Vendredi 24 mai 2024

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SOS Villages d’Enfants au Burundi lance un projet novateur pour les droits de l’enfance

08/03/2024 Commentaires fermés sur SOS Villages d’Enfants au Burundi lance un projet novateur pour les droits de l’enfance
SOS Villages d’Enfants au Burundi  lance un projet novateur pour les droits de l’enfance
SOS Villages d’Enfants au Burundi et ses partenaires sont fiers du  projet

Depuis janvier 2024, SOS Villages d’Enfants au Burundi met en œuvre le projet dénommé « Nkingira Nkure Neza » ou « Protège-moi pour bien grandir » en partenariat avec l’UPHB, Union des personnes handicapées du Burundi. Ce projet financé par l’Union européenne est lancé officiellement mercredi 6 mars à Bujumbura. Il vient contribuer à la promotion et protection des droits de l’enfance au Burundi et durera 24 mois en mairie de Bujumbura et dans les provinces de Muyinga et Gitega. SOS Villages d’Enfants au Burundi et ses partenaires sont fiers de ce projet qui vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux des enfants dans sa zone d’action.

« Le projet a été mis en place pour redynamiser et renforcer les capacités des Comités de protection de l’enfance (CPE), ainsi que d’autres structures communautaires », a fait savoir Ir Fidèle Ntakarutimana, coordinateur national du projet, lors du lancement officiel du projet, en présence des différents invités dont les représentants du gouvernement du Burundi, de l’Union Européenne, des ONG internationales et locales ainsi que d’autres partenaires.

Ir Fidèle Ntakirutimana : « Il reste encore des défis à relever pour assurer une protection efficace et durable. »

Selon lui, son objectif est d’améliorer la protection de l’enfance en renforçant les capacités des CPE aux niveaux provincial, communal et collinaire et les outiller des compétences nécessaires leur permettant de remplir leurs missions.

Il a rappelé que les enfants sont souvent victimes de différentes formes de violences, d’exploitation et de maltraitance à travers le monde. « La protection de l’enfant est un enjeu international et fait partie des engagements pris par de nombreux pays ».

Au Burundi, a-t-il informé, la protection de l’enfance est également une préoccupation majeure. Près de la moitié de la population burundaise est composée d’enfants, et ils font face à de nombreux défis en matière de protection.

Par exemple, seulement 62,3 % des enfants ont un certificat de naissance, et le travail des enfants concerne 30,6 % d’entre eux. De plus, il existe des problèmes de justice pour les mineurs et pour les enfants vivant en situation de rue.

Envie d’un système fonctionnel de protection

Photo de famille des participants au lancement du projet

Ir Ntakarutimna se réjouit que le Burundi ait mis en place un système communautaire de protection de l’enfance pour assurer un environnement protecteur aux enfants. Ce système repose sur la Politique nationale de protection de l’enfance (PNPE) et la création des Comités de protection de l’enfance (CPE).

Ces comités sont des entités communautaires qui jouent un rôle primordial dans le système de protection de l’enfance et représentent les communautés. Cependant, il a révélé que lors de l’évaluation de cette politique en 2023, les CPE manquaient de capacités techniques et de ressources pour accomplir leurs missions.

Et de conclure qu’il reste encore des défis à relever pour assurer une protection efficace et durable. Il a précisé alors que le projet lancé vise surtout de mettre en place un système de protection de l’enfant fonctionnel à travers la redynamisation, coordination et sensibilisation des acteurs impliqués dans la protection de l’enfance, renforcer des mécanismes d’accueil et de prise en charge des enfants vulnérables et soutenir les communautés et les enfants dans leur capacité à faire du plaidoyer pour la protection de leurs droits et la promotion de cadres juridiques protecteurs ainsi que renforcer les familles et les communautés en compétences parentales pour la prévention des cas d’abus et d’abandon d’enfants.

Tous les partenaires bénissent le projet

Pascal Bizimana : « Le projet sera mis en œuvre en consortium avec l’Union des personnes handicapées du Burundi ».

Dans son allocution, Pascal Bizimana, Directeur National de SOS Villages d’Enfants au Burundi, n’a pas caché sa fierté du lancement officiel du nouveau projet « Nkingira Nkure Neza ».

Il a souligné que le projet sera mis en œuvre en consortium avec l’Union des personnes handicapées du Burundi (UPHB) avant d’adresser ses sincères remerciements au gouvernement du Burundi, qui, selon lui, soutient les initiatives de SOS Villages d’enfants au Burundi depuis 1979. Il a remercié également l’Union européenne et son ambassadrice au Burundi pour avoir accepté de financer le projet et l’UPHB pour avoir accepté de travailler en partenariat avec SOS Villages d’Enfants au Burundi.

De son côté, Elisabetta Pietrobon, ambassadrice de l’Union européenne au Burundi, a rappelé dans son discours de circonstance que les enfants sont susceptibles d’être les plus grands acteurs de changement et de développement durable dans leurs communautés et leurs pays.
« Ils sont les dirigeants de demain et l’Union Européenne continuera ainsi de défendre les droits de chaque enfant et d’appuyer tous les acteurs défendant cette cause. Les enfants au Burundi représentent près de la moitié de la population burundaise (47,2 %) et 100 % de l’avenir et l’on ne peut pas se permettre de leur faire défaut ».

Elisabetta Pietrobon : « Les enfants sont susceptibles d’être les plus grands acteurs de changement et de développement durable ».

Ainsi, pour elle, le renforcement des dispositifs territoriaux intégrés de protection de l’enfance dans les provinces de Bujumbura Mairie, Gitega et Muyinga est une nouvelle étape afin de garantir une offre territoriale de services de qualité et continue en matière de protection de l’enfance, de la détection à la réinsertion, aussi bien dans la promotion du changement de normes sociales que pour la prévention et la promotion du signalement des cas.

Lors des échanges, Jean-Claude Batungwanayo, gouverneur de Muyinga, une des provinces concernées par le projet, n’a pas manqué d’exprimer son souhait de voir ce projet couvrir toutes les communes de sa province.

« Un projet unique »

Pontien Hatungimana : « Nkingira Nkure Neza est une opportunité unique pour les enfants et jeunes. »

Pontien Hatungimana, secrétaire permanent au ministère chargé de la Solidarité nationale, qui a rehaussé de sa présence l’évènement, a qualifié « Nkingira Nkure Neza » d’une opportunité unique pour les enfants et jeunes d’accéder à leurs droits fondamentaux tels que le droit à l’éducation, à la santé, à la protection contre les violences et à la participation citoyenne.

Selon lui, l’engagement de SOS Villages d’Enfants au Burundi dans la protection et promotion des droits de l’enfants sert de modèle. « Nous tenons à saluer chaleureusement SOS Villages d’Enfants pour avoir accepté de mettre en œuvre ledit projet ainsi que pour son dévouement et son expertise dans le domaine de la protection de l’enfance au Burundi », a déclaré le secrétaire permanent avant d’adresser ses remerciements à l’Union européenne au Burundi pour avoir financé le projet.

Pour rappel, SOS Village d’enfants au Burundi met en œuvre le renforcement de la famille pour prévenir l’abandon d’enfants et leur offrir de bonnes conditions d’éducation et de santé depuis 2004.

Les participants aux activités de lancement du projet

Principales activités du projet

1. Soutenir l’administration locale dans le renouvellement et la redynamisation des membres des 60 CPE collinaires (2 communes par province et 10 collines/quartiers par commune).
2. Réaliser des ateliers de sensibilisation des CPE collinaires, les soutenir dans l’élaboration des plans d’action annuels sensibles au genre et à l’inclusion des personnes handicapées.
3. Organiser au niveau provincial un atelier d’échange entre les membres des CPE provinciaux et communaux et les représentants des OSC.
4. Développer et produire des guides de formation et de sensibilisation sur les droits des enfants dans le cadre de l’animation des clubs scolaires
5. Former 180 leaders communautaires (membres des CPE collinaires, leaders religieux et notables collinaires) sur les compétences parentales et la gestion pacifique des conflits familiaux pour la promotion des droits des enfants
6. Appui aux 1500 familles les plus vulnérables (25 familles par colline) dans la création des associations communautaires d’épargne et de crédits (ACEC).
7. Soutien aux structures locales dans la prise en charge et la réinsertion des enfants vulnérables à travers un programme de subventions (financement à des tiers)
8. Organiser 1 atelier d’échange avec les détenteurs d’obligation au niveau national, provincial et communal des zones d’actions pour l’opérationnalisation de la stratégie nationale de réinsertion des enfants.

SOS

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