mérite sincèrement d’être bien posée et qu’on trouve le pourquoi d’un tel nombre d’échec. C’est mon avis

      • Bakari

        @Akabanga
        « L question de l’éducation nationale mérite sincèrement d’être bien posée et qu’on trouve le pourquoi d’un tel nombre d’échec. C’est mon avis »
        Les causes d’un échec peuvent être multiples: elles peuvent provenir de l’examiné ou de l’examinateur. Ceci explique (peut-être) le fait que ceux qui sont cooptés (après être pétés) peuvent réussir là où les non cooptés peuvent rater, dans d’autres conditions (de pression et de t°)!

        • nunu nado

          La qualite d’enseignement et la reussite ont degringole dans le monde entier.
          Beaucoup de pays dans le monde se lamentent sur la qualite de reussite de leurs etudiants.
          N’oubliez pas que dans le passé, les eleves avaient l’enthousiaste d’apprendre por devenir quelqu’un. Et les professeurs etaint respectes et consideres comme formateurs efficaces.
          Aujoud’hui, il y a beaucoup de chomeurs universitaires dans beaucoup de pays. N’y a plus d’ambitions.
          Et, il y a google, yahoo… reseaux sociaux..meme dans les pays sous developpes les jeunes ont des ordinateurs telephones intelligents. Quelqu’un qui m’a dit :  » Dans le passe, a la naissance d’un enfant, le pere coupait le cordon ombilical ; mais aujourd’hui le pere coupe la souris ombilicale » pour dire que c’est les annees de l’internet., tout se copie,
          meme les examens et les recherches.

    • ALPHONSE KANYALENGUE

      Pauvres Narcisses !
      Il faut quelque fois oser regarder la RÉALITÉ et ses humiliantes VÉRITÉS en face. La « dégringolade » de l’Enseignement, de la 6è Primaire à l’Université, a commencé le 29 avril 1972 comme projet intuitif de gouvernants analphabètes.
      Sa mise en pratique, sa réalisation a commencé en réalité avec le putsch de décembre 1976 : L’apartheid ségrégationniste à tous les niveaux. Depuis, c’est le Système macabre aux « i » ; les « i » de la Belle Province de Bururi en particuliers. La CHASSE au Hutu, le « u ».
      Un remède que notre Prof Docteur Joseph NDAYIBA prose est donc antihistorique, nul et non avenu parce qu’il ignore les racines du MAL burundais.
      Prof Joseph NDAYISABA « propose au gouvernement de créer plusieurs universités postsecondaires professionnels, pour accueillir les élèves qui n’ont pas eu suffisamment de points. « Cela permettra de réserver les universités à ceux qui en ont la capacité. »
      Ça n’a pas de sens, et son nonsense, il voudrait bien le dire au Président de la République. A la Présidence de la République, il paraît qu’il entre par la porte principale, sa clé dans main gauche.
      Le Système des « i » et des « u » est mort. Tout comme son Copain, le Génocide. Il ne reviendrons plus ! Et avec eux, c’est aussi la MORT du NARCISME.

      • Backary

        @ALPHONSE KANYALENGUE
        « Le Système des « i » et des « u » est mort. Tout comme son Copain, le Génocide. Il ne reviendrons plus ! Et avec eux, c’est aussi la MORT du NARCISME. »
        Que votre prière soit exaucée!

Publicité