Lundi 09 février 2026

Économie

« Le Burundi est sur la bonne voie du développement »

« Le Burundi est sur la bonne voie du développement »
Président Ndayishimiye : « Le Burundi est en sécurité, il n'y a pas de maisons qui brûlent et les Burundais ont de quoi manger »

Déclaration du président Evariste Ndayishimiye, ce vendredi 26 décembre, à Muramvya, dans une émission publique en cours.

« Pour les impôts et taxes, il y a eu une augmentation de 300 milliards de BIF par rapport à l’année précédente », a annoncé le chef de l’État dans son mot introductif de cette émission publique. D’après lui, cela prouve que les gens ont bien travaillé, ont eu des bénéfices, que le Burundi est sur la bonne voie du développement. Il a souligné d’ailleurs que le Burundi est devenu un pays de « gens heureux » : « Des milliers de véhicules, de motos… ont été achetés par des Burundais. » Pour lui, il ne reste qu’à organiser la gestion et l’utilisation de ces taxes et impôts afin que cela soit bénéfique à la population, au pays.

En ce qui concerne l’électrification du pays, il a indiqué que depuis 2020, le taux d’électrification a augmenté de 3 %. Quid de l’adduction d’eau potable ? Là, le chef de l’État a signalé que le gouvernement est en train de faire de son mieux pour qu’aucune colline ne reste sans être alimentée en eau potable. Dans certains coins, nous avons décidé d’avoir recours au forage. « Parce que notre sous-sol est plein d’eau. »

L’augmentation de la production agricole tient à cœur au gouvernement. « Pour les semences, le gouvernement contribue à hauteur de 50 % tandis que pour les fertilisants, sa contribution est de 71 %. Je lance donc un appel aux investisseurs d’investir dans la transformation de la production agricole et son exportation. »

Toujours dans le cadre du développement, les minerais sont en train d’être exploités et exportés. « De juillet à décembre, nous avons déjà eu 14 millions de dollars américains et 1 800 jeunes ont eu de l’emploi. »

Des défis aussi

À cette occasion, le chef de l’État a reconnu que des défis n’ont pas manqué durant cette année. C’est entre autres la pression démographique, qui, selon lui, a un impact négatif sur l’économie du pays. Il y a aussi les mauvaises habitudes. Là, le président Ndayishimiye a évoqué le cas des cadres de l’État qui n’ont pas encore compris leurs missions. « Ils travaillent comme des mercenaires et pas dans l’intérêt général du pays et de la population. »

L’autre défi est lié au changement climatique. Ici, il a donné l’exemple de la province de Kirundo, qui, avec le déficit pluviométrique, va enregistrer une faible production du maïs. C’est le cas aussi des inondations de Gatumba qui ont obligé, selon lui, plusieurs familles à se déplacer.

Malgré ces défis, le chef de l’État a demandé aux Burundais de ne pas se décourager. « Le Burundi est en sécurité, il n’y a pas de maisons qui brûlent et les Burundais ont de quoi manger », a-t-il rassuré, notant que les forces de sécurité et de l’ordre sont là pour protéger le pays et son peuple.

À cette émission publique, le président de la République s’est fait accompagner par les membres de l’exécutif.

Forum des lecteurs d'Iwacu

13 réactions
  1. Nyandwi

    La sortie du ministre des finances a fait l’effet d’une bombe.
    A juste titre, des misérables payent d’avance lacaFomi et ne reçoivent pas leur engrais.
    Le porte parole de la Fomi a eu l’élegance de dire que seulement 50% de la commande a été honorée pour la saison A.

    Mais ce qui est hallucinant son Excellence le président de l’Assemblée a soutenu la Fomi.
    Nos oreilles ont sifflé lorsqu’on a écouté son argumentaire.
    We know that Fomi us in the hands if the greatest (Ibihangange)

  2. Kabemba

    Avez vous écouté le message du président pour la fin de l’année 2025?
    Is he talking of Burundi and Barundi ?
    Pourquoi sommes nous toujours noyés dans des versets bibliques?
    Même Israel qui a inventé la Bible ne mélange pas les discours politique avec la bible.
    Que veut on prouver?

  3. Bakame

    Mon avis est que nous reculons. Nous n avancons pas. Avez vous entendu le ministre des finance?
    Le president aurait soitv sanctionner le ministre ou chercher les coupables denonces. Mais dans notre republique bananiere, cela se passe autrement.
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251231-est-de-la-rdc-la-situation-%C3%A0-uvira-p%C3%A8se-lourdement-sur-l-%C3%A9conomie-du-burundi

  4. Jean Pierre Hakizimana

    Je vais parler en general car je pense que le Burundi est le pays le moins electrifie/habitant. Pour se rendre compte de la faible consommation d’électricité en Afrique subsaharienne, imaginez que chaque personne allume une simple ampoule de 50 watts. Cela doublerait instantanément la consommation. Le Nigéria, avec ses 240 millions d’habitants, produit moins d’électricité que l’État américain du Wyoming, qui compte 600 000 habitants. L’Ouganda, avec ses 50 millions d’habitants, en produit moins que la Lettonie, qui compte 1,9 million d’habitants. Environ 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Sans davantage d’énergie, le continent ne pourra jamais s’enrichir. On présente généralement ce problème comme un problème d’offre. Mais c’est aussi une question de demande. Lorsque le prix de l’électricité est fixé de manière à encourager les investissements dans sa production, de nombreux ménages africains ne peuvent pas se le permettre. Mais si les prix sont trop bas, ni les investisseurs privés ni les entreprises publiques ne construiront les infrastructures nécessaires. L’énergie solaire, en rendant l’électricité moins chère, devrait atténuer ce problème. Mais il ne disparaîtra pas. … De nombreux Africains « n’ont pas les moyens de s’offrir l’énergie moderne », explique Murefu Barasa d’EED Advisory, un cabinet de conseil kényan.

  5. Jereve

    On n’a pas le droit de contredire son Excellence, mais je trouve que l’expression qui cadre mieux avec la situation serait « le Burundi est sur la voie du développement ». Nous ne sommes pas encore dans la « bonne » mais nous cherchons difficilement la bonne route pour y arriver. Les obstacles et les pièges sont encore trop nombreux sur notre chemin. Parmi ces écueils il faut nommer en lettres capitale la corruption, et ensuite la mauvaise gestion de la chose publique, l’incompétence, le camouflage – cette tendance à vouloir maquiller la vérité dans le but de démontrer que tout va bien alors qu’en réalité rien ne va ou presque. Comment être dans la bonne voie alors que pour la majorité il devient de plus en plus difficile de trouver de quoi remplir le panier de la ménagère? Qu’il devient difficile de se déplacer, de se loger, de se faire soigner…

  6. Kaziri

    Nyakwubahwa umukuru w igihugu
    Mwavuze amahera muha Fomi
    1) Kubera iki mutabaza iyo sociétés igituma idatamga engrais kandi abanyagihugu batanze amahera imbere?
    2) Mbega ayo mahera mushira muri Fomi ne finance t il pas les filiales installées en Tanzanie

  7. Aboumezrag

    Cette déclaration montre clairement les efforts du gouvernement dans le développement du pays. L’augmentation des recettes fiscales, les progrès dans l’agriculture, l’électrification, l’accès à l’eau potable et la création d’emplois dans le secteur minier sont des signes encourageants. Malgré les défis comme le changement climatique et la pression démographique, la vision du président Ndayishimiye donne de l’espoir et montre que le Burundi avance progressivement vers un développement durable au bénéfice de sa population.

    • Theo Musabanzira

      @ Aboumezrag
      Ko umengo hariho ivyo wibagiye vyinshi ? Umuntu wese araronka ico afungura , ibitoro n’umusesekara, Brarudi ifise umwimbu ikirenga umusesekare ukaja muri congo, hanyuma n’igisoda c’uburundi caratahukanye intsinzi ! Ni vyiza cane. Muragahora gutryo .

  8. Jean-Claude NDORERE

    Ah oui, oui.. Incroyable! Extraordinaire quand même ! Comme les Burundais sont heureux sous votre règne illuminé son très tres excellence! Heureux enfin de trouver la solution à tous les problèmes! Merci surtout pour honnêteté, d’être factuel… Il nous fallait « Vous ».🥲
    En fait ça va très vite finalement les objectifs de la vision du pays développé. Avec vous, on risque de les attendre dans une année au lieu de 40ans!!!

    Merci d’avoir battu le record du….Et moi je suis le pape de l’église mondiale, bien sûr 🥲🥲!

  9. Stan Siyomana

    1. Vous ecrivez:« « Pour les semences, le gouvernement contribue à hauteur de 50 % tandis que pour les fertilisants, sa contribution est de 71 %… »
    2. Mon commentaire
    a. N’y a-t-il pas une contradiction avec ce que nous lisons ailleurs?
    «  Les responsables des 13 coopératives membres affirment que, pour la saison culturale C, l’engrais de type urée n’a jamais été livré, alors que les agriculteurs avaient déjà payé la totalité des montants requis par l’État à travers les structures habilitées notamment le Fomi… »
    https://www.iwacu-burundi.org/region-ouest-des-cooperatives-rizicoles-etranglees-par-le-manque-duree/
    b. Comment est-ce que le Burundi est sur la bonne voie de developpement s’il ne suit pas sa politique agricole?

  10. j’aime beaucoup mon pays Burundi, et je suis sûr que Dieu est avec nous. nous sommes riche car Dieu nous a donné la richesse. ce que nous devons faire c’est de bien gérer nos terres, minerais, notre ressource. car dès que on sera prêt et prête à bien gérer nos terres notre pays sera à la hauteur de tous les pays du monde. le principe c’est de savoir comment gérer nos terres, minerais, ressource, l’eau,…

  11. Bunyungu philippe

    pour atteindre le développement humain durable il faut nous imprégner des odd sinon « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va! 300 milliards peuvent servir a un projet colossal!! ne fusse que la réparation d’une de nos principales routes ou l’électrification correcte de la ville economique!! le Burundi a besoins des investisseurs économiques étrangers mais cela ne peut se faire dans une ville obscure sans internet qui fonctionne 24 sur 24!!

    • kabingo dora

      @ Bunyungu philippe
      Ariko abarundi muri intashima pe! Uburundi bufise vyose . Kanatsinda nirya soko y’i Bujumbura – marché central – yaturiwe n’umucanwa muri 2013, naraye ndarota yubakwa mu kwezi kumwe gusa. Ivyo biragaragara. Ikindi naco nuko Uburundi buronka amafaranga menshi cane ku basoda 15.000 bari i Congo . Hafi 5000 dollars ku muntu kandi ku kwezi ! N’agasenga pe . N’ukuvuga 5000×15.000= 75 millioni z’amadollars . None ayo ni make?

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