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L’AUF et l’Ambassade de France au Burundi engagées pour l’employabilité des diplômés

23/10/2018 La Rédaction Commentaires fermés sur L’AUF et l’Ambassade de France au Burundi engagées pour l’employabilité des diplômés
L’AUF et l’Ambassade de France au Burundi engagées pour l’employabilité des diplômés
De Gauche à droite : les représentants de l’Ambassade de France, de l’AUF et de l’Université du Burundi lors de la remise des certificats

60 lauréats ou finalistes de six universités burundaises, ont reçu, en fin de semaine dernière, des certificats au terme d’une formation à l’entrepreneuriat organisée par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Ambassade de France au Burundi. Les bénéficiaires ne tarissent pas d’éloges.

Défi d’employabilité, chômage des jeunes burundais, y compris chez les lauréats de l’enseignement supérieur. Tel est le « constat de base» à l’origine d’un processus d’accompagnement à l’entreprenariat d’une soixantaine d’étudiants et diplômés de six universités, processus qui s’étalera sur environ un an jusqu’en novembre 2019.

La première phase de ce parcours a pris la forme d’un atelier de sensibilisation de cinq jours à l’entrepreneuriat classique et à l’entrepreneuriat durable. Ce premier atelier permet aux soixante bénéficiaires de concrétiser un peu mieux leur idée d’entreprise. «L’idée d’entreprendre ne suffit pas, il faut pouvoir créer une entreprise viable et solide», insistera le représentant de l’Ambassade de France.

C’est cette première étape que clôturait le cérémonial de remise des certificats ce vendredi 12 octobre au campus Mutanga de l’Université du Burundi. Des personnalités de marque ont rehaussé l’évènement de leur présence. Notamment Alexis Kwontchie, Directeur de l’Antenne Afrique des Grands Lacs (AAGL) de l’AUF, Jean-Paul Mortelette, Expert technique représentant l’Ambassade de France et Valos Runyagu, le Directeur de l’assurance-qualité, représentant le Recteur de l’Université du Burundi. Les recteurs des universités membres de l’AUF ou leurs représentants avaient aussi fait le déplacement.

Au terme de cette formation, trente candidats accéderont, après un concours d’idées d’entreprises prévu en novembre prochain, à «une formation plus approfondie, plus professionnelle amenant notamment à l’élaboration d’un plan d’affaires», explique Mortelette. « Cette formation de pré-incubation certifiée BIT sera aussi ouverte à une dizaine d’autres diplômés que ceux ayant suivi la formation qui se termine, et qui auront intégré le processus par le concours de novembre », complète Alexis Kwontchie, Directeur de l’antenne AUF. Il ajoute que ce seront au total une quarantaine de diplômés qui seront ainsi concernés par la phase de pré-incubation du processus, phase qui inclut aussi un accompagnement à l’ajustement des plans d’affaires. Ensuite les 30 meilleurs plans d’affaires seront accompagnés dans la phase d’incubation par des formations de gestion et du coaching individualisé, afin que, nous l’espérons, au moins une quinzaine d’entreprises créées et fonctionnelles puissent émerger fin 2019 grâce à ce projet.

L’entrepreneuriat, un axe prioritaire au Burundi

«Le secteur formel reste insuffisamment développé au Burundi», observe Jean-Paul Mortelette, le conseiller Francophonie à l’Ambassade de France. L’entrepreneuriat, explique-t-il, constitue alors une opportunité d’auto-emploi et de création d’emplois.

J. P Mortelette : «Nous cherchons à renforcer l’inclusion de l’université dans l’environnement socio-économique du pays».

Ainsi cette formation s’inscrit en droite ligne des priorités nationales et des contributions internationales que plébiscite le Burundi pour un développement par l’activité. Le hasard faisant, le Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie qui se tenait Erevan en même temps que cette cérémonie inscrivait d’ailleurs l’employabilité des jeunes et des femmes comme un axe prioritaire de sa programmation quadriennale 2019-2022. Une contribution soutenue par le Burundi.

Un autre atout de la formation que soulignera l’expert Mortelette est son ancrage dans une vision moderne et responsable de l’entreprise. Les apprenants n’ont pas seulement appris à créer une entreprise rentable, ils sont aussi sensibilisés à penser leur projet dans le cadre de la «responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise». Deux jours ont été pleinement consacrés à cette notion. Elle sera mise en œuvre tout au long du processus de montage des projets d’affaire et une référente responsabilité sociale – Anny Darlène Ndorimana – accompagnera la démarche et les jeunes entrepreneurs pas à pas.

Anny Darlène sait de quoi elle parle… jeune entrepreneure de 26 ans, elle anime un atelier qui recycle des sacs et bouteilles en plastique pour les transformer en sandales ou bijoux de décoration… Pour cette lauréate du Forum International jeunesse et entrepreneuriat vert de la Francophonie qui vit aujourd’hui de son activité, entreprendre et réussir est possible.

Une université en adéquation avec l’emploi et l’environnement socio-économique

Les représentants des universités reconnaissent l’importance de cet accompagnement à l’insertion professionnelle. Un appui structurant, concret et opérationnel. L’un d’eux, Valos Runyagu, parle d’une «formation adaptée» qui permet aux étudiants de «s’intégrer au secteur professionnel».

Élargissant un peu le cadre, M. Mortelette explique que cette action s’inscrit dans une perspective plus large de professionnalisation de l’université burundaise : «Nous cherchons à renforcer l’inclusion de l’Université dans l’environnement socio-économique du pays».

Pour préciser cet aspect, M. Alexis Kwontchié, indique que « l’employabilité, des diplômés universitaires, est en effet une des trois priorités de la stratégie 2017-2021 actuelle de l’AUF ». Ainsi l’activité de formation qui s’achève et le processus d’accompagnement entrepreneurial qui l’inclue, sont l’objet d’un partenariat signé entre l’AUF et l’Ambassade de France au Burundi : « cette convention recouvre deux volets et axes d’action favorisant l’employabilité : l’entrepreneuriat [sus-mentionné], et aussi la professionnalisation des formations universitaires, qui fait l’objet d’un appel à projets en cours, destiné aux Universités du Burundi, membres de l’AUF, afin que trois filières de formation existantes soient professionnalisées d’ici fin 2019 ».

Aussi, outre l’entrepreneuriat et la professionnalisation des formations universitaires, l’AAGL en lien avec l’Association des Employeurs du Burundi (AEB) a piloté la mise en place d’une instance de concertation nationale entre Universités et entreprises, qui œuvrera entre autres à améliorer l’adéquation formation/emploi. Cette instance, actuellement constituée des sept Universités membres de l’AUF au Burundi et d’une quinzaine d’entreprises représentatives du monde économique, s’est déjà réunie trois fois et s’apprête à développer des actions concrètes conjointes.
Rappelons que la professionnalisation de l’Université constitue l’une des recommandations importantes des États Généraux de l’Éducation de 2014.

«Nous sommes engagés à aller droit au but»

Pour l’heure, les bénéficiaires de cette formation se disent ravis. Parlant au nom des participants, Bonaventure Ntahimpera, précise qu’il a trouvé un groupe motivé. «Nous sommes engagés à aller droit au but», dit-il, insistant sur le «dépassement de la crainte d’un éventuel échec».

Photo de famille des bénéficiaires, des formateurs et des organisateurs

Anny Darlène, une jeune entrepreneure responsable, renchérit de son expérience : «à chaque difficulté on trouve une opportunité», dit-elle, appelant ces jeunes à «réfléchir pour surmonter les défis rencontrés ». Briser les préjugés d’échec, accepter de prendre le risque et oser entreprendre sont, entre autres, certaines des valeurs apprises lors de la formation.

Au vu des acquis du présent atelier, Eugène Hamuli Cubaka, un étudiant bénéficiaire, finaliste à l’Université du lac Tanganyika se dit prêt à concrétiser son projet en implantant une entreprise solide : «cette formation a été tellement bénéfique que je peux déjà lancer mon entreprise sur la base de ce que nous avons appris» lance-t-il avec optimisme et détermination.

Ce passionné de l’informatique envisage de créer une «entreprise de promotion de la technologie et de l’action socio-culturelle». Ce qui compte le plus pour Eugène est «l’esprit de collaboration et d’association» qui permet de surmonter les obstacles.

Soulignons que cette formation a été également rendue possible grâce au partenariat du Burundi Business Incubator, BBIN. Cette association s’investit notamment dans la formation technique et managériale des entrepreneurs. Elle appuie en outre les entrepreneurs débutants dans l’élaboration de leur projet, l’étude du marché, le positionnement commercial et l’accès au financement.

Le cérémonial s’est clos dans la soirée après une photo de famille.

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