Mardi 31 mars 2026

Environnement

Fonds Vert pour le Climat : Sept pays renforcent leurs capacités

31/03/2026 0
Fonds Vert pour le Climat : Sept pays renforcent leurs capacités
L’atelier réunissait les représentants du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe, de la Guinée Equatoriale, du Burundi, du Cameroun, du Congo et du Tchad.

Le gouvernement du Burundi, en partenariat avec l’Organisation des Nations-unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, FAO, a officiellement lancé à Bujumbura un atelier sous-régional de trois jours, du 24 au 26 mars 2026. Cet atelier était consacré au renforcement des capacités des Autorités nationales désignées (AND) dans la mobilisation des ressources auprès du Fonds Vert pour le Climat.

Réunissant les représentants du Gabon, de Sao Tomé-et-Principe, de la Guinée Equatoriale, du Burundi, du Cameroun, du Congo et du Tchad, l’atelier a rassemblé une quarantaine de participants issus des institutions publiques ainsi que des Partenaires techniques et financiers. L’initiative s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer les engagements climatiques des pays concernés et à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable (ODD), notamment les ODD 13, 15 et 16.

Mobilisation pour la finance climatique

L’objectif principal de l’atelier était de promouvoir un cadre d’échanges de haut niveau afin de renforcer les capacités techniques et fiduciaires des AND dans la mobilisation de la finance climatique. Il s’agit également de favoriser le partage d’expériences entre pays, de faciliter l’accès direct au Fonds Vert pour le Climat via l’accréditation d’entités nationales ainsi que de mieux comprendre les mécanismes de financement, leurs exigences et leurs opportunités.

Les travaux ont ainsi permis d’aborder plusieurs axes clés, notamment la présentation des visions et stratégies nationales, l’analyse des différentes fenêtres de financement du Fonds Vert pour le Climat ainsi que l’actualisation d’un plan d’actions sous-régional destiné à coordonner les initiatives en Afrique Centrale.

Prenant la parole au nom du coordinateur sous-régional empêché, Dr Pissang Tchangai Dadémanao, représentant de la FAO au Burundi, a rappelé les enjeux majeurs de cette rencontre. Il a souligné que l’atelier vise à partager les bonnes pratiques, appuyer l’accès direct au Fonds Vert pour le Climat via l’accréditation des entités nationales ainsi que de mieux comprendre les enjeux des projets et financements climatiques en plus des spécificités des différents guichets. Il a lancé un appel à une mieilleure mobilisation des financements.

Le Burundi confronté aux défis du changement climatique

Dans son discours d’ouverture, la ministre de l’Environnement, de l’’Agriculture, et de l’Elevage, Calinie Mbarushimana, a rappelé les défis climatiques auxquels le Burundi est confronté.

« Le Burundi, dans son développement, est confronté aux effets du changement climatique. Et pour y faire face, le pays a élaboré un plan national climat, sa stratégie nationale d’adaptation au changement climatique et son plan d’actions. »
Elle a toutefois souligné les limites actuelles en matière de financement.
« Les niveaux actuels de mobilisation de la finance climatique dans nos pays sont insuffisants pour répondre aux besoins croissants de nos populations. »

La ministre Mbarushimana trouve que l’atelier constitue une opportunité stratégique pour explorer des solutions innovantes notamment dans le domaine des forêts climatiques, tout en renforçant les capacités nationales et les mécanismes institutionnels.

La première journée de l’atelier a été marquée par deux tables rondes majeures. La première table ronde a abordé la vision des pays et du bureau sous-régional de la FAO sur la mobilisation des ressources climatiques, avec la participation des responsables de l’environnement et des finances. La seconde a permis aux AND de partager leurs expériences en mettant en lumière les bonnes pratiques et les défis.

Les participants ont découvert les outils de la FAO, exploré le cycle du Fonds Vert pour le Climat et analysé les facteurs de succès des projets financés.
La deuxième journée a approfondi les leçons tirées notamment du Tchad et discuté du suivi des recommandations de l’atelier de décembre 2025 au Gabon.

La dernière journée de l’atelier a été marquée par une visite de terrain sur la colline Nyambo, en commune Matongo

Elle a été aussi marquée par une visite de terrain sur la colline Nyambo, en commune Matongo, province de Butanyerera. La délégation a découvert un canal d’irrigation construit par la FAO dans le cadre du projet IAP-FS financé par le FEM et géré par la coopérative Inangurire. Les différents intervenants ont salué l’impact du barrage de Nyambo qui irrigue plus de quarante hectares et renforce subséquemment la sécurité alimentaire.

Plusieurs recommandations et perspectives

À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées pour renforcer la mobilisation des financements climatiques. Les Autorités nationales désignées ont été appelées à mieux valoriser les programmes de préparation et à intensifier la coopération régionale. Les gouvernements, quant à eux, sont invités à explorer des financements internes à travers le capital naturel. La FAO est encouragée à poursuivre son appui technique.

Lors de la clôture, Dr Pissang Tchangai Dadémanao a appelé les uns et les autres à se mettre au travail. « Vous avez été équipés des outils qui vous permettront d’aller mettre en valeur et d’activer tous les réseaux de mobilisation de ressources ».

Lors de la clôture des travaux, au nom de la ministre Mbarushimana, Ir Diomède Ndayirukiye, directeur général et responsable du Programme Agriculture, en même temps Autorité nationale désignée du Burundi, n’y va pas par le dos de la cuillère. « La mobilisation du financement climatique ne doit pas être perçue comme une fin en soi, mais comme un levier au service de notre développement durable. Je lance un vibrant appel à toutes les parties prenantes pour capitaliser les acquis et renforçer la coordination internationale. ».

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