Vendredi 01 mars 2024

Elvis Mugisha

Editeur web et data manager.

01/06/2022

Journée mondiale sans tabac : la loi anti-tabac reste une chimère ?

La ministre de la Santé publique, Sylvie Nzeyimana, lance un appel aux secteurs publics et privés et la société civile afin de jouer un rôle dans la lutte anti-tabac en vue de susciter une prise de conscience de l’effet négatif de la consommation de cette substance. Et pourtant, une loi anti-tabac a été promulguée en 2020 mais sa mise en application reste une chimère.

16/05/2022

Fait du jour: La RN7 menacée d’effondrement

La RN7 reliant la ville de Bujumbura avec les provinces du sud du pays est menacée d’effondrement au niveau de la localité communément appelée Bonesha, située dans le quartier Kamesa ainsi qu’au niveau du marché dit Basekeza situé dans la (…)

10/03/2022

Mesure limitant l’espace de circulation des deux-roues et tricycles: gare aux récalcitrants

Le commandant de la Police de la sécurité routière, Eugène Bizindavyi met en garde tout propriétaire de moto, de vélo ou de tuk tuk qui osera violer la nouvelle délimitation de ces moyens de transport.

06/12/2021

EAC : Karibu RDC

L’adhésion de la République démocratique du Congo à l’EAC se confirme petit à petit. Il apporte son ticket gagnant avec de nombreuses opportunités d’affaires pour la communauté et le Burundi en particulier. Mais aussi ses défis politico-sécuritaires.

23/09/2021

’’Alexis Sinduhije, à la tête d’une bande de terroristes responsables des attaques’’

Le leader du parti MSD, Alexis Sinduhije a été accusé par le procureur général de la République du Burundi, Sylvestre Nyandwi, comme étant le cerveau d’une ’’bande de terroristes’’ accusés d’être responsables des violences commises avant le 20 septembre 2021. (…)

22/08/2021

Au coin du feu avec Me Cyriaque Nibitegeka

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Me Cyriaque Nibitegeka.

28/05/2021

Iwacu, dix ans d’édition

Par Ariane Nimbona Les éditions Iwacu fêtent au mois de juin le 10ème anniversaire de leur création. En 10 ans, la maison d’édition burundaise a déjà publié 17 ouvrages. « C’est très difficile d’éditer des livres sur le Burundi, mais tellement (…)

27/05/2021

Attaques à la grenade à Bujumbura, ’’des actes terroristes pour ternir l’image du Burundi’’

Le gouvernement burundais a sorti ce mercredi 26 mai un communiqué suite aux attaques à la grenade perpétrées dans la soirée de ce mardi dans des endroits très fréquentés dont des parkings de bus. Il parle de 2 morts et (…)

27/05/2021

Burundi-Tanzanie : l’effort des travailleurs saisonniers réduit à néant

De jeunes burundais qui vont gagner leur vie en Tanzanie sont dépouillés de tous leurs biens, voire tués, à leur retour. Regroupés à la zone frontalière Camazi en province Cankuzo, ils sont désespérés, incapables de rentrer chez eux.

12/04/2021

Trafic humain : près de 30 jeunes femmes burundaises arrêtées en Ouganda

La police ougandaise a arrêté la semaine dernière 29 filles et jeunes femmes burundaises en transit dans ce pays pour se rendre dans les pays du Golfe. L’Observatoire national de lutte contre la criminalité transnationale (ONLCT) parle de 105 femmes victimes de trafic humain dans les trois derniers mois.

06/03/2021

Journée internationale des droits de la femme : Honneur aux femmes batwa

Iwacu a dédié l’édition 2021 de la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, à l’ethnie minoritaire twa. Voyage au sein de cette communauté toujours misérable et découverte de ces femmes modèles, les « premières de cordée ».

06/03/2021

Evolution des droits de l’homme au Burundi depuis le 6 février 1991

Un témoignage clé
Par Antoine Kaburahe

[caption id="attachment_125325" align="alignright" width="298"] Antoine Kaburahe[/caption]

D’apparence, il est distant. Eugène Nindorera impose déjà par sa taille de près de 1m 90 , C’était d’ailleurs un grand atout quand il jouait dans « Urunani », une brillante équipe de basket-ball de Bujumbura. Le basket est une passion pour ce juriste de 62 ans, né à Bujumbura en 1958 d’un papa médecin, diplomate, puis ministre. Sa diction parfaite de la langue française « trahit » ses origines, je n’oserais pas dire « bourgeoise », mais tout de suite, on comprend que l’on est en face d’un homme bien « éduqué » dans le sens global du terme.

Le juriste de formation parle peu, mais parle bien et sa conversation est toujours agréable et profonde. Et surtout, il connaît bien les arcanes de la politique burundaise : ministre des droits de l’homme pendant 4 ans de 1997 à 2001. Apprécié pour ses qualités professionnelles et humaines, après le Burundi, il va travailler pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. Eugène Nindorera est envoyé au Togo en pleine ébullition. Après le décès d’Eyadema, les Togolais veulent « respirer ». Ce sera ensuite une mission dans un Liberia déchiré, puis la Côte d’Ivoire fracturée par « l’ivoirité » et la religion. Il terminera par le Soudan du Sud, une autre poudrière. Eugène Nindorera a beaucoup appris dans tous ces pays en crise.

Pendant plusieurs années, tenu par un devoir de réserve lié à son statut, Eugène Nindorera s’est tenu éloigné des médias. Aujourd’hui, retraité, il est libre de parler et nous lui avons demandé de nous parler des droits de l’homme dans son pays, le Burundi.

Pour la première fois depuis plusieurs années, il parle donc et nous partage son analyse de l’évolution de la situation des droits de l’homme. Car Eugène Nindorera a été un témoin et un acteur clé. C’est en effet un des douze membres fondateurs de la ligue ITEKA. Trois de ses collègues ont été assassinés, d’autres sont décédés. Quelque part, son article est aussi un hommage à ses compagnons. Il a aussi suivi de près le processus de paix qui a conduit à la signature de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation en août 2000.

Ce n’est pas un énième plaidoyer « droit-de-l’hommiste », ni une présentation « hagiographique » de ses camarades. C’est une analyse sans concession. Ainsi, il évoque sans faux fuyant le climat qui régnait parmi ces pionniers des droits de l’homme au Burundi : « Les débats sont parfois houleux et les pesanteurs ethniques et autres transparaissent dans les idées exprimées par les uns et les autres. Le poids de l’environnement dans lequel une personne a grandi et vécu pèse lourd dans sa vie privée et plus encore dans sa vie sociale ou politique », écrit-il. Il s’interroge sur la manière dont la question des droits de l’homme pourrait être abordée autrement pour espérer un réel changement.
Son témoignage est instructif pour tous ceux qui s’intéressent à la situation et l’évolution des droits de l’homme au Burundi.

Puissent d’autres acteurs politiques burundais lui emboîter le pas dans cette « libération de la parole » qu’Iwacu encourage vivement. Pour notre part, nous ne pouvons que lui souhaiter une retraite d’écriture pour nous partager un jour son expérience au Burundi et en Afrique…