Politique

Rwasa est le candidat du CNL pour les élections de mai 2020

16/02/2020 Alphonse Yikeze Commentaires fermés sur Rwasa est le candidat du CNL pour les élections de mai 2020
Rwasa est le  candidat  du CNL pour les élections de mai 2020
Agathon Rwasa, le candidat élu, en train de recevoir une lance, un bouclier et un tambour.

C’est désormais officiel depuis ce dimanche 16 février, à l’issue d’un congrès extraordinaire tenu à Bujumbura, le parti CNL a désigné le député Agathon Rwasa pour représenter le parti à la présidentielle de mai. Une occasion pour le candidat de fustiger « ceux qui pensent à la fraude électorale ».

Une ambiance de fête règne en face de l’église Mont Sion, dans le quartier Gikungu de la zone Gihosha en Mairie de Bujumbura.

Une foule de partisans et partisanes habillés en noir, rouge et vert (couleurs du parti CNL), sont presque dans l’extase. De tous côtés flottent les drapeaux du CNL qui s’apprête à présenter son candidat pour la présidentielle de mai.

Sur le podium installé pour l’occasion, un maître des cérémonies galvanise les militants venus de tout le pays qui entonnent, par moments, des chants à la gloire du parti d’Agathon Rwasa.

Sous un soleil de plomb, des danseurs Intore, des tambourinaires, des danseuses traditionnelles et des musiciens arborant les couleurs du parti, agrémentent, tous à leur façon, cette journée hors du commun pour le parti CNL.

Vers 12 heures, les congressistes tiennent un huis clos qui va durer 40 minutes. Aux alentours de 13 heures, le nom du candidat n’a pas encore été prononcé par les congressistes sortant du huis clos, mais les Inyankamugayo présents, loin de prendre part au suspense, scandent à tue-tête le nom d’Agathon Rwasa. Des « Rwasa président », « Nous avons confirmé Rwasa », se feront ainsi entendre à plusieurs reprises au sein de la masse militante.

A 13 heures 30, l’attente prend fin. Agathon Rwasa est annoncé candidat du CNL pour la présidentielle de mai. Une longue salve d’applaudissements des Inyankamugayo s’ensuit avant qu’une lance et un bouclier (symbolisant la protection du pays ) ainsi qu’un tambour (symbole du pouvoir), soient offerts au candidat choisi par le parti.

Dans son discours de circonstance, le candidat fraîchement élu fustige les dirigeants « qui confondent la démocratie avec la victoire électorale », ce qui, pour le leader du CNL, conduit à une instabilité politique mettant en danger la démocratie.

Le candidat Rwasa s’élève contre la fraude électorale. « Au moment où le processus électoral est enclenché, il y a des gens qui pensent toujours à la fraude électorale au lieu de chercher à répondre aux préoccupations de l’heure qui tiennent à cœur les citoyens burundais. » et adresse cette mise en garde ‘aux fraudeurs’. « Les citoyens n’accepteront pas qu’ils parviennent à cette sale besogne. »

Le leader du parti et premier vice-président de l’Assemblée nationale ne manque pas d’appeler « les partisans de la violence et de l’extrémisme sous toutes ses formes » à retrouver le chemin de la raison, car « le pays a besoin de Burundais artisans d’une paix durable pour impulser un développement intégral et harmonieux ».

Faisant référence aux harcèlements et agressions dont son parti se dit souvent victime, Agathon Rwasa dit que « personne n’a été créé pour être malmené, ni endurer des traitements inhumains ou dégradants » et appelle « ceux qui prétendent être vainqueurs à priori, de respecter le verdict des urnes, car la voix d’un officier de l’armée ou de la police équivaut à celle d’un ministre, d’un chômeur, d’un gardien de vache ou d’un cultivateur ».

Le candidat élu du CNL exhorte les dirigeants du pays à cesser « les agissements malveillants consistant à malmener les citoyens par des décisions administratives arbitraires » et en profité pour cibler l’indifférence dont feraient souvent preuve « les gouvernants en fonctions » eu égard au vandalisme des permanences du CNL à travers le pays.

Vers la fin, le président candidat du CNL pointe du doigt une justice qui, face aux actes d’intolérance politique dont se dit régulièrement victime son parti, aurait tendance à condamner les victimes à la place des criminels.

Cette cérémonie a vu la participation de plusieurs représentants diplomatiques présents au Burundi (Union Européenne, France, Pays-Bas, Chine, Tanzanie, Kenya, etc. Certaines formations politiques se sont aussi fait représenter dans ce congrès à l’image du CNDD-FDD, Sahwanya-Frodebu, Sahwanya Frodebu Nyakuri, CDP, FDS, APDR, FNL et le CNDD.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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