La correspondante du journal en ligne La Nova Burundi qui était inculpée d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’aversion raciale a bénéficié d’une liberté provisoire dans l’après-midi de ce mercredi 4 mars.
Il s’agit d’une décision du Procureur général près la Cour d’appel de Ngozi, Prudence Nsaguye prise vendredi le 27 février, suite à une requête de cette journaliste.
Selon les termes de l’ordonnance de mise en liberté provisoire signée par le procureur général près la Cour d’appel de Ngozi, cette décision comporte des conditionnalités.
« (1) Ne pas entraver l’instruction et ne pas occasionner le scandale par sa conduite ; (2) ne pas s’écarter de la Province de résidence sans l’autorisation préalable du magistrat instructeur, (3) se présenter une fois le mois devant le magistrat instructeur ; (4) comparaître devant le magistrat instructeur dès qu’il en sera requis ».
Ce n’est pas tout, « le Ministère public se réserve le droit de retirer à tout moment le bénéfice de cette liberté provisoire en cas de violation d’une ou de plusieurs de ces conditions ».
Signalons que la journaliste Sandra Muhoza a été arrêtée le 13 avril 2024 à Ngozi avant d’être transférée à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura cinq jours plus tard, après une transition sans un cachot du SNR, le Service national des renseignements.
C’était suite à des échanges dans un groupe WhatsApp de journalistes et de communicateurs des différentes institutions sur une distribution présumée d’armes blanches par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir.







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