Samedi, le 30 novembre 2019. Jour de visite à la prison de Bubanza. Il est 11h30. Nous attendons devant les grilles de la prison.
Agnès arrive au parloir avec Christine et nous interpelle avec son sourire.
Tous les jours, plusieurs hommes politiques que nous sommes amenés à rencontrer ne manquent jamais de demander de leurs nouvelles.
Térence et Egide arrivent. Térence n’est pas en forme. Ses collègues et compagnons d’infortune suspectent le paludisme dont étaient atteintes Christine et Agnès il y’a quelques jours.
Il va profiter du passage de l’infirmière du dispensaire de la prison pour se faire consulter.
Fiévreux, il nous dit que notre passage est aussi réconfortant que celui de l’infirmier de la prison.
D’habitude, lorsque nous allons à Bubanza en visite, nous essayons de rigoler, de faire oublier à nos amis leur situation. Ce samedi, la fièvre de Térence a refroidi l’ambiance joyeuse que nous essayons de créer.
Nous sommes repartis tristes. Eux aussi sont rentrés abattus. Triste visite, ce samedi.