Lundi 03 octobre 2022

Économie

Lumitel / Pertes substantielles pour vendeurs de crédit de recharge

22/03/2018 Commentaires fermés sur Lumitel / Pertes substantielles pour vendeurs de crédit de recharge
Lumitel / Pertes substantielles pour vendeurs de crédit de recharge
A Gasenyi(Gare du nord), des vendeurs de crédit de recharge en attente de clients.

La politique commerciale de Lumitel Burundi, depuis 2017, limite le montant des transferts à 20 000 Fbu par jour.

Les cartes SIM de cette société de télécommunication ne peuvent pas transférer ou recevoir un montant supérieur à 20 000Fbu par jour. Les vendeurs de crédit de recharge s’en alarment.

« La limite du montant des transferts nous cause des pertes énormes », se lamente Charles Girukwishaka, un d’entre eux rencontré au centre-ville de Bujumbura. Comparativement aux bénéfices tirés de la vente des unités de recharge des autres compagnies, son manque à gagner atteint 10 mille Fbu par jour. Ce qui est étonnant, insiste-t-il, c’est que les autres sociétés ne limitent pas le montant des transferts.

Ce vendeur fait savoir que les transferts de 20 000 Fbu par jour génèrent un bénéfice de 900 Fbu. Sur une carte de recharge de 10 mille Fbu, le vendeur gagne au maximum 450 Fbu. « Parfois je transfère 20 000 Fbu en un seul coup. Dans ce cas, sa carte SIM n’effectue pas d’autres transferts toute la journée ». Et il exhorte Lumitel Burundi à supprimer le plafond du montant à transférer.

Plusieurs cartes SIM, une alternative

Pascal Ndayiragije, un autre vendeur de crédit de recharge au centre-ville de Bujumbura, se dit sidéré par cette décision : « Plus le montant de crédit de recharge écoulé est élevé, plus l’entreprise gagne. »

Il a ainsi acheté deux cartes SIM supplémentaires. Mais il n’arrive toujours pas à satisfaire la demande de ses clients. Outre ses trois cartes SIM, il utilise la carte SIM de Lumicash, ce qui est interdit.

Du reste, il souligne que les transferts journaliers de ses collègues s’élèvent à 100 mille Fbu pour Econet Leo, 80 mille Fbu pour Smart contre 60 000Fbu pour Lumitel.

Terence Sakubu, un autre vendeur au quartier Jabe, déplore le refus de cette société de communiquer sur les raisons du plafonnement des transferts. Il estime son manque à gagner à 5 000 Fbu par jour.

M. Sakubu observe que cette politique commerciale entraîne la perte de confiance des clients : « Ceux qui ne sont pas servis s’approvisionnent chez d’autres vendeurs. »

Contactés, les responsables de Lumitel ont promis de s’exprimer ultérieurement.

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