La circulation suit son cours normal à la frontière burundo-congolaise située à Gatumba-Kavimvira au nord-ouest de Bujumbura. Le ministère burundais de la Santé publique a pourtant alerté sur une nouvelle maladie à virus Ebola déjà déclarée au nord-est de la République démocratique du Congo. Il appelle la population à l’observation stricte des mesures barrière.
Selon un communiqué du ministère, les cas confirmés sont actuellement signalés dans les provinces de l’Ituri dans le nord-est du pays, touchant plusieurs zones de santé. Un cas était déjà déclaré à Goma au 15 mai 2026.
Cette maladie se manifeste par une fièvre, des céphalées, la fatigue, des douleurs musculaires, un mal de gorge qui sont suivi de vomissements, de la diarrhée, et quelquefois le syndrome hémorragique comme le saignement des gencives et la présence du sang dans les selles.
« La situation est particulièrement préoccupante pour la sous-région car, les zones affectées se trouvent à moins de 400 km du Burundi, avec des flux réguliers de mobilité entre les deux pays, notamment via les axes Bujumbura-Goma par voie aérienne et terrestre ».
Le ministère de la Santé publique affirme que le Burundi est considéré comme un pays à risque élevé d’introduction de la maladie à virus Ebola au regard même de la proximité géographique, de la mobilité transfrontalière et des expériences épidémiques précédentes.
Des personnes contactées à la frontière Gatumba-Kavimvira disent pourtant ne rien craindre de cette maladie. Le trafic commercial s’opère comme si de rien n’était.
Hommes et femmes étalent leurs marchandises qu’ils vendent aux passants sur la route. Il y a entre autres du manioc, la pâte cuite, des grillades, des beignets, de l’arachide, quelques boissons en bouteilles plastiques, …tout ce qui peut aider les passagers à étancher leur soif ou leur faim et continuer le voyage.
Les mouvements de va-et-vient à pied ou de véhicules s’observent comme à la normale. Il arrive que des embouteillages bloquent même la route à certains moments.
Le manque de carburant du côté burundais est contraignant. Lassés par de longues files d’attente devant les stations-service, certains automobilistes se retrouvent obligés à franchir la frontière pour aller le chercher à Uvira. Rares sont les gens qui portent des masques où qui se pressent vers le dispositif de lavage des mains à la frontière malgré l’appel du ministère.
A travers le communiqué, le ministère de la santé publique appelle la population à rester vigilante, à respecter les mesures d’hygiène surtout le lavage fréquent des mains avec de l’eau propre et du savon, éviter la consommation des animaux sauvages trouvés morts, éviter de toucher les cadavres dont les causes de décès sont inconnues, éviter les déplacements inutiles vers les zones infectées, mais aussi éviter la stigmatisation.
Il encourage également la population à signaler tout cas suspect à l’établissement de santé le plus proches, ou même appeler la ligne verte 117. « La participation communautaire demeure essentielle pour juguler les flambées », précise le communiqué.
A la frontière Gatumba-Kavimvira, une équipe d’agents sanitaires munis de thermomètres frontaux infrarouges est présente pour prendre la température des passants. Très peu d’entre eux prêtent attention à cette mesure. Au 19 mai 2026, ces agents affirmaient n’avoir jamais eu de cas suspect.
Forum des lecteurs d'Iwacu
Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu
Merci de prendre connaissance de nos règles d’usage avant de publier un commentaire.
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Tout propos incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination est strictement interdit.
Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire non conforme à la charte.