Entre efforts en santé publique et obstacles persistants dans ce secteur, fragilités du système éducatif, l’année écoulée a révélé des défis structurels qui continuent de peser sur la société burundaise.
Santé
Une distribution des moustiquaires entachée de beaucoup d’irrégularités
Du 26 novembre au 2 décembre 2025, le Burundi a organisé une campagne nationale pour distribuer plus de 7,9 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Milda). Ce don important a été financé par le Fonds mondial à hauteur de près de 28,5 millions de dollars, dans le but de renforcer la lutte contre le paludisme.
Malgré cette mobilisation, des irrégularités ont été constatées dans plusieurs localités, où la couverture n’a pas été complète, suscitant des plaintes des habitants.
Un manque de transparence et de cohérence dans la gratuité des soins
La déclaration a été faite le 29 Octobre 2025 ddevant les députés, le ministre des Finances, Alain Ndikumana, a soutenu la réforme du programme de gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes qui accouchent. Il a estimé que ce programme, jugé budgétivore, devrait être révisé. Il a proposé de cibler uniquement les familles réellement démunies, afin de mieux gérer les dépenses publiques. Il a pointé un manque de transparence et de cohérence dans la mise en œuvre du programme. Si certains y voient une volonté de suppression, d’autres, notamment des acteurs de la société civile, reconnaissent la nécessité de revoir le système, en soulignant son impact positif depuis sa mise en place en 2006.
Vaccin contre le paludisme, un programme à étendre
Le 17 mars 2025, le Burundi a franchi une étape importante dans la lutte contre le paludisme avec l’introduction officielle du vaccin destiné aux enfants âgés de 6 à 11 mois. La cérémonie de lancement s’était tenue à Mpanda, en province de Bubanza.
Neuf provinces prioritaires avaient été ciblées, couvrant 25 districts sanitaires. Lors de son discours, la ministre Lyduine Baradahana, a salué cet événement comme un tournant majeur pour la santé des enfants burundais, affirmant que ce vaccin rapprochait le pays d’un avenir sans paludisme. Les parents, eux aussi, avaient exprimé leur soulagement et leur espoir, tout en appelant à l’extension de ce vaccin à tous les enfants.
Les autorités sanitaires avaient rappelé que le vaccin, bien que crucial, ne devrait pas remplacer les autres mesures de prévention comme l’utilisation de moustiquaires ou le traitement rapide des cas.
Éducation
Fuite des enseignants, abandons scolaires, tels sont notamment les constats observés dans le secteur de l’éducation en 2025.

Un système éducatif fragilisé par la fuite des enseignants
L’un des constats majeurs dressés cette année concerne la fuite des enseignants. Dans plusieurs établissements, le départ progressif du personnel éducatif a mis en péril la continuité de l’enseignement. Faibles rémunérations, manque de motivation et conditions de travail difficiles ont poussé de nombreux enseignants à abandonner la profession.
Cette situation a entraîné des classes surchargées, des cours irréguliers et une baisse de la qualité de l’encadrement pédagogique.
Des abandons scolaires qui restent préoccupants
Les cas d’abandons scolaires demeurent aussi préoccupants. Malgré les efforts annoncés, de nombreux enfants quittent encore l’école avant la fin du cycle. La pauvreté des ménages, le manque de fournitures scolaires, les grossesses précoces et certaines contraintes familiales figurent parmi les principales causes relevées.Ces abandons constituent une rupture durable.
Les enfants concernés se retrouvent sans qualification et sans accompagnement, exposés à la précarité et à l’exclusion.





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