Notre journaliste Jean Bigirimana porté disparu depuis 3571 jours. Nous ne l'oublions pas.

Une note de la rédaction

Après lecture de notre article sur l’émission publique du président Nkurunziza, au cours de laquelle il a appelé Agathon Rwasa à se conformer à la loi pour voir son parti politique agréé, la rédaction a reçu un appel de M. Aimé Magera, porte-parole d’Agathon Rwasa.

Après que le président Nkurunziza a dit que la balle se trouve dans le camp d’Agathon Rwasa pour que son parti soit reconnu, le porte-parole de M. Rwasa soutient que leur dossier est déjà conforme avec la loi. Il rappelle que la demande d’agrément de leur parti a été introduite officiellement mi-septembre dernier. Deux mois plus tard, le 8 novembre, le ministère de l’Intérieur leur a demandé de faire quelques retouches notamment sur le nom et l’emblème prétextant que les insignes ressemblaient à celles d’un autre parti déjà agréé. Mais la demande d’agrément n’a pas été rejetée.

Aimé Magera indique qu’Agathon Rwasa a reçu la lettre le 12 novembre et qu’il y a apporté le même jour les rectifications. Il est aujourd’hui incompréhensible d’entendre le président de la République dire qu’il est au courant d’une partie de la procédure, s’insurge le porte-parole.

«Il sait qu’on nous a demandé de faire une petite retouche, mais il n’est  pas au courant que nous sommes en conformité avec la demande du ministère depuis presque 2 mois. »

M. Magera dit qu’il a téléphoné à plusieurs reprises pendant l’émission pour rappeler au président que tout a été fait, en vain.

Pour le porte-parole de Rwasa, faut-il qu’ils se présentent alors lundi au ministère pour récupérer les documents d’agrément ? « Si le président Nkurunziza est vraiment franc, s’il respecte sa parole, il devra donner aujourd’hui injonction au ministère de l’Intérieur pour nous autoriser à travailler légalement et nous permettre de tenir un congrès » a conclu M. Magera.

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